‹ Nos missionnaires patriotes et savantsChapitre 21 sur 25 · Éditée chaque trimestre chez V. Lecoffre à Paris · texte numérisé non relu

Éditée chaque trimestre chez V. Lecoffre à Paris

sise ont toujours cultivé les sciences et obtenu de nombreuses distinctions honorifiques en raison de leurs travaux. Pour la linguistique, on possède d’eux une véritable bibliothèque d'ouvrages écrits en langues des pays de mission : langues orientales, indiennes, chinoises, japonaises, etc. C’est ainsi que l’un des premiers dictionnaires chinois, édité sous le nom de de Guignes, qui le pilla, est du P. Basile de Gemona. C’est un autre Franciscain, Mgr Cosi, mort vicaire apostolique du Chan-toung, qui eut, le premier, l’idée, 1l y a une vingtaine d’années, de transcrire la langue mandarine en caractères latins. Grâce à ce système, on supprime l’immense difficulté de retenir les 44 000 et quelques caractères idéographiques qui font de cette langue un véritable casse-tête chinois, et on arrive facilement à apprendre à lire et à écrire aux enfants, et surtout aux femmes, dont l’éducation était jusqu'ici complètement nécligée dans l’Empire du Milieu. Ce système, légèrement modifié par sir Thomas Wade, ancien ministre d'Angleterre à Pékin, mort professeur de chinois à Oxford, a été adopté par le service consulaire et l’inspéctorat étranger des douanes en Chine. C’est le même principe qu’on à utilisé en Cochinchine pour la tran-

scription de l’annamite. Mgr Cosi fit imprimer dans son système une foule de livres de relig10n, que les moins doués des paysans au Chantoung arrivaient à lire et à connaître par cœur en quelques mois. Le P. Annibal Fantoni, son vicaire général, envoya le premier en Italie des cocons vivants du ver à soie sauvage du chêne, si Connu au Chan-toung, où sa soie est utilisée pour le tissage des fameux pongees, qui ont eu tant de vogue à Paris. C’est le même insecte que M. Perny fit plus tard connaître en France, et qui y reçut son nom, après avoir été nommé Bombyx Fantoni par les savants italiens t, On nous objectera que nous parlons ici de missionnaires Italiens ; nous ferons remarquer qu’ils sont sous la protection française et font, par suite, honneur à notre pays. Mais voici les Français : Mgr Potron, évêque de Jéricho, commissaire de Terre-Sainte à Paris, est décoré de la croix de la Légion d'honneur et de la médaille de Crimée, pour s’être distingué comme aumônier de nos soldats sur les champs de bataille de Crimée en 1854-55. Il est aussi com-

1. Voy., pour plus de détails sur l'introduction de divers vers à soie en Europe par des missionnaires, notre ouvrage sur Les Sericigènes sauvages de la Chine. (E. Leroux, Paris, 1895.

mandeur du Montenegro. Il fut missionnaire en Palestine et a suivi nos soldats en captivité en 1871 Comme aumônier militaire. Le P. Paul de Saint-Aignan, missionnaire en Terre-Sainte, a fait de nombreuses communications scientifiques à l’Acallémie des Inscriptions et Belles- Lettres de Paris, par l’intermédiaire du savant archéologue et linguiste M. Clermont-Ganneau. C'est à ce religieux que le musée du Louvre doit de posséder une stèle araméenne très importante qu'il a découverte près d'Alep. Le F. Maurice, de Saint-Etienne (1838-1892), professeur au Collège de cette ville, avait reçu du gouvernement français les palmes académiques. Le célèbre F. Liévin, Belge, a publié en langue française un guide des Lieux saints, qu’il a fait visiter pendant quarante ans à la plupart des célébrités scientifiques. Il était aussi officier d’Académie, et avait reçu de l’Institut de France quelques mois avant sa mort (1898) le don du Corpus inscriptionum semiticarum, comme récompense de ses travaux et recherches. Le gouvernement français, sur la proposition de M. le ministre des Affaires étrangères, honora, le 3 mai 1897, d’une médaille d’honieur en or le T. R. P. Urbain, vicaire custodial de Terre-Sainte, en témoignage des ser-

