‹ Nos originesChapitre 6 sur 188 · Hi'-rod., V · texte numérisé non relu

Hi'-rod., V

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une foule de renseignements que les historiens, les orateurs, les poètes ne nous donnent pas. A ces lacunes, l'archéologie supplée parla découverte incessamment renouvelée de monuments, d'ustensiles, d'armes, de bijoux qui comblent les desiderata de la science. Elle éclaire les textes obscurs, comme les textes servent souvent, en retour, à expliquer les objets eux-mêmes, leurs usages, leur signilication, et à en fixer la date.

3Iais l'archéologie est appelée à jouer un rôle encore plus important. Un des problèmes les plus difliciles a toujours été la détermination des courants divers ayant porté dans les diverses contrées de l'Europe les éléments de la grande civilisation. Les origines des civilisations grecque, étrusque, celtique et romaine sont encore inconnues ou mal connues. L'origine même et le caractère des races occupant ces pays sont discutés '. L'archéologie se prépare à résoudre ces difficiles questions.

Les questions celtiques, surtout, ont fait d'immenses progrès. Un livre d'ensemble pourra sous peu s'écrire, appuyé de données précises, sur les temps primitifs de la Gaule et des pays du Nord. Un volume entier suftiraà peine à résumer les faits vaguement renfermés autrefois dans la première page des histoires de France. Les articles présentement offerts au public sont comme la préparation, le préambule de cette œuvre plus importante. On y verra, nous l'espérons, sur quelles bases larges et solides pourra s"élever l'édifice nouveau. INous nous hasarderons même à en tracer ici les principales lignes. Le lion qui unit entre eux nos divers articles en deviendra plus sensible.

1. I)('iHiis la iHiblicalinn de notri' prcniii'i'i' éflilioii, a paru sur ce sujet uu livre iilcin d'une saine éiudilion dunt nous ne saurions Irop reeonuuander la lerlure : l.fs premiers hiihitiinls de l'Europe, par M. d'Arljois de .lul]aiu\illo.

DE LA PREMIKHK ÉDITlu.N XI

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