‹ Nos origines (volume 3)Chapitre 151 sur 168 · Région douciiocéphalk méridionale · texte numérisé non relu

Région douciiocéphalk méridionale

Ce premier groupe comprend la région pyrénéo-méditerranéenne : il prend naissance dans le pays basque, longe la baie des Pyrénées et borde tout le littoral français pour s'éteindre en Italie à la hauteur de Piombino. La race ou plutôt les races particulières qui s'y rencontrent sont toutes brunes, petites et dolichocéphales '.

Cette vaste race doit se subdiviser en trois régions secondaires, division conforme non seulement à l'ordre géographique, mais surtout à la linguistique, à l'ethnographie historique et même à l'ethnographie anatomiijue. Ce seront, en allant de l'ouest à l'est :

1" La région basque ou pyrénéenne occidentale, Afjuitaine de César ;

juste. Le refoulement u'a été que très relatif. Ils tout plutôt restés dans leurs positions, malgré les etl'orts des nouveaux venus pour les en déloger, faits parfaileiueut coiifurmes aux données de l'archéoloyic. Voir plus haut, p. 233 et suiv.

[A.B] 1. .le fais al)Slraclion ici, bien enleudii, des éléments surajoutés, c'esl-à-iiire des blonds et des brachycépliales, car, à propronieat parler, il n'est pas un point où Ton ne reucoulre siuinltanéuient les trois grandes races ; c'est une simple question de type dominant qui est eu jeu.

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2° La région catalane ou pyrr-mienno orioiitalo comprise ontro l'Kspagne et le Rhône, (lue les anciens considéraient comme un pays de race ibère ;

3° La région ligurienne allant du Rhône à Cltahe et au delà.

Ai-je besoin de rappeler que dans une partie au moins de chacune de ces trois régions il se parle trois langues bien différentes, le basque (Basses- Pyrénées), le catalan (Pyrénées-Orientales), et enfin, bien qu'il empiète aussi sur la deuxième région, le provençal, qui n'est qu'un patois roman.

La partie aquitanienne a été la plus modifiée par les incessants envahissements de la race brachycéphale. Outre celle-ci et, bien entendu, outre le type blond du nord, nous y rencontrons trois types dolichocéphales bruns. Le premier, le plus fréquent de tous, a été isolé par Broca, c'est le type quaternaire de Cro-Magnon; le deuxième, caractérisé, d'après M. de Quatrefages par sa « tète de lièvre », pourrait être rapproché du type portugais néolithique de Mugem et serait un produit fixé des races de Cro-Magnon et de Grenelle; quant au troisième, « à tempes renflées », il reste indéterminé jusqu'ici et semble plutôt localisé en Espagne qu'en France. Laquelle de ces trois races peut-on considérer comme le type basque primitif, laquelle avait pour langue propre l'euscuarien, cet idiome agglutinatif si prodigieusement ancien? Mystère.

La doiichocéphalie augmente dès lors en allant vers l'est; elle altemt son maximum dans les Pyrénées-Orientales (indice 78,2). Sur ce point, c'est le type de Cro-Magnon qui domine. Entendons-nous cependant à cet égard. Je ne veux pas parler par ce mot de la race de Cro-Magnon pure telle qu'elle existait dans la vallée de la Vézère à l'époque quaternaire, mais de cette variété, de ce type adouci, si fréquent aux temps néolithiques et dont le meilleur exemple a été trouvé dans la caverne de de l'Homme-Mort ; la première était de haute taille, la seconde, petite, sans doute, grâce à des croisements avec une race petite, les brachycéphales peut-être. En tous cats, l'une et l'autre sont presque identiques sous le rapport de la forme si caractéristique du crâne et de k dysharmonie qu'il présente avec la face. C'est ce type modifié qu'on retrouve en France, notamment dans la région qui nous occupe. Le nom d'Ibère me semble pouvoir lui être appliqué en ce point, non qu'il soit primitivement celui de la race, mais en tant que nom qu'elle y a certainement porté, à un moment donné, ainsi qu'il ressort des textes anciens.

Dans cette région se remarquent aussi quelques physionomies franchement sémitiques ; les Phéniciens d'abord, les Sarrazins ensuite occupèrent longuement le pays; il n'y a donc là rien que de normal.

Du Rhône à l'Italie nous sommes en terre ligure, et aussi, disons-le, en plein champ de colonisation grecque. i\ous retrouvons là deux types dolichocéphales, l'un qui n'est que le précédent relativement rare, l'autre plus fréquent s'en distingue par sa finesse. La face est longue, mince et étroite, le nez plutôt droit et fin, l'œil moins enfoncé. Est-ce là le type ligure, la chose est discutable; 'pour ma part, je pencherais plutôt à en

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faire un type relativement récent et à mettre en cause les colonies grecques du littoral.

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