‹ Nos origines (volume 2)Chapitre 12 sur 140 · Cicérou, De provinc. consulari/jus, ch. xiii · texte numérisé non relu

Cicérou, De provinc. consulari/jus, ch. xiii

2. Cf. la lettre de Cicéron à sou frère Quintus, campé chez les Nerviens {Epist. CLXl) : '< Où est situé le pays des Nerviens? Je n'en sais absolument rien. »

gager notre enquête. Elle doit porter d'abord sur les régions où les textes les plus anciens attestent la présence des Celtes. Ils étaient certainement ailleurs encore à la même époque, mais l'histoire ne nous l'affirme pas d'une manière formelle. C'est pourquoi nous devons avant tout étudier les limites de la Celtique des historiens et passer en revue les textes qui la concernent antérieurement à la conquête de César *.

Dans quelles contrées la présence des Celtes a-t-elle été signalée pour la première fois?

Aucune mention de la Celtique ou des Celtes ne nous est parvenue qui |soit antérieure à la fin du vi" siècle avant notre ère.'Leplus ancien témoignage est celui d'IIécatée de Milet qui, dans sa Description de la Terre, mentionne non les CeUes, mais la Celtique (ICeATty/r,), contrée voisine de la Ligurie : « Massalia, ville de la Ligystique près de la Celtique^ » Le territoire des Ligures s'étendait, à celte époque, le long de nos côtes, du Rhône au Var^; Monaco, suivant Hécalée, était sur leur territoire \ Tout ce qu'on peut conclure de là, c'est que, dans la région qui plus tard fut la Provence, la Celtique d'Hécatée ne s'étendait pas jusqu'à la mer; mais nous ne pouvons rien savoir sur l'extension de cette région vers le nord.

Le premier historien chez lequel se rencontre le terme de K£).t6ç est Hérodote. Ce nom figure deux fois dans ses écrits, une fois au livre II, ch. xxxiii, uue autre fois au livre IV,

Ch. XLIX.

1. Pour ce qui suit, voir A. Bertrand, Archéolof/ie ce/tii/ue cl (jauluiae, 2» éd., p. 252. Il a paru indispensable de revenir ici sur le nii^nie sujet.

2. Mao-ffaXta irô>,t; Tr,; AtyydTiXTi; xarà tïiv Ke>,Ttxr,v {Fr(i(jm. hisl. grœc, t. I, p. 2, fragm. 22).

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