‹ Nos originesChapitre 151 sur 188 · Die Deuixchen unil die Nac/ihar-Slaemme, p · texte numérisé non relu

Die Deuixchen unil die Nac/ihar-Slaemme, p

de 1837 pt qui peut encorp anjriiirfrhiii i'-Itp considi'ri' comme lo fondement (les étiules sur l'ethnographie européenne, Zcuss s'exprime ainsi, p. 105 :

« L'expédition des Celtes vers l'Est eut lieu au commencement du iv° siècle avant J.-C. ; et c'est à cette époque que leur invasion en Italie est fixée par les renseignements que nous fournissent Polybe ', Diodore ^, Appien ', Dion Cassius '*, et Justin ". Tite-Live seul s'écarle des autres historiens d'une manière imporlanle, en plaçant au temps de Tarquin l'Ancien le passage des Alpes par les Celles. Niebuhr, dans son Histoire romaine, a prouvé que celte date est inadmissible. Celte date a élé chez Tite-Live le résultat d'une addition fabuleuse à l'ancienne tradition qu'il reproduit. Ailleurs, cet historien se met lui-même en conlradictiou avec celle doctrine chronologique, puisque, dans son récit des événenienis qui eurent lieu de l'an 395 à l'an 387 avant J.-C, les Gaulois, arrivés en Italie, suivant cette doctrine chronologique, deux cents ans plus lot, sont appelés par l'.Assemblée générale des Étrusques gcntem invisilatum, novos accolas (V, 17); les habitants de Clusium voient en eux formas hominum invisitalas et novumr/eniis armorum (V ,35) ; et pour exprimer la pensée des Romains, une formule analogue est reproduite : invisitalo atquc inaudito hoste ab Occano terranimquc ultimis oris hcUum cientc {V, 37). La fable, sur laquelle Tite-Live fonde sa Ihèse chronologique, raconte que les Phocéens, arrivant pour fonder Marseille et trouvant chez les Salies un accueil hostile, obtinrent des Gaulois, alors en marche vers les Alpes, un secours contre li's Salves. Mais une Iradilion plus ancienne, qu'Alhénée a reproduile d'après Aristote" el qui a élé aussi conservée par Justin ', nous apprend que les Phocéens, bien reçus par les habilants de la colo, furent seulement plus tard attaqués par les Snlyes *. »

Ainsi parlait en 1837, neuf ans après la première éilitinn di' l'IIisloire des Gaulois, lo savant illustre et trop peu lu (jui aie pi-cniier jclé les bases de la vraie science celtique. Onze ans plus lard, le créateur de la philologie germanique, Jacques Grimm, dans son Histoire de la lanr/ue allemande, exposait plus brièvement la même thèse: « Tile-Live, dit-il, veut que, dès le temps de Tarquin l'Ancien, environ GOO ans avnni J.-i;., les Itiluriges aient passé les Alpes pour entrer en Italie el pénétré dans la forêt Ilei'cynienne. Tout ce ipic nous apprend l'hisloin", c'est que deux cents ans plus tard, 388 ans avantJ.-C, les Gaulois s'enqiarèrent de liome'. » Cet

). Polybe, II, 17-18, 2' édition de Uidot, t. I, p. SO.

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