‹ Nos origines (volume 3)Chapitre 25 sur 168 · Capellini, L'Uomopliocenico in Toscana, 18':i · texte numérisé non relu

Capellini, L'Uomopliocenico in Toscana, 18':i

3. Voir les moulages au Musée de Saint-Germain, salle 1. vitrine \.

L HOMME TFRTIAIRK

compreiulre comment un poisson aurait pucrcusor dos onlailles courltes et d'un faible rayon, accumulées sur le mémo point it i)armi lesquelles il en est, qui sont presque demi-circulaires.

Fig. 5. — locisions sur une omoplate de balénotus, 3/4 grandeur naturelle.

(D'après M. de Quatrefages, Introd. aux races humaines, p. 91). Fig. 6. — Coupe grossie d'une des entailles faites sur l'omoplate de balénotus.

« C'est, au contraire, ce que fait instinctivement la main qui tenant un instrument tranchant prend. le pouce pour point d'appui et entame une surface plane. Un sauvape cherchant à détacher les derniers lambeaux

de chair adhcrenls à l'omoplate no pouvait qu'agir ainsi. Voilà pourquoi les faits découvert par M. Capellini, et dont j'ai pu contrôler la réalité sur les pièces originales ou sur de très bons moulages, m'ont fait regarder l'existence de l'homme à l'époque pliocène comme étant, désormais, hors de doute. »

A ces arguments très précis^ on oppose ceux de MM. le D' Magîtot et G. de Mortillet.

Le D'"Magitot, à son retour du Congrès de Pesth, où M. Capellini avait exposé ses idées* et été, peu s'en faut, acclamé par l'assemblée, ayant expérimenté sur des os frais de cétacés ^ en. les attaquant avec des rostres d'espadons actuels, obtint sur ces os desincisionsprofondes assez semblables à celles de Monte Aperto. Selon le D'' Magitot, les cétacés fossiles à os incisés auraient succombé dans des combats singuliers avec les espadons.

Les expériences du D"" Magitot ne lèvent pas toutes les difficultés. — M. G. de Mortillet entre dans plus de détails et répond mieux aux desiderata de la question- Suivant M. de Mortillet ^, les incisions des ossements de Monte Aperto sont bien dues à des morsures do poissons; — mais, ce ne serait pas à un espadon, ce serait à un squale qu'il faudrait attribuer les marques profondes constatées sur les ossements de balénotus.

(c Toute la famille des squaloïdes, dit l'auteur du Préhistorique, excessivement nombreuse en genres et en espèces, est armée de puissantes dents très aiguës et très tranchantes qui font des incisions que ne pourraient pas faire les meilleurs couteaux de pierre. Nous avons vu de ces incisions actuelles, tout à fait analogues aux incisions fossiles. Mais, dit-on, un animal qui mord un os le saisit entre ses dents comme dans un étau; les pents doivent donc marquer des deux côtés, laisser des empreintes sur les deux faces. Oui, pour les animaux terrestres ; non, pour les squaloïdes. Les dénis des squaloïdes forment plusieurs rangées dans le haut et le bas de la bouche. Une des Tnâchoires est beaucoup plus courte que l'autre, de sorte que les dents ne sont pas opposées et, par conséquent, ne peuvent laisser des empreintes en face l'une de l'autre. Elles ne sont donc pas

\. Congrès de Pesth, 1876, p. 46, 56, 62.

Page 1