Cartailhac, l. c, p
3. La Tacraconaise actuelle en Espagne, aux sources de l'Èbre,
4. Cartailhac, l. c, p. 12. Cette encyclopédie est du commencement du xvii* sièclci
5. Ces populations étaient donc encore, au xvn" .siècle, à l'à^'c de la pierre polie.
LliS Cil ES LACUSIKES NÉOLITHIQUES
sormais de la Gaule après les métaux, et des populations dont l'histoire a conservé les noms.
parles derniers mariés de l'anuée. Or cette contribution frappée sur les jeunes hommes ayant récemment contracté mariage, je l'ai retrouvée en 1872 pratiquée dans une des vallées de nos Pyrénées. A Bagnères-de-Luchon, l'arbre de la Saint-Jean, autour duquel s'allume le feu traditionnel, doitêtre coupédans la montagne par le dernier fiancé de l'année. Le même usage se retrouve aux environs de Tarbes '. Il n'est pas douteux pour nous qu'il y ait là une très ancienne coutume remontantpeutêtre au temps où les vieilles peuplades celtiques se faisaient enterrer sur les hauteurs de Garin (Haute-Garonne)-. Nous po urrions citer plusieurs autres exemples de survivances aussi remarquables : contentons - nous de rappeler combien a été difficile à déraciner le culte des pierres.
Plusieurs menhirs, aujourd'hui surmontés delà croix, comme le dolmen du Champ-Dolent, près Dol (Ille-et- Vilaine), eu portent témoignage. Le menhir dit de Kernuz (fig. 166), transporté par M. Paul du Chàtellier dans le parc de son castel, sur les faces duquel ont été sculptées les images des principales divinités du panthéon gréco-latin, montre quelle était à l'époque romaine la vénération des pierres celtiques. 11 en est de même de la Pierre levée de Poitiers (fig. 167).
Fig. 166. — Menhir de Kernuz (face principale).
1 . Renseignement communiqué par le général Pothier, à l'époque où il avait la direction de l'Ecole d'artillerie de Tarbes.