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.'i. La Cisalpine l'Iait haliitiV, du temps de Polybe, par un nii''Iange de Celtes, d'Etrusques et de Ligures, mêlés aux Gaulois ou Calâtes d'origine transalpine, qui formaient alors la population dominante par l'autorilé, et même peut-être aussi par le nombre. Voir notre mémoire sur la Valeur des e.rpressions Celt.e et Galat.k dans l'n/i/he.
4. A la suite des objeelions qui nous ont été adressées, nous avons relu l'ohbi; avec soin, à ce point de vue. Nous n'y avons trouvé aucune assertion qui infirmât notre opinion première. Nous avons imisé, au contraire, dans cette lecture nouvelle, de nouveaux motifs de conviction. On peut étendre vers le nord, si l'on veut, dans le prolongement de l'axe de Italie, la zone des populations transalpines galatiqucs, c'est-à-dire les faire remonter sur la rive droib^ du Itliin jusqu'au-dessus de Mayence, dans la Wesiplialie, sur la rive gauclie jusqu'à la Saùno et aux sources de la Seine. Les textes de Polybe n'y contredisiid point, et l'archéologie est favorable à celte délimila[ion<les tribus galaliqiies primitives. En placer plus à l'ouest sur la Loire, le Clicr, ou la Donlogne seiait, selon
L'énumération des divers groupes gaulois Celtes ou Galates dont Polybe parle successivement, tant transalpins que cisalpins, donnera une idée plus précise encore de l'aire géographique dans laquelle se meut son récit. Ces groupes sont, en Italie, outre deux noms probablement altérés ' : les Insubres, les Cénomans, les Ananes, les Boïens, les Lingons, les Sénons, les Taurisques, les Agônes, au sud des Alpes. Au nord un nom domine, celui des Gœsates ; « Gœsnles, c'oslà-dire ceu.x qui servent moyennant salaire, car c'est là le sens précis du mot'. » Polybe, en dehors des Gœsales, ne nomme, de ce côté-ci dos Alpes, que les AUobriges. Mais il est permis de supposer que, comme au temps de Slrabon, on y trouvait les mêmes noms qu'au sud. et en particulier les Boïens et les Taurisques. Polybe dit en propres termes que les Boïens' et les AUobriges • étaiont des Galates, non des Celles. Les Lingons, les Sénons, les Taurisques, sont aussi indubitablement des Galates.
Quant à rindifférence de Polybo au sujet des populations de la Gaule Celtique (la Gaule telle que nous l'cntondons depuis César), il l'explique lui-même. Polybe, en elîet, a soin de nous dire que s'il ne parle pas do ces contrées, c'est qu'il ne les connaît pas, c'est qu'elles étaient inconnues de son temps : « Les contrées situées au nord du Narbon et du Tanaïs nous sont, jusqu'ici, complètement inconnues. » (' Ceux qui parlent de ces régions, ajoute-t-il, n'en savent pas plus que nous, nous le déclarons hautement; ils ne font que débiter des fables '. » Or, les contrées situées au nord du Narbon (l'Aude) et du Tanaïs pris comme points extrêmes
nous, so mettre en conlrndii-liiiri :'i l,i l'ois avec le texte de l'iiljhe et avec les faits archéologiques reeueillis jiisqu'iei. — Voiries teintes vertes de notre earte (la (jaule 400 ans environ avant notre ère). Les découvertes nouvelles confirment de plus eu plus à nos yeuv la justesse de cette manière de voir. — Deuxième cdilion.