‹ Nos origines (volume 3)Chapitre 12 sur 168 · Vitrine n" 1 (salle I) du Musée de Saint-Germain · texte numérisé non relu

Vitrine n" 1 (salle I) du Musée de Saint-Germain

3. Retouches est le terme consacré pour désigner certains détails de la laiile des silex.

18 DISCOURS D OUVKRTURt;

Nous trouvons sous les dolmens des perles de callah, des haches de jade et de jadéite, pierres dures dont les gisements ne se rencontrent plus, ou du moins n'ont encore été signalés ni en France, ni dans les pays voisins. Voilà un fait indiscutable. Faut-il en conclure que ces minéraux nous étaient apportés d'Orient, du Caucase, par exemple, où a été constaté un gisement de turquoise (1) jusqu'à présent le plus rapproché de nous? Faut-il faire venir le jade de l'extrême Orient? La chose est probable, mais seulement probable. En conclure que les populations de l'époque des dolmens étaient en rapport avec ces pays lointains ou en venaient directement, on peut le supposer; l'affirmer serait dépasser les droits d'une saine critique. Certaines questions d'un caractère bien plus gcave et plus général ont été, à tort selon nous, tranchées définitivement.

L'homme a vécu incontestablement à l'époque quaternaire, disons, pour être moins vague, a été le contemporain dos grands animaux éteints, le mammouth et l'ours des cavernes. Aucune objection ne s'élève plus de ce côté. Mais cet homme qui a laissé sa trace dans les alluvions diluviennes ou diluoluin de la Gaule est-il bien rhomtm; primitif'! A-t-on le droit d'en faire le type ôece qua. été, partout, l'humanité à ses débuts? Des anthropologistes l'ont admis sans même exprimer un doute. 11 est permis de ne voir là qu'une conjecture, conjecture à notre avis très discutable et que nous discuterons.

L'homme des cavernes est supérieur en industrie à l'homme des alluvions, l'homme des dolmens à l'homme des cavernes, les générations qui ont connu les métaux aux générations qui ne connaissaient que la pieri-e polie. Il y a là progrès continu. Ce progrès est-il le fait du perfectionnement du développement normal de la race ou des races primitives^ dont nous avons, dès le principe, constaté l'existence en Gaule, ou le fait d'influences étrangères incessamment renouvelées? Quelles questions sont plus cou troversables! Une école pourtant les résout^ sans hésitation, dans le sens du progrès continu de la race.

A une certaine époque nous trouvons eu Gaule do nombiinix objets (le bronze, d'abord sous les dolmens, puis dans le lit des

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