Cf. Munro, op. laud., p. 158 à
resté à la doctrine bien vague de Lucrèce *. L'expression ârjc aurait paru absolument déplacée. Les antiquités de cet ordre ne sont nulle part assez nombreuses, n'ont nulle part assez d'importance, sur ce long- parcours, pour que l'on en fît la base d'une classification à grandes périodes : période archéolithique, période néolithique, période du bronze, précédant la période des métaux en général'.
La voie du Danube est la principale et la plus ancienne voie de migration d'Orient en Occident, voie de migration et voie de commerce. De très bonne heure, elle a été occupée par des tribus sorties, de l'état non seulement paléolithique, mais néolithique. A l'aurore de l'histoire légendaire, elle est parcourue par les hardis pionniers^ qui sous la conduite de Jason ont donné lieu aux récits demi-fabuleux, demi-réels de l'expédition des Argonautes 3, Cette voie fut, après la voie du Dnieper, la voie du commerce de l'ambre, dont Hadria, aux temps historiques, était le dépôt. Hérodote, au v^ siècle, nous donne à cet égard les détails les plus précis. Il parle de tribus danubiennes, Strabon ajoute caucasiques, les Sigynnes voués au transport des marchandises tout le long de l'Ister, jusqu'à Marseille. Les Ligures donnaient même le nom générique de Sigynnes à tous les marchands avec lesquels ils trafiquaient et dont quelques tribus confinaient aux Vénètes de l'Adriatique '. « Les Sigynnes prétendent être une colonie de Mèdes. Ils ont de tout petits chevaux au poil épais et long, qui n'ont pas la force de porter un cavalier, mais qui attelés vont très vite, et c'est pour cela que ces tribus font usage de chariots^. » Ces Sigynnes venaient en effet de loin; Strabon les range au nombre des populations voisines de la mer Caspienne. Il se sert à leur