Polyb., liv. III, c. xxxvni
DAPUÈS Pdl.YCt; 381
(II' i'Eiiropc à une corlaine lalilinle, ce sont juslemenl celles qui sur les caries auLiques porlaienl le nom do Celtique. On jH'ul (loue affirmer, sans crainle do se tromper, que Polybe n'a jamais eu riiitentiou de nous donner quelque renseignement que ce soit sur notre Gaule, et Ton est en droit de supposer (]u'il ne se doulait point que Ton considérerait un siècle et demi plus tard les bords du (Hier et de la Seine, rivières dont il ignorait probablement le nom, comme le point de départ de toutes les grandes invasions des Gaulois en Italie. En tout cas, celle question no le préoccupait aucunement. Hérodote', près de trois cents ans avant Polybe, avait déjà dit que l'on ne possédait, de sou temps, aucune notion précise sur les contrées situées au nord de l'isler (le Danube), dont il plaçait la source dans les Pyrénées. 11 ne faut jamais perdre ces faits de vue ijuand on étudie rhistoirc primitive de la Gaule et delà Germanie. Appliquer aux liabilanls de la Gaule centrale (la Celtique de César) la description que Polybe, Tile-Livo et leurs imitateurs nous ont laissée des Gaulois des expéditions d'Jtalie et de Grèce, tant Cisalpins que Transalpins , est une simple conjecture dont nous aurons à examiner la valeur, mais qui, en tout cas, ne repose sur aucun témoignage antérieur au vii° siècle de Home.
Poursuivons le portrait des Gaulois. A l'époque où Polybe écrivait (loO ans environ avant notre ère), les Cisalpins étaient délinitivement soumis aux Romains. Quelques-uns s'étaient habitués à habiter les villes comme plus tard les Allobroges en Gaule'. Ils en avaient même fondé plusieurs ; Mais les mœurs de la majorité étaient encore sensiblement différentes de celles des autres populations de l'Italie. « Ces peuplades, écrit Polybe, sont disi);'r sées (il faudrait dire campées) dans des villages sans muraillrs, et ignorent absolument les mille choses qui font le bien-être de la vie. iNe connaissant d'autre lit que la paille, ue mangeant que de la