vices rendus à la France, décret présidentiel du 27 décembre 1896. Au P. Barnabé, supérieur du Mont-Thabor, on doit l’achèvement des fouilles de ce sanctuaire. C’est lui qui, lors de voyage de l’empereur d'Allemagne en Palestine, avait été chargé par le gouvernement turc de construire la route d’accès et la grande porte d'honneur. C’est le F. Isidore, de Roscoff, qui accompagna M. le baron de Vialar et la commission française, lors des enquêtes officielles en Arménie, au sujet du meurtre du P. Salvator en 1897. IL obtint du Sultan un firman longtemps demandé en vain pour la construction d’une église à Aïntab, en Arménie, et il fut proposé pour la croix de la Légion d’honneur. On doit à un autre Français, le P. Bernard, d'Orléans, la fondation de l’important collège d’Alep, dont le directeur actuel, le P. Prosper, de Marennes, a fait diverses découvertes archéologiques. Enfin, le F. Clément, de Carcassonne, a fondé la Lyre de Port-Saïd, qui rehausse de l’harmonie de ses instruments toutes les cérémonies officielles en ce pays ; et le F. Lazare, ancien soldat de la garde républicaine de Paris, guide aujourd’hui les pèlerins à Nazareth.

Diverses inventions sont dues à des Francis-

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Cains, notamment l'horloge cosmographique du P. Ildephonse, dé Nice, qui a obtenu le premier prix à l'Exposition de cette ville. Au P. Julien, Capuein, on doit une nouvelle ruche et un compteur d’acétylène. Signalons en passant les ouvrages du cardinal Massaia sur l’Abyssinie. L’imprimerie franciscaine de Jérusalem, dirigée actuellement par un Père français, a publié divers ouvrages en langue’ orientale.

Le gouvernement français à offert divers cadeaux, en signe de gratitude, à la mission franciscaine de Terre-Sainte. C’est ainsi qu’en 1891, le Président de la République fit don au Père custode d’un magnifique ostensoir pour récompenser le dévouement des Franciscains de Jaffa lors de l’échouement du Seignelay devant ce port. Le P. Urbain Marie, de Mugron, dans les Landes, vicaire custodial à Jérusalem, est titulaire d’une médaille de sauvetage qu'il a reçue au lieu de la croix de la Légion d’honneur pour laquelle il avait été proposé.

Les événements actuels de Chine nous rappellent que c’est un Franciscain, Mgr Césaire Schang, un Lorrain, vicaire apostolique du Chan-toung oriental, qui est chargé de la paroisse de Tché-fou et aumônier de l’hôpital français et de l’école française dirigée par des

sœurs françaises, établies sur le terrain du consulat de France, à l’endroit même où nos troupes de débarquement campèrent en 1860.

Il s’est occupé de la restauration des tombes de nos marins sur l’île voisine de Koung-toungtao et est gardien du cimetière actuel à côté de l’église à Tché-fou même. Il à succédé dans ses charges au P. Nivard-Jourdan, que nous vimes arriver en 4876, lorsque le gouvernement anglais chassa de Nouvelle-Zélande les Franciscains français pour les remplacer par des Anglais et qui est enterré à Tché-fou.

