‹ Nos missionnaires patriotes et savantsChapitre 16 sur 25 · CO · texte numérisé non relu

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rina jusqu'à Andriba, Vohambohibra Vohilema, la région voisine des ‘ Antsianaka, en 1897, sur une superficie de 15000 kilomètres ; (d) à collaboré pour la partie N.-E., E. et S.-E. à la carte de i'Imerina nord, publiée par M. A. Grandidier en 189,5 ; (e) à l'Imerina sud ; (f) à l'itinéraire de Tananarive à Andévorante, publié par le Service géographique de l'armée

en 1895.

Si les ministres de la Guerre ont tardé à reconnaître les services aussi nombreux que distingués que le vaillant missionnaire a rendus à l’armée d’occupation, les corps savants ont été plus empressés à constater le lustre qu'il jette sur la science française et à récompenser ses travaux.

Dès 1890, c’est l’Académie des sciences qui, sur le rapport de M. A. Grandidier, constatant les beaux résultats obtenus à l’observatoire dé Tananarive, lui décerne le prix Jérôme Ponti. Le 3 avril 1895, le ministre de l’Instruction publique le nomme officier d’Académie, en mêmrt temps que le P. Roblet ; motifs : fondation et direction de l’observatoire de Tananarive. En 1896, la rosette d’officier de l’Instruction publique lui est octroyée sur recommandation ei par privilège spécial du ministre de la Guerre, qui lui faisait donner au titre militaire la médaille du corps expéditionnaire de Madagascar.

La Société de Géographie lui décerne, le 23 février 14895, la médaille d’or du prix Louise Bourbonnaud, pour ses observations astronomiques et la triangulation de la province d’Imerina. En 1898, elle partage entre lui et le P. Roblet, le prix Herbert Fournet. La même année, l’Académie des sciences lui accordait le

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prix Valz (astronomie). Enfin, en 1899, il a été nommé correspondant national de l’Institut pour la section de géographie et de navigation !,

Pendant que ces deux vaillants pionniers, les PP. Roblet et Colin, arpentaient le terrain, le P. Piolet, reprenant les études des PP. Abinal et de la Vaissière, publiait sur Madagascar plusieurs ouvrages qui font autorité ? et voyait s’ouvrir devant lui, Sous les auspices de l’Union Coloniale, les amphithéâtres de la Sorbonne pour un cours libre sur Madagascar ; de son côté le P. Camboué consacrait ses loisirs apostoliques à l’étude de l’histoire naturelle. On lui doit de très intéressantes observations sur les vers à soie et sur les araignées séricigènes de Madagascar. On les trouve dans le Bulletin de la Société nationale d’acclimatation qui, le 11 juin 1886, les a récompensées par une médaille d’argent de première classe. En 1890,

1. En 1895, le P. Colin a encore obtenw une médaille d'or à l'Exposition de Bordeaux.

2. Histoire de Madagascar, 2 vol. in-8°, et Vingt ans à Madagascar, 1 vol. in-8°, V. Lecoffre, Paris, peut-être le meilleur ouvrage sur Madagascar.

Madagascar et les Hova, Delagrave. — Madagascar, sa description, ses habitants et 12 leçons à la Sorbonne sur Madagascar, Challamel, —- Madagascar dans l'em-

pire colonial de la France.

ses études sur les animaux invertébrés de Madagascar recevaient à l’Académie des sciences, Sur le rapport de M. A. Grandidier, le prix Savigny. Les PP. Valette, en 1892, et J. de Villèle, en 1894, ont reçu des médailles de bronze du ministère de l’Instruction publique pour leurs observations météorologiques, faites respectivement à Tamatave et à Arivonimano.

Enfin le P. Dupuy a été fait chevalier de la Légion d'honneur par le ministère de la Guerre pour services rendus pendant la campagne de 1895, qui coûta la vie à quelques-uns de ses confrères qui avaient, comme lui et le P. Colin, transformé leur croix de missionnaire en celle d’aumônier militaire.

On a pu le voir, par la longue liste des récompenses que nous avons citées, ce n’est que depuis peu d’années qu’on à su reconnaître officiellement les services rendus par les Jésuites de Madagascar. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été signalés depuis longtemps.

