PENDANT L'ÈRE CELTIQUE
PHÉAMBULE
bans iiolru aute sur le bronze îles pays Irunsatpins, ikius avuus clil qu'antérieureinenl à l'intluence étrusque s'était répandue directement d'orient en occident, par la voie du Danube, une série d'objets de bronze d'une faliricalion uniforme, donl les divers spécimens se renconlrenl dans des tombes antiques, non seulement au nord des Alpes, mais au sud de ces montagnes, sur le territoire de l'ancienne Cisalpine, et même au delà jusque dans les Apennins. 11 était nécessaire d'appuyer cette assertion sur des faits indiscutables, démontrant l'antériorité de quelquesunes au moins de ces sépultures comparées aux lombes étrusques de l'époque classi(|ue. Tel est le but du présent article. Il se rattacbe, d'ailleurs, directement à nos études celtiques par cette considération, que la couche profonde de civilisation que nous atteignons dans de pareilles recherches est justement celle à laquelle appartiennent, suivant nous, les . tribus celtiques primitives. Or, nous le savons par le témoignage même des anciens aussi bien que par les inductions que l'on peut tirer déjà des découvertes archéologiques, les premières populations venues d'Asie en Europe, à l'époque où les métaux furent introduits dans nos contrées, apportaient en Occident une civilisation à peu près uniforme, même quand elles appartenaient à des groupes de race et de langue distinctes. Bien longtemps après, du temps de Polybe et de Strabon, (|uelques-uiis de ces groupes, les [dus tenaces dans leur all'eclion aux anciens usages, se faisaient encore remarquer |iar la similitude du costujne qu'un contact journalier avec la Grèce et Rome n'avait point altéré. Nous savons pertinemment, par exemple, que les Vénèles de l'Adriatique au temps de Polybe (150 ans av. J.-C), et les Ligincs ou l.igyens au temps de .Strabon (siècle d'Auguste), avaient conservé les anciennes mœurs celli(/ues. <c Les Vénètes, nous dit Polybe (11, 17), quiiiquc ne parlant pas le même idwmr, ressemblent bcaneoup aux Celtes pour le vêtement et les ma'urs. " — " On eompic dans les Alpes un yrand nombre de peuples, écrit à son tour Sira-