Nous demanderons à nos lecteurs de quitter définitivement l’Asie et de passer avec nous en Afrique où nous avons à admirer les travaux de plusieurs congrégations françaises qui ont là, comme partout dans le monde, précédé nos commerçants et nos soldats. Ce n’est pas la faute des Pères Blancs de Mgr Lavigerie si nous ne possédons pas depuis longtemps le sud du Sahara. L’Ouganda, tombé aujourd’hui aux mains des Anglais, serait aujourd’hui français, si le gouvernement avait eu le courage de suivre leurs conseils au lieu de céder aux menaces le l’Angleterre, qui chargea le fameux capitaine Lugard de détruire, à coups de mitrailleuses

Maxim, tous les villages catholiques qui avaient cependant le droit de compter sur la protection de la France. On sait comment l’on refusa aux Pères Blancs toute aide officielle pour l’organisation des Frères armés du Sahara, ce qui amena forcément la dislocation d’un corps qui, mieux soutenu, aurait pu nous rendre les plus grands services. Mais on craignait des complications qui auraient entraîné le pays à une expédition dont on ne voulait entendre parler alors à aucun prix. Force fut aux Pères de se contenter des soldats arabes de Zanzibar pour accompagner et défendre contre les attaques des noirs leurs caravanes annuelles de ravitaillement.

Le R. P. Delattre est chevalier de la Légion d'honneur. Il s’occupe, depuis vingt-deux ans, de fouilles à Carthage, où il a fait des découvertes sérieuses. Son musée, commencé quatre ans avant l’occupation française, est le plus complet de tous les musées d’Afrique, après celui du Caire. En récompense des nombreuses communications archéologiques qu’il a faites à nos sociétés savantes, il a été nommé membre correspondant de l’Institut et officier d’Académie. Le P. Gillois, officier d’Académie, à ouvert un collège français à Tunis et à Car-

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thage, trois ans avant notre occupation du pays. Il dirige de plus une école d’agriculture qu'il a fondée à Philar pour les futurs colons français.

Les Pères Blancs ont des écoles en Tunisie, en Algérie et en Kabylie, où ils instruisent les jeunes gens du pays et leur apprennent le français. Ils soignent gratuitement les Algériens musulmans, afin de les gagner à la France, dans huit hôpitaux fondés par eux en Algérie. Mgr Hacquard, vicaire apostolique du Sahara, a été fait chevalier de la Légion d’honneur pour avoir guidé la mission d’Attanoux dans le Sahara, et celle du lieutenant de vaisseau Hourst dans l’exploration du Niger ; il est aussi officier d’Académie. On peut dire que c’est aux Pères Blancs qu’on a dû le concours des 3 000 Kabyles qui ne se sont engagés comme convoyeurs dans l’expédition de Madagascar qu'après avoir pris conseil auprès d’eux. Dans toutes leurs missions, les Pères Blancs ont des écoles, des dispensaires pour les malades. À Tombouctou, à Ségou, à Sikaso et aux sources du Niger, ils ont ouvert des écoles où ils enseïenent notre langue aux indigènes et font aimer la France. |

Au moment même où nous écrivions ces

lignes, nous apprenions que Mgr Buléon, préfet apostolique du Sénégal et vicaire apostolique de la Sénégambie, venait de succomber à Dakar aux attaques de la fièvre jaune, à l’âge de trente-neuf ans à peine. Il appartenait à la congrégation du Saint-Esprit et du Sacré-Cœur de Marie qui, comme l’on sait, évangélise depuis de longues années d'immenses territoires en Afrique orientale et occidentale, et se dévoue à la civilisation des tribus nègres du Sénégal, du Gabon, du Zanguebar, de Madagascar, etc.

Mgr Buléon n’était pas seulement un apôtre au zèle ardent, c’était encore un explorateur infatigable, savant ès branches multiples ; 1l réalisait ce type si bien en relief du missionnaire français qui, comme le disait le journal la Croix du 45 juin dernier, partout où il plante la croix, n’oublie jamais ni le flambeau de la patrie, ni le flambeau de la science. Depuis 1885 il était en Afrique. Du Gabon, il a rayonné vers l’intérieur où il a fondé, au Fernan-Vaz une station de grand avenir ; sur les côtes qu’il a explorées sur 420 kilomètres au pays Eshira, en toutes ses courses, il n’oubliait pas de recueillir des notes précieuses qu’il adressait au Muséum, au Bureau central de météorologie, à la Société de Géographie. Sa congrégation a publié ses