Le 4 mars 1859, le commandant de la station navale écrivait au gouverneur de la Réunion «Il m'est bien doux, Monsieur le Gouverneur, de vous prier de transmettre à M. le Supérieur des Pères Jésuites les éloges les plus grands sur le Concours que j’ai trouvé auprès des mis-

Sionnairés de Baly (sur la côte ouest de Madagascar), qu'aucun voyage, aucune démarche, aucune œuvre de traduction ou d'interprétation n’ont rebutés, et sans lesquels je n’aurais jamais pu venir à bout de réunir les éléments épars du pouvoir qui gouverne le Bouén y et l’Ambougou- SOU, avec qui J'ai passé des traités. »

Un voyageur anglais de passage à Tananarive en 1872 disait : « Si l’on considère l'opposition que les Jésuites rencontrent dans ce pays, on sera Vraiment étonné qu’ils ne désertent point : c’est une preuve, s’ils ne le font point, de leur indomptable courage et de leur persévérance, »

L’amiral anglais, sir John Gorres, vint, en 1881, à Tananarive ; dans un rapport officiel présenté au Parlement, il parla des différentes missions établies à Madagascar. I1 disait des Pères Jésuites : « Ces hommes travaillent en silence et plantent sur la terre malgache un arbre bien supérieur à tous les autres. » En effet, toutes nos entreprises de colonisation dans la grande île avaient échoué les unes après les autres ; l’histoire est longue de nos efforts et de nos insuccès. Si Madagascar est aujourd’hui la France orientale et en voie de devenir l’une de nos plus belles colonies, on le doit certainement à l’infatigable constance et aux

travaux de nos missionnaires. Là, comme partout, 1ls ont été nos meilleurs diplomates et nos meilleurs agents de colonisation.

Puisque nous nous occupons de la Compagnie de Jésus, après avoir rendu un compte sommaire de ce qu’elle à fait en Chine, dans l’Inde et à Madagascar, au point de vue scientifique et humanitaire, transportons-nous, si vous le voulez bien, en Asie Mineure et examinons ensemble ce qu’elle y fait aussi dans ce sens. Nous avons eu l’avantage de visiter plusieurs fois ses établissements à Beyrouth, et c’est sur nos notes de voyages que nous nous appuierons pour le développement de notre thèse, à savoir que si la France brille encore de quelque éclat dans ce pays, c’est à nos missionnaires de tous ordres qu’on le doit, mais surtout grâce à l’Université catholique de Beyrouth, d’une part, et aux œuvres des Pères de la Croix (Assomptionnistes) à Jérusalem, d’autre part, ainsi qu’on le verra pour ceux-ci par la suite de ce travail. |

À l’Université de Beyrouth; nous avons pu

admirer une imprimerie parfaitement outi Ilée, où de jeunes Syriens catholiques. dirigés par les Pères ou par des Frères, s'occupent de faire passer sur des presses dernier modèle les manuscrits de nombreux ouvrages dus aux plumes autorisées de professeurs émérites. Née d’une pensée éminemment apostolique, cette imprimerie, dotée de fontes latines, arabes et Syr1aques, avait surtout pour but de défendre la religion et d’aider les missionnaires à préparer au pays des générations fortes et chrétiennes. On ne saisirait donc pas le vrai caractère des publications qui constituent l'énorme catalogue des œuvres sorties de ces presses. si l’on venait à oublier que les Pères de la mission n’ont Jamais cessé, tout en produisant une foule d'œuvres littéraires et scientifiques, de vaquer journellement à leurs laborieux ministères auprès des âmes et en particulier auprès de la jeunesse. Ceci dit, il est impossible de ne pas admirer la fécondité des savants qui ont. dans des conditions aussi peu favorables, produit tant d'œuvres, aussi curieuses qu’intéressantes. marquées au sceau du plus profond savoir et de la plus parfaite observation. Il est difficile, même avec les plus grandes préventions, de ne pas admirer la source immense d’activité ainsi

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dépensée et l’heureuse influence qu’elle a eue pour le maintien et l’extension de l'influence française, non seulement en Syrie, mais encore dans tout le Levant, Aussi combien est injuste le tableau donné par M. Julmier, consul de France, dans la Revue des Universités du Midi 1. Beaucoup plus juste a été, à l’égard de l’Université de Beyrouth, un universitaire qu’on ne peut accuser de cléricalisme, M. Larroumet, dont on à lu, il y a environ deux ans dans le Figaro, les articles si louangeurs sur les Pères Jésuites de Beyrouth et sur leur œuvre. Bien qu'ils professent, à la vérité, une grande indépendance à l’égard du gouvernement français, au triple point de vue du but, des moyens et de la méthode, il n’en est pas moins vrai, malgré tout, que, sans la présence là-bas des Pères de la Compagnie de Jésus, qui sont de beaucoup les plus nombreux et dont l’activité embrasse tous les champs d’action ouverts à leur zèle sur le sol de la Syrie, le prestige de la France dans ces régions ne tarderait pas à dépérir, comme la chose à eu lieu, au moins dans une certaine mesure, à l’époque de la suppression de leur ordre.

3 1. 1896-1897 sous le pseudonyme de Villeneuve.

Un second trait général qu'il ne faut pas omettre, C’est que l’élan littéraire donné par leur imprimerie et en particulier par les tra- Vaux Si appréciés et si nombreux d’un de leurs élèves, Le P. Louis Cheïkho. a eu pour résultat, indépendamment de l'influence morale qu'il leur à acquise, une puissante expansion littéraire et philologique qu’on peut considérer comme une véritable renaissance, non seulement pour la Syrie, mais encore pour l'Egypte et la Mésopotamie.

