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ET CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

La division dos temps dits préliistoriques en trois Ages, en â(/e de la pierre, âcje du bronze cl âge du fer, est d'origine récente. Tliomsen, directeur du musée des antiquités du Nord à Copenhague, l'a appliquée le premier au classement des collections dont il avait la gaidr (1830-1836). J.-.T. Wursaae, son successeur, suivit son exemple. Ce classemcul méthodique fit .sensation. Les différentes phases par lesquelles la civilisation avait passé en Danemark, avant la conversiiui des Danois au christianisme, étaient exposées aux yeux des visiteurs du musée dans un ordre à la fois logique et lumineux. La simplicité et la clarté de coite classification frappèrent tous les esprits. Elle n'i'lail pas seulement simple et d'une application facile, elle répondait exactement aux faits observés dans les pays Scandinaves. En Suède, en effet, comme en Danemark, l'étutle dos antiquités avait conduit à constater l'existence de trois périodes préchrétiennos distinctes : une période, la plus ancienne, durant laquelle l'usage des métaux était inconnu et les morts inhumés sous des monuments funéraires composés de grandes pierres (les dolmens et allées couvertes); une seconde période, caractérisée à la

1. Exlroil ilr In Grande r»c>/r/opi'flie, tome K' (arlicln Af/ex''', tSSfi. — Domiriiic c'ilitiiin.

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fois par riiilroilacliini de la mi'lallm'i^ie, rahandiMi des nniniimenls még-alilliiques comme sépnltiires et, la sulisiitiilidii du rite lie l'inciiKM-alion an lile di' l'inliumalion. Toutefois, duraut celte seconde péciode, tieux métaux seulement, le bronze et l'or, se rencontrent dans les sépultures. L'argent et le fer ne s'y montrent qu'à la période suivante, la troisième périiidi', pi''riode contemporaine de l'apparition des Hottes romaines sur les côtes Scandinaves, vers le milieu du i" siècle de notre ère. Ce sont là des faits incontestables. (Ihacune de CCS périodes avait été de lougue durée et répondait, même la premièrt^ la plus ancienne, à un état social relativement avancé. La seconde période n'avait pas seulement duré longtemps, elle s'étalait dans les salles du musée, aux yeux éblouis du visiteur, avec un éclat tout particulier, révélant l'existence, dans le nord, d'une civilisation préi'omaine des plus brillantes. Thomsen se crut autorisi'' à qualiller d'.'ige chacune de ces périodes. La première, que caiactérisaient les mimumcnts mégalithiques et le dépôt exclusif d'armes et objets de pierre ou d'ambre tians les sépultures, devint l'ilgo de la pierre, la seconde l'âge du bionze, la lioisièmr l'âge du fer. — Ces appellations qui répondent, en Scandinavie, à des réalités saisissables, à des ditTér-ences de mœurs tranché'es, à di'S étals d(! civilisation successifs el neliemenl ({(''terminés, étaient légitimes. Age, en ce cas, est synonyme de période ou phase dislinclc du (h'veloppemcnt social d'un peuple. Le mol a sa raison d'être. La majorité des archéologues anglais, allemands, fran(:ais et italiens accepta tout d'abord ces dénominations sans ohjeclions, et les collectifmneurs s'emprcssèi'enl (l'appliquer à leurs çidieclidns la classiliealion des archéologues du noi'd, sans se demander si elle était ('galenienl applicable à tous les pays.

Ce cadre de classiliealion est, en ell'el. Iri's séduisant, t'urnier des séries d'armes el d Hiilils de pierre, de corne et d ds ; des séries d'aim('s el d'oulils d(> l)r(inze associés à qu(d(|iH's rares bijoux d'or d'un style connu; rejeter dans une dernière catégorie les découvertes oii le fer se rencontre, tout cela n'exige

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fiiicunc rcclicrrlio pciiilile, pirsquo auciinf ronnaissanco élrangvre h la iialini' île la maliôre employée : l'opération esta la portée des intelligences les moins cultivées. Les séries ainsi formées donnent, de plus, peu de prise à la critique. Mais celte classification, en dehors des pays Scandinaves, répond-elle k la vérité historique? Les esprits réfléchis no tardèrent pas à s'apercevoir qu'elle n'y répond pas, que celte classification est factice el non naturelle. Le D'' L. Lindenschmit, l'éminent directeur du musée de Mayence, qui avait commencé à classer son musée d'après ces données, qui avait tout d'abord adopté la division des trois âges dans sou grand ouvrag-e, Itie Altorthïimer unserpr lieidnischen Vorzeit (1858), reconnut le pi-emier, après une année d'essais infructueux, qu'il faisait fausse route.