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voyages !. Nous avons eu l’occasion de visiter plusieurs missions des Pères du Saint-Esprit et nous avons pu constater sur place tout le bien qu'ils font aux populations de l'Afrique au milieu desquelles ils vivent. Presque toutes leurs missions forment à la culture du sol un certain nombre d’enfants rachetés de lesclavage ou recueillis. C’est par là surtout qu'ils arrivent à dompter ces natures sauvages et à les civiliser tout en les évangélisant, ce qui reste naturellement leur but spécial. Ils leur apprennent aussi les arts et métiers les plus utiles.

À Thiès (Sénégal), nous avons pu admirer un superbe jardin d'essai où le P. Sébire, savant botaniste autant que linguiste, a réussi l’acclimatation de tous les arbres utiles des pays chauds. M. A. Lebon, ministre des Golonies, l’a visité en 1897 et en a été enchanté. Le journal Le Temps, rapportant, le 1° novembre suivant, les paroles de son correspondant, disait : « Nous pouvons parcourir comme il convient le jardin d’essai de la mission de Thiès. Voilà dix ans seulement que les cultures

1. Les Peuplades africaines, voyage d'exploration au pays des Eshiras, par le R. P. Buléon. Brochure in-8° de 72 pages, illustrée .de 12 dessins et d'une carte. 30, rue Lhomond, Paris, 1899.

ont commencé et les résultats sont des plus encourageants. » Les Débats du 2 novembre ajoutaient : « La mission de Thiès possède là un jardin d'expériences fort intelligemment compris. » L’Éclair, du même jour, disait encore : « Les Pères, à Thiès, avaient organisé une exposition de divers produits provenant de leur jardin d'essai. Ces produits sont tous d’une belle venue et montrent bien qu'avec de la culture le Cayor serait susceptible de donner d’autres produits que l’arachide. » On a réussi à y cultiver le café. Malgré les difficultés inhérentes au climat, a savoir : la sécheresse et le vent d’est, un pied a donné, cette année 1900, une très belle récolte.

D’autres jardins sont établis au Soudan, à 1 400 kilomètres de la côte, ce sont ceux de Kita, de Dinguira ; au Gabon, à Sainte-Marie de Libreville ; dans l’Oubanghi, à 2 200 kilomètres de la côte ; dans le Congo, les Pères du Saint-Esprit ont essayé d’introduire les bœufs qui n’y existaient pas; l’on forme aussi, à Cunène, une foule d’enfants du pays à la reliure, à la cordonnerie, à la menuiserie, à la forge, etc. ; 1l en est de même au Zanguebar et à Bagamoyo, sur la côte orientale d'Afrique.

Tout récemment, M. Lemaire, commissaire

général par intérim du Congo a fort admiré l’industrie et les cultures établies dans les stations de l’Ogowé et a publié un article très élogieux pour les mêmes missionnaires dans le Journal Officiel du Congo francais.

La mission de Sainte-Marie de Libreville, au Gabon, a donné aux divers centres de mission une foule d’arbres utiles. La plantation de vanille du P. Klaine a été la première faite dans le pays et elle a fourni les plants pour toutes les Vanilleries qui s’établissent maintenant dans ces pays.

Au Fernan Vaz (Gabon) et à Hulla (colonie de l’Angola) ils ont entrepris avec succès le dressage de l’éléphant africain abandonné depuis les Romains et qui promet de devenir un instrument de civilisation.