On peut s’en rendre un compte partiel en examinant les articles du catalogue général de l’imprimerie de l’Université Saint-Joseph. S'il Contient sous plus d’un numéro la mention d’autres noms que ceux des Pères, il ne faut pas perdre de vue que tous ces travaux appartiennent cependant, de près ou de loin, à la mission, soit parce qu’ils ont été entrepris sous Son impulsion, soit parce que les missionnäires Y ont pris souvent une part active, bien que tacite. L’émulation, dont le monde lettré de Syrie et d'Égypte s’est senti piqué en face des œuvres Si profondément savantes des Pères, est même allée si loin, que deux chéiks indigènes, dont les noms figurent au catalogue sous les n° 275 et 276, et d’autres qu'il est inutile

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d'indiquer, même aussi discrètement, n’ont pas craint de se compromettre, au regard de leurs coreligionnaires, en livrant aux presses de l’Université catholique et sous le contrôle des supérieurs des travaux de haute valeur philologique.

Les travaux syriaques ne le cèdent en rien aux études arabes dont nous venons de parler. Ceux des PP. Bollig, Gismondi, Brun, etc., ont été comme ceux du domaine arabe très flatteusement appréciés, non seulement en Orient, mais encore en Europe. Il suffit, pour s’en convaincré, de parcourir les pages que M. Lamy, professeur à l’Université de Louvain, a lues au 11° Congrès des orientalistes à Paris!. La erammaire syriaque du P. Gismondi va bientôt paraître dans une seconde édition considérablement augmentée ét améliorée.

Il nous ést impossible de citer ici tous les noms des écrivains distingués qu’a fournis la mission de Beyrouth. Il faudrait pour cela citer le catalogue presque entier des Pères de cette mission. Parmi ceux qui ont acquis déjà depuis longtemps une réputation européenne, dans le cércle malheureusement trop restreint des orien-

1. Actes du 11° Congrès des orientalistes. 4 section. Paris, Leroux, 1898, p. 1 et Suiv.

talistes, 11 convient cependant de nommer tout particulièrement,. en plus de ceux déjà cités

les PP. Salhani, Lammens, Belot, Eddé, de Coppier, Vernier, Jullien, etc. Pour tout ce qui concerne les travaux httéraires, scientifiques et humanitaires entrepris par la mission, on consultera avec fruit le gros ouvrage de ce dernier sur la Nouvelle mission de Syrie paru l’année dernière !. Ses Souvenirs bibliques et chrétiens, parus en 1891, et son Sinaï et Syrie, paru en 1893, sont considérés comme des ourvrages de valeur. Au cours d’une excursion sur le Nil, en 1898, nous avons eu la chance de l’avoir pour compagnon de voyage, et sa conversation nous à permis d'apprendre maints détails d'archéologie et d’histoire, inconnus aux meilleurs guides, füt-ce le Bædeker allemand. Le P. H. Lammens nous parait être Ie plus fécond ; sur la fiche bibliographique qui le concerne nous ne relevons pas moins de quinze titres d’articles parus depuis 1891 seulement, dans diverses publications spéciales telles que les Précis historiques, la Revue du Monde catholique, la Science catholique, les Études religieuses, etc. Les sujets qu’il y traite

1. La Nouvelle mission de Syrie, par le P. M. Jullien, 2 vol. Delhornme, 1898.

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concernent la question gréco-arabe ou l’hellénisme en Palestine et en Syrie: la question musulmane ; l’Islam et l'Afrique australe. Il étudie le rôle des langues orientales dans

l'Étymologie contemporaine : les Manuscrits Syriaques du désert de Nitrie ; les Nosdiris, leur histoire et leur religion. Dans le Journal asiatique, 11 fait, en 1895 la monographie du chantre des Omiades, Le poète arabe chrétien Ahtal, etc. Dans l'Histoire de vingt-cinq ans de journatisme arabe, il nous met un peu au courant des avanies de la censure turque, que nous avons vue Saisir chez les Frères des Écoles chrétiennes de Rhodes les Fables de La Fontaine, sous le prétexte fallacieux que celle de l’Ours et Le Pacha était une insulte directe à la dignité du Sultan. Il nous y fait l’histoire du journal

arabe le Bachir. Depuis 1878, celui-ci possède

une annexe qui rend de grands services pratiques dans le pays, c’est l’Almanach annuel en français et en arabe, fondé par le P. Damiani et Continué après sa mort par d’autres missionnaires, entre autres par le septuagénaire et vénéré P. Belot.

