Ce musée en iiossède aujouid'liui plus de mille
LA PART DES DIEUX
merce intime avec l'Etrucie et que la civilisation du Midi nous envahit. Or, il y a de très sérieuses raisons de croire que cette ouverture de la Gaule aux influences méridionales ne date que du vi' ou du vu" siècle au plus avant notre ère, et que l'ère proprement dite inaugurée par ce contact de la civilisation hcllénico-élrusque avec la Gaule ne doit, par conséquent, se compter qu'à partir du siècle suivant. Antérieurement aux temps (jui correspondent approximativement à la fondation de Rome (753 av. J.-C.), la majeure partie de la Gaule est encore en plein âge de la pierre, quelque peu mitigé par l'introduction du bronze que j'ai appelé hyperboréen.
Mais il est temps, après ce long préambule, d'arriver au fait qui motive ces réflexions et qui nous a déterminé à écrire celte note au lieu de transcrire simplement la découverte de M. le D'' Gross.
Tous les archéologues connaissent, de nom au moins, la belle découverte d'objets de bronze dite de Vaudrevamjes^, signalée par M. Victor Simon, de Metz, et acquise, depuis, par le musée de Saint- Germain'. Ces objets, qui se montent à soixante et une pièces, avaient été enfouis au milieu d'un marais, comme il semble que quebjues peuples septentrionaux ont eu l'habitude de le faire pour les dépouilles prises sur l'ennemi, quand ils voulaient les otfrir à leurs divinités. C'est ce que j'appellerais volontiers la Part des Dieux. Les découvertes de ce genre sont fréquentes en Gaule '. Au nombre de ces objets étaient, avec quatre haches, n^ ^^ une é|)ée de bronze (fig. .^4) de la forme la plus élé- ,. ''p^"''»
1. V.'uidrevanges près de Sarrclouis (en alloni.iiiil \Vii//cr/ai)f;en).