Les sciences naturelles comptent parmi les, Pères du Saint-Esprit de fervents disciples. Le R. P. Duparquet a découvert une foule de plantes nouvelles au Sénégal, au Gabon, au Congo portugais, au Zanguebar. Il a envoyé à notre Muséum des graines et des herbiers qui ont grandement enrichi nos collections botaniques. Les galeries de zoologie ont reçu des animaux très rares ou tout à fait inconnus avant lui. La ménagerie du Jardin des Plantes

a pu en obtenir de vivants. C’est lui qui, dans sa congrégation, a donné l’exemple de ce genre d’études suivi depuis par le R. P. Duss, qui à fait paraître une flore très complète des Antilles et a fourni d’utiles matériaux d’étude à n08 collections nationales. C’est un botaniste éminent comme son confrère, le P. Sacleux, dont on possède au Muséum un magnifique herbier.

Le P. Klaine a envoyé du Gabon à M. Pierre, l’ancien directeur du jardin botanique de Saigon, une foule de plantes rares parmi lesquelles l’auteur de la Flore de Cochinchine, spécialiste en plantes tropicales, a trouvé 55 genres nouveaux et plus de 200 espèces non encore déterminées. Le P. Trilles commence, lui aussi, à faire des envois très intéressants. On possède du P. Sébire : Les Plantes utiles du Sénégal et un Manuel de l’agriculture au Sénégal, qui a reçu une médaille de vermeil et une grande médaille d'argent. Ce Père est aussi chevalier du Mérite agricole. La médecine doit au P. Raimbault la découverte au Rio-Pongo (Guinée française) d’une plante qui porte son nom et qui est un remède puissant contre ce fléau de l’Afrique, la fièvre bilieuse hématurique, c’est le kinkéHba ou Combretum Raimbaulti. La botanique de la région du Cunène a été très étudiée par Le

P. Berthelot, qui y a fait connaître une quantité de plantes nouvelles !.

On se rappelle encore au Muséum les conférences très remarquables qu'y a faites Mgr Buléon sur: l’histoire naturelle.

Une médaille d’or à été décernée par la Société d’acclimatation au P. Bichet pour avoir apprivoisé au Gabon l'éléphant d'Afrique. Il à reçu aussi les palmes académiques. Les Pères ne sont pas seulement naturalistes, ils cultivent aussi F’astronomie, tel Mgr Buléon qui a reçu une médaille d’or pour les très intéressantes observations qu'il a faites au Congo.

A Port-au-Prince, dans l’île de Haïti, le P. Schérer dirige un observatoire météorologique installé au collège de Saint-Martial. On lui doit des communications très intéressantes.

Tout le monde connaît les ouvrages de Mgr Le Roy, le supérieur général actuel des Pères du Saint-Esprit. Ils sont écrits avec une verve toute gauloise et illustrés de très béaux dessins dus à son crayon d'artiste et dont on à pu voir

1. Une autre plante également très efficace pour le traitement de cette fièvre a été trouvée récemment au Kilima-Ndjaro par un autre Père de la même congregation.

des originaux à l'Exposition des missions. Il y a dans ces volumes toute une mine d’études ethnographiques sur les peuples du Zanguebar f. Il a publié dans les Missions catholiques des études très intéressantes sur les Négrilles ou pygmées dont il va bientôt faire un ouvrage à part. Les journaux ont souvent loué son style qui le ferait classer parmi nos meilleurs auteurs français. Sa grande compétence en ethnographie l’a fait recevoir membre des comités de plusieurs sociétés s’occupant de colonisation. Il est le digne successeur du P. Duparquet, mort préfet apostolique de la Cimbébasie et qui s’était acquis une grande réputation dans le monde savant, surtout en Portugal. Il à publié beaucoup de brochures ou d'articles sur les peuples du Congo portugais. Le P. Trilles a écrit, avec beaucoup de verve et de talent, une longue étude sur les Fangs ou Pahouins dans les Missions catholiques. En 1887, le P. Bourzeix a fait une intéressante brochure sur la république de Libéria, le P. Sand une autre sur l’enfant en Afrique ; enfin, on doit au P. Achille Lemire un journal de voyage de

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