‹ Nos origines (volume 3)Chapitre 97 sur 168 · Durant cette période, l'incinération apparaît · texte numérisé non relu

Durant cette période, l'incinération apparaît

4. Voir ces poignards au Music de Saint-Germain, salle III, vitrine 1.

■ 1. Voir à titre de comparaison, p. 197, les poignards du tumulus-dolnieu de Clohars-Carnoët (fig. 168).

INTRODUCTION DKS MÉTALX EN GAULE 201

Un document historique nous fournit un dernier argument. Nous possédons un extrait du rapport d'Hannon, lors de son exploration des côtes d'Afrique*. Ce document met en lumière l'insig-nifiance des résultats que pouvaient avoir ces voyages maritimes, au point de vue de l'action des nations civilisées sur les peuplades barbares. Les explorateurs cherchaient à établir des comptoirs^, leur ambition n'allait pas plus loin.

Fragment du rapport d'Hannon déposé dans un des temples de Carthage. (D'après la traduction grecque.) — « Les Garthag-inois ayant décrété qu'Hannon naviguerait au delà des Colonnes d'Hercule et qu'il y fonderait des colonies libyphéniciennes, il partit emmenant avec lui une flotte de soixante grands vaisseaux, une quantité d'hommes et de femmes, au nombre de trente mille, des provisions et toutes les choses nécessaires à la colonisation. Après avoir franchi le détroit, nous navigâmes durant deux jours et fondâmes une première ville du nom de Thymsaterium (aux environs de Tanger). Il y avait à ses pieds une grande plaine. De là, nous fîmes voiles à l'ouest, vers le cap Libyen de Solois (cap Cantin), garni d'arbres de toutes parts. Après y avoir élevé un temple à Neptune, nous nous dirigeâmes vers l'est pendant une demi-journée, et trouvâmes alors des'marais qui bordaient le rivage de la mer, et étaient remplis de grands roseaux. On y voyait des éléphants et d'autres animaux herbivores en grand nombre. Après une journée de navigation, les marais cessèrent et à partir de ce point nous fondâmes sur le littoral plusieurs villes que nous nommâmes le Mur des Cariens (Saffî), Gythe (Mogador), Acra (Agadir), Melitta et Arambys (environs du cap Noun. En partant de ces lieux, nous arrivâmes au grand fleuve Lixus^ qui descend de la Libye. Sur ses bords, habite un

1. Cf. Didot-Miiller, Geograplii rjrxci minorea, t. I, p. 1 ; Hannoni'i Carthaginicorum reqispei'iplus ; D'Avezac, Grœidset petits géographes, p. 86 etsuiv. (1856>. Cf. A. Mer, capitaine de vaisseau, Mémoire sur le Périple d'Hannon (1883).

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