‹ Nos origines (volume 3)Chapitre 145 sur 168 · Axp7v est une leçon très douteuse · texte numérisé non relu

Axp7v est une leçon très douteuse

300 LA GAULE AVANT LES ftAULOlS

« Dans le vers 'Ev£to: zi — xaOrixôvTwv, on comprend bien, d'abord , que les Ilénètes sont au nombre des derniers Celtes du côlé de l'occident, par conséquent les Hénètesde la Bretagne; mais ce qui suit doit se rapporter à l'existence des autres Hénètes situés à l'extrémité opposée de la chaîne des Alpes, vers V Adriatique et Vlster. 11 y a là une confusion qui tient au vague de l'expression fsxrik-i). »

Peut-être aussi faut-il tenir compte de l'opinion qui, au dire de Strabon, identifiait les Hénètes de l'Adriatique et les Hénèles de l'Armorique en faisant des seconds une colonie des premiers. Le nom des uns appelait naturellement le nom des autres, chez un poète dans l'esprit duquel la réalité des distances géographiques devait être bien vague.

Dans un article publié récemment [Revue celtique, t. Xll, 1891, p. 163), M. S. Reinach s'est occupé du même texte de Scymnus. Il a essayé de montrer que ce passage remonte au roman dHécatée d'Abdère sur les Hyperboréens et a signalé des rapprochements frappants entre un fragment d'Hécatée cité par Diodore (II, 47) et les vers du poète. Suivant lui, la stèle boréale de Scymnus appartient à la même classe de monuments imaginaires que le grand temple circulaire signalé par Hécatée dans l'île des Hyperboréens et où les antiquaires anglais du temps de Stukeley reconnaissaient Stonehenge. L'intluence du roman d'Hécatée sur tous les auteurs anciens qui nous ont parlé de l'Europe occidentale a été mise en lumière par l'auteur de cet article.

Nous laissons le lecteur rhoisir entre les diverses hypothèses que nous avons rapportées.

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