11 le déclare sincèrement dans la préface de son second volume en rompant définitivement avec la théorie des trois âges. En Allemagne, en effet, si ce n'est sur les côtes delà mer du Nord et de la Baltique (Oldenbourg-, Hanovre, Holstein, Meklembourg), ni les siM'ies de la pierre, ni les séries du bi'onze ne représentent un état di' civilisation analogue à celui dont le Danemark, aux périodes correspondantes, offre le spectacle. Les sépultures mégalithiques font complètemenl défaut dans tout le centre et le sud de la Germanie; les armes et outils de pierre y sont grossiers et relativement rares ; les sépultures oi^i le bronze se rencontre seul, sans aucun mélange d'objets de fer, ou, ce qui est la même chose, d'objets de bronze appartenant notoirement à la période du fer dans les contrées voisines (Italie et Gaule) — y sont une exception. Dans la majorité des contrées germaniques, aucun ensemble de monumenis funéraires ou autres, révélant l'existence de ce que l'on est convenu d'appeler un âge dans l'histoire des nations, no se montre avant l'introduction du fer. En Gaule, où l'âge de la pierre et des monuments mégalithiques est Iri's développé, où même, dans les contrées de l'ouest, il est dévehqipé à 1 égal, au moins, du Danemark, les traces d'ime période où le bronze était seul en usage, à l'exclusion de la pierre cl du h'r, sont insaisissables, sauf dans

Ips cités lariislros do la Suisse, oxcoplion qui no poul faire loi. Il existe, sans ddute, un grand nombre d'objets de bronze recueillis en (îaule. Une salle entière leur est consacrée au musée de Sainl-Ciermain ; mais les circonstances dans lesquelles ces objets ont été recueillis ne fournissent point les éléments nécessaires à l'établissement d'un âge particulier, distinct de l'âge de la pierre et de l'âge du fer. Soutenir qu'il a existé en Gaule un âge du bronze est un abus de mots. Les faits n'autorisent donc, ni en Germanie, ni en Gaule, la division des trois âges.

Cependant, l'élan était donné. La découverte des cités lacustres, se divisant en cités do la pierre et cités du bronze (IS.'îi-lSGO), semblait donner raison aux prétentions des arcbéologues danois, qui avaient fini par élever les faits observés cbez eux à la liauteur d'une tln'orie pliilosopliique. Un géologue suisse, Morlot, dans une brochure qui eut im grand retentissement sous le titre de : Etudes (léologico-archénlogifjuex en Danemark et en Suisse (Lausanne, 1860), avait fornuilé avec beaucoup de talent et une conviction communicative la nouvelle thèse. L'existence des trois âges y était définitivement présentée non comme un fait particulier à la Scandinavie ou même européen, mais comme la loi générale du développement de l'humanité. — Une autre cause contribua au succès rapide de la docli'ine. Parmi les savants qui, les premiers en France et en Italie, k la suite des Danois et des Suisses, s'étaient livrés aux éludes préhistoriques, étaient un certain nombre de géologues. Il leur sourit de retrouver dans les trois âges de Thomsen et de Morlot des divisions analogues aux grandes divisions des couches de terrain du globe. La lliéorie des trois âges devint entre leurs mains une espiîce de dogme. Les faits historiques les mieux établis no les inquiétaient point ; ils se plaçaient systématiquement en dehors de l'histoiii' ; les disciples ii(> leur ont pas manqué. Dès 1874, le délégin'- ilii ministère de l'instruction j)ubli(jue de France au congrès de Stockholm croyait devoir signaler au ministre ces dangereuses tendances : ' L'influence prépondé-

rantc des géologues dans le monvemcnl imprimé aux sciences préhistoriques, influence heureuse à tant d'éi;ards, a eu, écrivail-il dans son rapport officiel, ce résultat fâcheux d'introduire dans les faits relatifs au développement des Sdciétés humaines une méthode et des hahiludcs d'esprit foii peu applicables aux faits historiques. 11 pont y avoir, en géologie, une loi immuable de la succession des terrains de l'écorce terrestre : terrains primaires, terrains secondaii-es, terrains tertiaires et quaternaires; il n'existe point de loi semblable applicable aux agglomérations humaines, à la succession des couches de la civilisation. Affirmer que toutes les races ont passé nécessairement par les mêmes phases de développement et parcouru toute la série des états sociaux que la théorie des trois âges veut leur imposer est une dangereuse erreur. » Nous sommes liiuj(Uirs dans les mêmes sentiments. Assurément, l'homme a commencé par se servir des seules armes et instruments que la nature mettait à sa disposition. L'homme n'est pas né une hache de bronze ou do fer à la main. Une vérité aussi simple n'avail pas besoin d'être érigée en axiome. Les anciens avaient constaté bien avant nous ces humbles débuts iogi(juement imposés à la faiblesse humaine.

