‹ Nos originesChapitre 47 sur 188 · Voir pins loin l'nrlirlc Moiiumenh re/liquen de rAlgfrie · texte numérisé non relu

Voir pins loin l'nrlirlc Moiiumenh re/liquen de rAlgfrie

LES M0NU3IENTS DITS (ELïinUES 141

on croit qu'ils servaient cir drmi'uies aux nains; sur d'autres, de lombes aux géants. Il est des légendes indiennes (|ui rappellent quelques-unes de celles que nous trouvons en Europe. -Vin.si, M. Taylor rapporle l'histoire d'une noce pétrifiée pour n'avoir pas interrompu la danse au moment où passail luic divinité. C'est exactement ce que l'on raconte dans le Boulonnais, à propos du cercle de Landretliun. Enfin, parmi les dolmens indous, il en est dont l'un des supports est percé d'un trou comme la pierre du fontl du dolmen de Trye-le- Chàteau ' ; mais là s'arrêtent les ressemblances. L'incinérai ion . en cU'et, paraît dominer dans les sépultures de l'Inde, et le fer y est très fréquent. Taylor (p. .'{99, 400 et 421) parle de pointes de flèches barbelées en fer, de couteaux de fer ri de morceaux do fer oxydé. Le bronze s'y montre sous la forme de cloches. A l'une d'elles était encore attaché son pendant de fer. Aucune trace d'armes en sile.x et point d'armes de bronze.

Une aulrc particularité est à noter, c'est que les vases qui sortent de ces tombes l'csscmblenl à certains vases des sépultures de l'Amérique plutôt qu aux vases que nous trouvons en l'Airope dans les monuments analogues. Ces vases sont le plus siiuvent rouges et d'un très beau poli.

.M. Biot, [larlanl des mmiuments du Malabar, dit quils contiennent toujours des m'ues, des os, des instrumrnis en fer et spécialement des espèccis de tridents, qui indiquent, selon lui, que ces constructions ont été faites par les Indous.

Plus au centre du Deklian, nii a trouvé sous des dolmens des objets en cuivre. (Biot, p. 9.)

Quelle relation peut-il y avoir entre les monuments de l'Inde et ceux de l'Iùu-ope, eiilrc ceux di' l'I'lurope et ceux de la Tartario el de la Sibérie? Personne, je crois, ne saurait aujourd'hui le dire, et M. Tayloi- est hii'ii hardi (juand il

1. Nous .iviitis vu (|uc les (Idliilrns ;'i (iinriluic ]jr,ili(|iii''i' il;iiis une ilo il.illr-, se ri'tniiivi'iit iliins tons les jjays on cxistciil de vi'-riliilili'S doIrniTis. en Knincf, en Angleterri'. en l'.ilesthie et deius le CiUic.-ise. Voir pins loin un article spécial sur ce (.'cnre de MiiMinrnenls.

donne aux monuments de l'Inde le nom de scylhico-druidiques.

Pour nous, nous ne saurions voir dans ces renseignements autre chose que des pierres d'attente, placées à des points extrêmes, sans que rien nous indique par suite de quelle série d'événements il pourrait y avoir entre ces divers monuments une relation quelconque, car il est difficile de croire que les monuments do Flnde soient, je ne dis pas antérieurs aux nôtres, mais même d'une époque contemporaine. La présence du fer seule empêcherait de s'arrêter à cette idée.

C'est assez, toutefois, pour encourager à de nouvelles recherches, trop peu pour permettre de hasarder aucune opinion ni sur l'époque à laquelle ces monuments ont été élevés, ni sur les peuples auxquels ils ont servi de sépultures.

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