‹ Nos origines (volume 2)Chapitre 56 sur 140 · Tite-Live, V, 33 (traduction de Bureau de La Malle · texte numérisé non relu

Tite-Live, V, 33 (traduction de Bureau de La Malle

2. Tuscoriim ante romanum imperium laie terra marique opes paluere.

3. Alpinis c/uoque ea gentibus haud dubie ori;/o est, maxime Rhaetis : quos loca ipsa efferàrunt, ne quid ex anliquo, praeler sonum linguae, nec eum incorruptum, relincrenl.

66 LES CELTtS ET LES GAULOIS

1° Les Étrusques, antérieurement à la conquête de la Cisalpine par les Romains (mais sans aucune indication de date inférieure), ont dominé sur toute l'Italie supérieure d'une mer à l'autre, aussi bien sur les plaines de la Lombardie actuelle, à l'exclusion de la Vénétie, que sur TEtrurie proprement dite.

2" Les contrées cisapennines (au sud des Apennins) furent d'abord occupées par eux -, douze cités métropoles y furent fondées. Plus tard, autant de colonies furent établies en Cisalpine, une par cité (c'est le mode d'occupation des Étrusques, qu'ils appliquèrent ég-alement en Campanie).

3o Leur domination s'étendit jusque sur les populations alpestres du versant méridional et particulièrement sur les Rhètes.

4° Au temps de Tite-Live, ces populations alpestres présentaient un caractère de barbarie qui contrastait avec l'état de civilisation des Etrusques proprement dits et même des habitants delà plaine subalpine. Les Rhètes n'avaient conservé de la domination étrusque que l'usag^e de la langue, mais très altérée, qui devait consister en une espèce de patois.

Rappelons que ce patois, sur lequel vint,pour ainsi dire, se greffer le latin, a donné naissance à une famille particulière des langues romanes, que l'on appelle le rhélo-voman.

D'autres textes viennent limiter la portée de ces faits et les réduire à leur juste valeur.

Trogue Pompée (connu par son abréviateur Justin) ' vient de parler des Gaulois qui ont incendié Rome, quiante menses Romam incenderant^ et dont les députés sont venus offrir à Denys le Tyran, alors en guerre avec les Crotoniales, une alliance qu'il accepte.

« Ces bandes gauloises, écrit Justin, étaient descendues en Italie, ciiassécs de chez elles par dos discordes civiles et de continuelles révolutions. Elles y venaient chercher des terres et, après avoir expulsé les Toscans, y avaient fondé les villes de Milan, de Corne, de Brixia, de Vérone, de Bergame, de Trente [chez les Rhètes] et de Vicence. Quant aux Toscans, les terres de leurs aïeux leur ayant été enlevées, ils s'étaient retirés dans

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