Arma unliqua mainis, un(/ucs dcntci^quc fucrunt El lapiiles el item sijlrnruni frai/mina rami.

(I.uciu'-.CE, De natura rcriini. liv. V, v. 1282.)

" Les prcmii'res armes i'ureni les mains, les ongles et les dents, puis les pierres et les branches arrachées aux arljres des forêts. »

Il n'était guère besoin non plus d'affirmer comme une découverte que l'introduction de l'art de la métallurgie dans les sociétés humaines manjuail, au sortir de la barbarie jirimitive, une première et sérieuse étape dans la voie du progrès. Le poète Lucrèce l'avait constaté avant Morhd.

Pûitlcrius l'erri vis est xrisquc reporta.

{LvcnkCE, Iric. rit.)

« Plus lard, on déccuiviit les jMiqiriétés du fer el de l'airain. "

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Il est donc naturel et conforme ;i la réalité des choses, aux données de Ihistoire comme à la logique, de diviser les temps primitifs, pour chaque pays, en jjériode prémétallicjue, ou âge de la pierre si l'on veut, et période ou âge des métaux. On dira, par exemple : La Gaule avant les métaux, la Gaule après les métau.x. Il n'y a point l;'i de système. Dans quelques contrées, comme en Danemark, placées dans des conditions toutes particulières, une phase intermédiaire, durant laquelle le bronze domino à l'exclusion du fer, peut donner lieu à une sous-division pour laquelle nous ne repousserions pas la qualilication d âge du bronze. Mais en adoptant ces grandes divisions, soit dans la classification d'un musée, soit dans l'arrangement d'un livre, il ne faut jamais oublier qu'en Occident, du moins, entre l'âge de la pierre et Tàge des métaux, il n'y a aucune relation nécessaire, aucun rapport de filialion. L'àg-e des métaux, qu'il s'agisse du bronze ou du fer, n'est point, en Occident, le développement logique, normal de l'âg-e de la pierre. C'est une civilisation d'importati(Ui. L'introduction du bronze et du fer dans nos contrées est un fait purement commercial ou d'immigration, ne remontant, ni en Ciaule, ni en (K'rnianie, ni en Danemark, au delà des temps historiques. Il u est pus un seul bronze découvert dans ces divers pays que l'on puisse faire remonter au delà du xvi" siècle avant notre ère; accorder cette date est même être très généreux. Les plus hardis parmi les préhisttu'iciens ne soutiennent pas le contraire. Ils se contentent de ne jamais soulever les questions de date. Les Danois eux-mêmes n'assignent pas à leurs plus anciens bronzes uiuj date antérirure au xu" ou xiV' siècle av. J.-('i., c'est-à-dire une date [jostérieure au règne du grand Sésoftiris Rhamsès II et à l'établissement des Hébreux en Palestine. Or, à celte époque, on sait aujourd'hui qu(^ l'Assyrie et ri']gvpte, pi-ii])ablenienl aussi ladhiiie, élaienl depuis plus de deux mille ans déjà en pleine civilisalion des métaux. Essayer de formuler la loi du dévelopjiement de l'humanité en s'appuyant sur des faits uniquement ohservés eu Gaule, en Suisse ou même en Danemark, est do.ic une illusion dont

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on s'explique diflicilemcnl la pursislanco; sous ces réserves, abordons rélude particulière des tiois grandes périodes désignées sous les lilres d'âge de la pierre, âge du bronze, âge du fer, en tâchanl de rendre ;i chacun de ces termes sa véritable signification.

Age de la piekre. — Toutes les races humaines ont passé par une période plus ou moins longue de leur existence durant laquelle l'usage des métaux leur était inconnu. Lanliquité n'ignorait pas ce fait, mais cet état rudimenlaire de l'humanité à son berceau, auquel quelques poètes et géographes grecs et romains avaient fait seulement des allusions passagères, n'avait point attiré, avant le commencement de ce siècle, l'attention des savants et des philosophes. Il ne semblait pas qu'il y eût là matière à recherches fécondes. Les relations des grands voyageurs du siècle dernier, les découvertes archéologiques contemporaines ont complètement modifié les idées à cet égard. Non seulement il a été démontré que l'ignorance de la mélallnigio n'excluait pas un certain degré de civilisation sous les climats heureux des mers du sud oii de nombreuses populations étaient encore, il y a cent ans, en plein âge de la pierre, mais qu'aux extrémités même de l'Europe, dans les contrées du nord et de l'ouest, en Irlande, en Angleterre, en Danemark, en Suède, en France, et même en Portugal, dans les pays qui semblaient les mieux connus, avaient existé, à une époque dont l'histoire ne parlait pas, des tribus organisées en sociétés, ayant des chefs et des lois respectés, bien qu'elles ne fissent aucun usage d'armes et d'outils en métal. C'est là une des grandes découvertes de ces dernières années. Des monuments funéraires importants et nombreux, les dolmens et allées couvertes, attestent que ces tribus de l'âge de la pierre ont joué, à leur manière, xm grand rôle dans nos contrées. L'exploration des monuments fait connaître, en effet, que ces tribus étaient à la fois pastorales et agricoles, que \v culte des niorls. la jdus ancienne forme qu'ait revêtue l'idée religieuse, élail cIk /. elles par-

