‹ Nos originesChapitre 152 sur 188 · Justin, XLIII, 3, édition Tcubner-Ieep, [i. 21t · texte numérisé non relu

Justin, XLIII, 3, édition Tcubner-Ieep, [i. 21t

8. Ma traduction est littérale, si ce n'est que j'ai donné aux citotions de Tilc- Livp, c. 17, 3.'i et 37, un peu plus de développement que ne l'avait l'ait /euss.

9. On jieut loucher du doigt, poiu- ainsi dire, iImiis le rliaiiitre xxw, la (onti-ndiction où lomlic Tile-Live. Aux premières lignes de ce chapitre, il claie du

i08 APPENDICE

accord avec Zeuss est d'autant plus remarquable que souvent Grimin cède à la tendance de contredire le savant celtiste.

M. Mommsen, dans son Histoire romaine, ne traite pas mieux Tite-Live : « Le lien i5tabU par l'historien romain entre l'expédition de Bellovèse cl la fondation de Marseille, dit M. Mommsen, fait remonter celte expédition au ii'' siècle de Rome (653-554). Mais ce lien est naturellement étranger à la tradition locale, qui ne contenait pas de date; il est dû aux recherches postérieures des chronologistes et ne mérite aucune confiance. Il est possible qu'à une époque fort ancienne il y ait eu quelques incursions et quelques Invasions isolées, mais les grandes conquêtes celtiques dans l'Italie du nord ne peuvent avoir précédé le déclin de la puissance étrusque, c'esl-à-dire la seconde moitié du 111° siècle de Rome (503-454 avant J.-C.)'. » Telles sont les paroles de M. Mommsen. Ce savant admet avec Tite-Live (V, xxxiv) et Justin (XXXIV, 4) la réalité de l'expédition de Bellovèse en Italie; avec Tite-Live (V,xxxiv), Justin (XXIV, 4) et César (VI, 24), la réalité de l'expédition faite en même temps par Sigovèse dans la forêt Hercynienne et en Pannonie; mais il rejette la date attribuée par Tite-Live à cet ensemble de grands faits militaires que Justin ne sépare pas chronologiquement de la prise de Rome par les Gaulois, et qui, supposant la conquête d'une partie de l'empire étrusque par les Gaulois, ne peut être chronologiquement séparé de la période oi^i commence la ruine de ce puissant et splendide empire.

t. Ainsi, des savants éminents m'ont précédé dans la voie que j'ai suivie. Je ne puis, par conséquent, être taxé de témérité. D'ailleurs, pour m'adresser ce reproche, il faudrait établir que, dans le passage en question, Tite-Live, dont l'érudition est si souvent superficielle, a été particulièrement informé. Quelle est la date de l'auteur anonyme auquel Tite- Live, vers l'an 25 ou 20 avant J.-C, a emprunté la légende du secours prêté par les Gaulois aux fondateurs de Marseille ?

« Marseille a été fondée sur le territoire des Ligures, comme nous l'apprennent vers l'an 500 avant notre ère, Ilécatée de Milet, cité par Etienne de Byzance -,.et au 111= siècle, Timée, cité par Scymnus deChio^.

temps de Bellovèse, qui aurait vécu, suivant lui, COO ans avant notre ère, l'occupation des territoires de Brescia et Vérone par les Cénomans. Or lîrescia et Vérone sont tout proches de Mantouo, nlle étrusque, comme nous l'apprennent Virgile et Pline : et vers l'an 400 les Étrusques, si proches voisins des Gaulois depuis deux siècles, les auraient appelés genlem invisitalam , novos accolas! Il est également impossible de concilier ces expressions avec le eh. xxxiii, qui nous montre l'empire étrusque s'étendant au nord du Po jusqu'aux Alpes ;\ l'époque précisément où la conquête do l'Italie du nord par Bellovèse aurait eu lieu ; en sorte que ce serait sur les Étrusques que les Gaulois de Bellovèse auraient, en l'an 600, conquis l'Italie du nord : li'S Gaulois auraient conservé ces conquêtes, il les posséilaient encore en -100, et, à cette date, les Gaulois auraient été, pour les Étrusques, des inconnus!

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