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Marbres di' l'aros. ligue

\r CONGRÈS DE ST0r.KH0r.>[ S!(

délivrance '. C csl là également que les commentateurs de la Bible fixent la ville de Tubal, la patrie deTubal-Caïn.lo premier forgeron, non loin du pays où Homère plaçait les Chalybes, ces industrieux travailleurs de métaux. Au fond de ces vieux mythes, on le sait aujourd'hui, se cachent et se dérobent des faits histori([ues d'une grande importance. Y anrait-il donc trop d'audace à conjecturer qu'au milieu de ces troubles et de cette mêlée de races diverses du xx" au xvi° siècle avant notre ère, époque à laquelle nous transportent vraisemblablemeni ces légendes, à la suite des luttes sanglantes auxquelles paraissent avoir pris part Gog- et Magog, les fils de Sem comme ceux de Japliet, quelques tribus héroïques de l'âge du bronze, forcées de quitter le Caucase, aient remonté peu à peu jusque dans les climats rudes, mais attrayants, où nous trouvons aujourd'hui, en abondance, les armes de bronze^? Il y a. nous l'avouons, entre ces faits, une connexion apparente qui nous séduit.

Nous sommes convaincu que c'esl dans cette direction que l'on trouvera la solution de la (piestion de l'âge du bronze.

La logique la plus sévère ne s'oppose en rien, ce nous semble, à nos conjectures: tdle y conduit au contraire naturellement, car, dès que la civilisation du bronze n'est pas née dans le nord, ce qui paraît prouvé aujourd hui, où devonsnous en chercher le premier épanouissement sinon là, près de nous, dans celte contrée fameuse, célèbre à la fois chez les Sémites et chez les Aryens, qui, depuis l'origine du monde, a été le réceptacle et le refuge des races les plus diverses, le point de départ ou le passage de tant d'invasions, tout près de cette fameuse Colchide. théâtre des exploits des Argonautes ^

1. Il n'c^l piis iloiiliMi\ i|u'il \ :iil eu iliiiis ri'~ cniilirTS l'iml.ii-l cl rliuc dt' iteiix civilisations (i'(>s]irit upposi'' cl cmicniii's.

2. Lo muscc iIp Oopi'nli.'iiîiio possrdfi actiiclli'riirii' plus ilr s(']it ci'iils rpros (Ml bronzf ; on iii coiinait pri'S do doux cpiils on Siii'ilc.

3. La Ic'Kondi' iirpliiqui', rcho do la tradition ipiinoiis si'Mihlo la plus ani-iiMirio, conduisait les Argonautes jusqu'où Irlaudo, par lo Unii'per et l'Océan (la lîaltiquo), à travers lo pays dos Hyporborôons. Ils revcnaiont en Grèce ])ar lo détroit de fiadès. Nous sommes convaincu que c'était là, en efl'et, la route que décrivait lo périple primitif. Cf. 'Opiffw; 'ApY^"'»'J"''''à- ^'- !•''?■•' <"' '-'I • ot lliodoro ,

60 I." \nrHÉoi,OGii^ piiÉmsToiiinrE

les premiers explorateurs du nord, les premiers colonisateurs de l'Italie par la voie du Danube ; do celle contrée où ont laissé leui' empreinte les Finnois comme les Chaldéens, les Cimmériens comme les Mèdes. Les faits connus se concilient avec cette liypotlièse; elle s'accorde avec l'opinion de M. Hans Hildebrand, qui \eut qite les bronzes de Suède et de Hongrie représentent, le développement séparé d'une même industrie venue d'un centre connniin: avec celle de M. Lerch '. qui affirme qu'il ne faut point chercher au nord-est, c'est-à-dire en Sibérie, l'origine du bronze Scandinave : les bronzes sibériens n'ont aucun rapport avec les bronzes de Suède. Si, maintenant, nous écartons la Grèce et l'Elrurie, pays trop récents et qui, d'ailleurs, ne sont point métallui-giques, que nous reste-t-il, en définitive, sinon le Caucase et les rives de la mer Noire, le Pont, la mer par excellence aux \oux des poètes grecs des premiers âges'?

Au milieu des mille découvertes importées d'Orient en Danemark et en Suède, à l'âge du bronze, se distingue un art, un seul, qui, lui jusqu'ici par exception, paraît n'avoir point une origine étrangère : l'art de graver sur rochers certaines représentations figurées. M. Lorange pour la Norwége, M. Montélius pour la Suède, se sont chargés d'expliquer devant le Congrès ces singulières et obscures annales. Les sculptures des rochers Scandinaves représentent, en effet, des scènes de toute sorte. Ici se voit une cliarnie attelée de deux chevaux,

liv. 1, c. 06. 1 licaucoiiii il'liistuiii'iis, l'ciil Uiodoii'. t.iiil anciiMis (|iip iiiuili'i'iie» et do ce noiubre est Tiniro iTiniiV rcrivait 280 ans environ av. ,1.-1'.. |. prélemlent que les .\rgonautos, après avoir enlevé la Toison d'or, apiirirent i|u'.+".étès tenait l'entrée du Pont fermée jiar ses navires, et que cette cireoiistani-e lournit aux .\rgonautes l'oreasion de faire une action étraii(;o et niénioralile ; ils remontèrent jusqu'aux sources du Tanaïs Ile Don'.'] tirèrent leur na\ire à terre, le traînèrent jusqu'à un fleuve |la Vistule'?] qui se jette dans l'Océan et arrivèrent ainsi dans la mer. .\yant la terre à gauche, ils contimièrenl leur iiavifjatiou du nord au couchant et, arrivés jirès du détr(jit de Cadès. ils enlrèriMit dans la Méditerranée. '■

1. Secrétaire de la Commission archéologi(|ue de Sainl-Pélersljourt;.

2. Il ne faut voir là d'ailleurs que la gi-ande halte de l'indusliii' du hronzivers l'Occident, le foyer de rayonnement inimilif devant être vraisemblablement cherché [dus à lest dans le Caucase indien.

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témoignant du rôle que l'agriculture jouait alors déjà dans le

Fig. 9. Charrup attelép de l.-i grande sculpture du lorher de Tegnoby en Bohuslfen. ir'ô-

Boliuslœn '. Là des cavaliers, armés de lances et de boucliers, se disputent la victoire. Ailleurs ce sont des scènes de cliasse ou de pèche. Des vaisseaux longs, à proue élevée, semblent

Fig. 10. Hommes à elieval représentés sur l'un des rochers de Tcgneby,

n..liii>laMi. ^V-

armés en guerre. Ce.s rochers, déjà nombrcu.v en Suède, sont bien plus nombreu.x en Norvège, où l'on compte plus de deu.K cents de ces sculptures. Li-s décrire ici serait impossible. Les

Fig. 11. .Navire avec son étjuipage figuré sur un <lcs rorhers de RoliUnl.i'M.

bois ci-contre, que nous devons à l'obligeance de M. Monlé-

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