ticulièrcment développé, qu'elles jouissaionl, en un mol, truiie civilisalion véritable quoique irordi'c iuférieui-.

Kij,'- ■^- — Uoliiicii .irmurifniii Kurlvonuoi.

Si, en Danemark, ces tribus paraissent avoir été les premiers occupants du sol, en (^laulc elles avaient été précédées par des nomades s'abritanl une partie de l'année dans des cavernes qui leur servaient également de sépulture. Ces nomades, chasseurs de rennes, vivaient dans des conditions sociales tout autres et beaucoup plus grossières que les tribus des constructeurs de dolmens. Ils n'étaient pas cependant à l'état sauvage absolu. Le sentiment de l'art était très développé

Kip. 4. — lîuis (II' fi'iuii' j;i';i\t'' ili'coiivi'ii ilitiis l;i i";i\rrii(' lie C.liamuiil (C.liiirnih', en IS.il'.

(•liez eux. Il suflil, pdiir s'en convaincre, de jeter un regard

sur les ossements et huis de cervidés recueillis dans leurs ca-

1. Voir miisûe de Saint-riiTinain, salle I, \jlriiii' 2:1. C.i'tlc «l'anirc osl la [ii-ciiiiiTe qui ait (''tr ifiMicillji' dans une (•a\('mi', à imi' t'iioque, aiilc'i'iciiri' aii\ discussions soiiii'vérs l'ar l''s ilrcouvi'rte» (l(! lioucliof de l'erthcs. Son aullicn tii'iti' nr iiriil lain; aucun doute. C.fr. l'nnr/rrs iii/rnirilionnl de Cii/ii-ii/iirr/iif. 18til), p. 114 et l^.'i; Cuiiii>le.t-lteitili'.s ilr /'Aciul. tics lii.iciiiiliunn, 2'J avril 1887.

vernes cl qui, gravés et sculptés avec une rare habileté, fout l'admiration de tous les visiteurs de nos musées (Musée de Saint-Germain, salle I, vitr. 20-2G). L'étude des cavernes habitées forme aujourd'hui toute une branche de la science des temps préhistoriques.

Bien que nous touchions, avec les hôtes des cavernes, à des temps très éloignés de nous, ces nomades eux-mêmes avaient trouvé riKjmme déjà établi en Gaule. Bouclier de Perlhes, dont cette découverte a illustré le nom, a prouvé que dans une antiquité bien plus reculée encore, à l'époque qualifiée par Cuvier de diluvienne, l'homme vivait, en Gaule, associé aux grands mammifères dont la race est éteinte aujourd'hui : le mammouth, le grand cerf, le rhinocéros tichorinus, le bos primigcnius. Des outils ou armes en silex, incontestablement travaillés par l'Iiommi', gisent, en effet, dans les terrains diluviens de la plupart de nos grandes rivières (la Somme, la Seine, la Charente, etc.), mêlés aux ossements de la faune éteinte. Ainsi s'est développé peu à peu, aux yeux des savants étonnés, un âge de la pierre qui. se prolongeant, en Gaule, démesurément dans le passé, peut être sui\i dans ses lents progrès jusqu'à l'établissement de l'état social représenté par les monuments mégalitiques, état social qui nous donne, pour la première fois, le spectacle d'une société organisée. — A côté de râgc de la pierre général et vulgaire, commun à toutes les races à l'origine, et que nous retrouvons encore dans sa grossièreté primitive chez (juelques sauvages modernes, a donc existé dans certaines contrées, sous des influences (jue la science devia déterminer, une civilisation spéciale de la pierre digne de toute l'attention du monde savant.

Divisions de l'âgt' dr la pierre en (îaiile. — En France, le pays où l'âge de la pierre se montre dans son plus complet développement, plusieurs subdivisions de celte grande époque ont été proposées; aucune ne paraît complètement satisfaisante. La science est encore en voie di' l'oiinalion. Les divisions (jui ressorteut des mémoires d iùloujud Larlet, ce sage

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