‹ Nos origines (volume 2)Chapitre 14 sur 140 · Aristote, éd. Didot, t. III, p. neo · texte numérisé non relu

Aristote, éd. Didot, t. III, p. neo

et des Thraces, mais sans donner aucun renseig-nement sur leur pays.

« Les Scythes, les Perses, les Carthaginois, les Celtes, les Ibères, les Thraces, toutes nations belliqueuses, aiment le vin et en boivent avec excès *. a

Il est probable que Platon avait eu l'occasion de voir quelques troupes de Celtes mercenaires, recrutés vraisemblablement sur le Danube. Vers la même époque, pendant que Denys le Tyran faisait la guerre auxLocriens, des envoyés des Gaulois qui avaient brûlé Rome quelques mois auparavant, vinrent solliciter son alliance et son amitié. Denys enrôla les Gaulois et continua la g-uerre avec eux^

Xénophon, contemporain de Platon, parle ég-alement de ces bandes de Celtes et d'Ibères dont on achetait déjà le concours en Sicile, en Grèce et en Asie Mmeure \

« Sur ces entrefaites arrivent aux Lacé'lémoniens les secours envoyés par Denys. C'étaient plus de vingt trirèmes, portant des Celtes, des Ibères et une cinquantaine de cavaliers... La troupe d'Archidamos ayant pris la fuite, une grande partie des fuyards furent tués, les uns par les cavaliers, les autres par les Celtes. »

Il s'agit sans doute des Celles enrôlés par Denys le Tyran, dont les envoyés lui disaient, au témoignage de Justin ' : « Notre nation est placée au milieu de vos ennemis ; nous pouvons vous être d'un grand secours, soit en les combattant de front, soit en les prenant à dos au moment du combat. » Ces Gaulois, restes de l'armée qui avait vaincu les Romains à l'Allia et pris le Capitole, étaient campés en Ombrie. JNous possédons, à cet égard, un renseignement précieux dans le Périple de Scylax de Caryande, dont la rédaction, s'appuyant sur un document plus ancien, se place vers .'{.')() avant J.-C.

1. Platon, De Legiôus, éd. Didot, t. II, p. 272 (tr.id. Coiisiu, t. VII. p. 30).

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