En 1898, la revue intitulée l’Église catholique, dont la fondation, le but et la disparition Sont racontés en détail par le P. Jullien, a été

remplacée par le Machrig (l'Orient), revue également arabe et répondant à des besoins encore plus pressants, mais conçue suivant un nouveau plan. L’éloge du Machriqg n’est plus à faire. Née d’une pensée tout apostolique, comme sa devancière, cetterevue, dontla fondation est due à l’activité bien connue du P. Louis Cheïkho, ne manque pas de servir d’une facon éminente la science et les lettres, en particulier l’histoire et la philologie orientale, tout comme le font en Chine l’Z-wen-lou et le Hoei-pao de l’imprimerie de Zi-ka-weï. Il serait certainement fasdieux de donner ici une liste détaillée des articles qu’elle a publiés avec le concours, non seulement des Pères de la mission ou de la Compagnie, mais encore d’un grand nombre d'abonnés parmi lesquels des musulmans et des Druses, des Orientaux et des Européens, depuis Bagdad jusqu’à Berlin. Nous croyons cependant qu'il est intéressant de signaler d’une façon spéciale quelques-uns de ces articles, parce que ce sont des travaux de longue haleine, qui ont souvent exigé la mise en œuvre de nombreux matériaux et parce qu’ils se recommandent à l’attention du monde savant par la sûreté des informations qu'ils contiennent et la valeur des écrivains qui les ont rédigés.

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Citons en première ligne l'Histoire de Beyrouth, d'Ibn-Saleh, publiée et annotée par le P. Louis Cheïkho. Ce document intéresse vivement l’histoire des croisades, et son importance a déjà été mise en relief par M. de Slane, dans l’Introduction du premier volume des Historiens orientaux des croisades. Du P. Lammens voici : Frère Griphon et le Liban au xV° siècle, traduit et inséré un peu plus tard dans la Revue de l'Orient chrétien, 1899, et les Notes archéologiques sur le Liban. Puis c’est le Traité inédit de musique arabe, du docteur Mochaga, publié et annoté par le P. Louis Ronzevalle. Différents traités. du fameux philologue et naturaliste arabe Al-Asmaci ont été publiés par le docteur Haffner, de Vienne, pendant un long séjour qu'il à fait à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. L’Exhaussement de la côte syrienne et lAge de la pierre en Phénicie sont dus à la plume de P. Zumoffen, dont nous avons eu l’occasion de faire publier un article très intéressant sur les Variations du climat de la.Palesfine, dans le Bulletin de la Société de Géographie, à la fin de l’année dernière. la plupart de ces travaux ont eu des tirages à part qui les mettent à la portée du public le plus varié.

Si nous étudions maintenant les travaux spé-

ciaux publiés par les Pères de Beyrouth, en français, et en grande partie en Europe depuis un peu plus d’une trentaine d'années, nous ne pouvons passer sous silence les articles archéologiques que le savant P. Bourquenoud a publiés dans les Études. et ailleurs, 'au sujet de la Syrie, de la Phénicie et du Ghazir. Les discussions auxquelles ces travaux et ceux du P. Dutau, de la province de Paris, ont donné lieu, dans les séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, sont consignées dans les comptes rendus de cette société et d’une facon spéciale (nous voulons dire avec force injures) dans les Notes de la mission de Phénicie, de M. E. Renan.

L'Histoire générale de la Syrie, de la Phénicie et du Liban depuis Les origines jusqu'à nos jours est un véritable travail deromain que le P.Martin a su mener à bien, malgré les difficultés excessives de cette entreprise et la pénurie des moyens dont il disposait. Le manuscrit de cette œuvre colossale ne comprend pas moins de huit gros in-folio. Malheureusement, le vail lant religieux n’a pas assez vécu pour y mettre la dernière main. On en a déjà traduit une petite portion, et le précieux manuscrit reste toujours à la base des travaux historiques re-

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latifs à la Syrie que publient les professeurs et écrivains de l’Université. Le docteur Rouvier, professeur à la Faculté de médecine de Saint- Joseph, dont la compétence en matière de numismatique phénicienne est au Jourd’hui reconnue de tous les savants d'Europe, a assuré plus d'une fois que le manuscrit du P. Martin lui épargné quatre années de recherches. Le même Savant ayant été chargé par le gouvernement français, en décembre 1899, de faire exécuter des fouilles à Béryte-Laodicée de Chanaan, vient d’entreprendre le dépouillement systématique de l’œuvre du regretté P. Martin. Il est également impossible d’omettre ici la mention du Dictionnaire arabe-français, du P. Cuche, bien qu’il date déjà de 1862, parce que les orientalistes en font encore grand cas pour la connaissance de l’arabe de Syrie. Il en est de même du Vocabulaire francais-arabe du P.H enryi, qui, malgré des imperfections, a été cependant la base sur laquelle le P. Belot a fondé son Dictionnaire et son Vocabulaire francais-arabe ?.

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