‹ Nos origines (volume 3)Chapitre 77 sur 168 · Louis Lartet, Géolofjie delà Palestine, p · texte numérisé non relu

Louis Lartet, Géolofjie delà Palestine, p

3. James Fergusson, Les Monuments mégalithiques, etc. (trad. Hamard), p. 219 et 230, et Album photographique des monuments mégalithiques d'Irlande au Musée de Saint-Germain (bibliothèque).

4. James Fergussou, op. laud., p. 494-493, d'après Meadows Taylor dans Transactions of Roy. -Irish Academy, t. XXIV, p. 329.

Si cette ouverture bizarre, destinée à mettre les "morts en communication avec les vivants ou à donner passage aux esprits, ne nous parait pas un signe déterminant de communauté d'origine, nous inviterons nos lecteurs à se transporter en esprit dans la chambre du fond du grand cairn de Lough-

Fig.'129. — Sculpture d'uue des chambres sépulcrales de Lough-Crew. D'après Fergusson.

Crew, ou dans l'allée du tumulus de New-Grange, près Drogheda (Irlande), où ils verront des sculptures bizarres, évidemment inspirées par le même esprit que celles de la célèbre allée du tumulus de Gavr'Inis '.

En Irlande, comme en Armoriqiie-, au fond d'un long cou-

1. Voir au Musée de Saiut-Clermaiu, salle III, la rOductioa au 20° du monument et le moulage, grandeur naturelle, des vingt-une pierres sculptées.

2. A la pointe d'une petite ile du Morbihan, peut-être autrefois rattachée à la terre ferme. Cf. Fergusson, op. (aud., p. 383 ol r)"- CIo?uia<ieur dan- Revue archéologique, 1884, t. XL VIII, p. 322.

L AGE DE LA PIERRE POLIE

Fi^. 130. — Paiiine de l.i main.

Fi?. 132. — Gavr'Iois. Pierre n- 18.

Fi". 131. — Paume de la main.

Fig. 133. — Extrémité du doigt.

Fig. 13o. — Gavr'Inis. Pierre n* 24.

Fig. 134. — Extrémité du doigt.

Spécimen des dessins scalpté^: sur les pierres de Gavrinis en regard des lignes de

de la main.

loir formé de pierres levées et précédé d'un seuil sculpté, s'ouvre une vaste chambre dont les parois sont ornées de dessins gravés au silex suivant un même système : combinaisons de cercles, zigzags, lignes ondulées, triangles, haches, ressemblant au tatouage des sauvages, ou, suivant une ingénieuse remarque de M. Abel Maître, à certaines lignes de la paume de la main et de l'extrémité des doigts ^ — La ressemblance ici est frappante. — Les spécimens suivants (fig. 130 à 135), ne peuvent laisser de doute à cet égard.

Les tumulus de Drogheda et de Lough-Crew étaient d'ailleurs entourés de cercles de pierre comme ceux dont nous avons parlé plus haut'.

L'air de parenté n'existe pas seulement à l'époque de la pierre polie dans la série des monuments funéraires. — Les autres séries mégalithiques donnent lieu aux mêmes rapprochements. Nous nous contenterons de citer les grands alignements de pierres levées, comme ceux des plages de Carnac.

Ces pierres sont, on ne peut en douter, des pierres de souvenir. Le nom leur en est resté en Suède. Or, ces alignements, ces témoins indestructibles d'événements à jamais oubliés, où les retrouvons-nous? Dans ces mêmes pays du Nord, en Scandinavie et en Angleterre, en Irlande^ où nous avons signalé la présence des dolmens et dos allées couvertes, comme en Gaule. L'ouvrage de Sjoborg^ reproduit des alignements élevés en Suède, comme ceux de Carnac, à proximité de la mer. Il est presque impossible qu'un lion étroit n'ait pas rattaché ces populations maritimes entre elles. — Je dis populations maritimes ; les monuments construits dans les îles du Morbihan, à Belle-lle-en-Mer, à Guernesey, à l'île de Man, avecdes pierres

1. Voir Abel Maître, Revue archéolor/ique, nouv. série, t. XLVIll (juilletdécembre), 1884, p. 3.']2, avccde nombreuses figures comparatives. Un tableau, comprenant l'ensemble de ces divers dessins, est exposé salle III, au Musée de Saint-Germain. On peut se demander si cette tombe n'était pas celle d'un chiromancien?

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