CHAPITRE II
Troisième voyage de M. de Brazza. — Prise de possession de Loango et de Pointe-Noire. — Remise da traité à Makoko. — Explorations dans le bassin du Congo. — La Ck>nférence de Berlin.
Le 20 mars ISSS, M. de Brazza s^embarqaait à Bordeaux^ à bord du Précurseur ; il partait avec le titre de commissaire de la Bépabliqne française. Au commencement d^avril, il atteignait Dakar, où il embarquait cent trente laptots, et le brave sergent Malamine, qui avait été chargé de la garde du drapeau français à Brazzaville^ et qui demandait à notre compatriote de Taccompagner encore dans ce nouveau voyage ; puis il gagnait le Gabon.
Une avant-garde, commandée par M. de Lastour, partie de France au mois de janvier, s'était rendue directement sur le bas Oorôoué où elle attendait l'arrivée du chef de la mission.
A Libreville, M. de Brazza était arrêté par le débarquement de ses marchandises : vivres, effets, munitions, qu'on ne put abriter sous les hangars du gouvernement, et qui, pendant plusieurs semaines, restèrent sur le quai, exposées au soleil, à la pluie et aux attaques des voleurs.
Le 30 avril, M. de Brazza se rendait dans le bas Ogôoué et au cap Lopez^ pour s'assurer que le chef de station avait bien exécuté les instructions données ; puis il retournait au Qabon.
Pendant qu'arrête à Libreville, M. de Brazza terminait les derniers préparatifs de son expédition, le lieutenant de vaisseau Cordier, commandant du Sagittaire, s'emparait de Loanoro, à Temboncliure du fleuve Qaillou et de Ponta Negra^ sur la côte. Il rencontra une vive opposition de la part des négociants anglais et portugais établis sur ce point ; ils refusèrent même de vendre dis vivres à nos marins qui souffraient de la fièvre ; mais une circonstance fortuite vint le tirer d'embarras :
Une des embarcations du navire français l' Oriflamme avait chaviré dans la barre ; aussitôt^ les matelots g'élancèrent à son secour», et, pour être plus libres de leurs mouvements, retirèrent leurs vêtements qu'ils laissèrent sur la plage. Quand ils revinrent, après la besogne terminée, les effets avaient disparu, volés par les indigènes qu'excitait un des chefs. Le roi de Loango, dont ce chef n'était que le vassal, lui retira ses territoires pour le punir et, en compensation des objets volés, les concéda à la France. La prise de possession de ces deux points de la côte nous rend maîtres de deux mouillages importants qui seront la base de toutes nos opérations dans l'intérieur.
Après avoir visité cette partie de la côte. M, de Brazza gagna l'OgôouéetserenditàLambaréné, d'où l'expédition devait partir ; puis, remontant le fleuve, il fondait les établissements de Njolé , Achouca, Madiville (ville de l'huile), et arrivait le 22 juillet à Franceville.
Un avis du docteur Ballay l'ayant rassuré sur l'attitude des ind'gènes, et prévenu que Makoko attendait son arrivée avec impatience, M. de Brazza se
mit en route et gagna le Congo à 190 milles an-des*- Bos de la station de Bolobo ; puis, redescendant le fleuve, il atteignit Nchangonno, d'où il se dirigea par terre sur la résidence de Makoko. Accompagné de M. Ballay, le commissaire du gouvernement français arriva sans encombre à Mbé^ résidence du roi. Audevant de lui accouraient^ portant le drapeau français, tous les chefs des deux rives, heureux de revoir le voyageur.
Après quelques jours consacrés au déballage des cadeaux, SI. de Brazza^ son frère^ le docteur Ballay et M. de Chavannes se mirent en route, précédés d'un piquet d'honneur, de musiciens, de porteurs de dais, de féticheurs; le représentant de la France s'avançait au milieu du cortège flanqué de hallebardiers,
(( L'arrivée du plénipotentiaire français fut saluée par le vacarme assourdissant des tam-tam. Au bout d'un quart d'heure d'attente, la porte du palais de Makoko s'ouvrit et livra passage aux familiers du souverain et à seé femmes portant chacune, qui la pipe du Makoko, qui son verre à boire, qui la cloche qu'on sonne quand il boit, qui l'étoffe dont il se couvre pendant cette cérémonie, — car c'est une véritable cérémonie que la façon dont les chefs boivent ici — qui son tabac, son briquet, les fétiches, etc.. Derrière ce flot de monde, assez mêlé et très peu vêtu, s'avançait le Makoko souriant à M. de Brazza, et marchant gravement sur la pointe des pieds, ce qui est le comble de la distinction, d
Makoko prit place un instant sur sa peau de lion, où M. de Brazza avait fait déposer des tapis et des coussins de reJonrs rouge, qu'il lui apportait ; puis, se levant, il
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tendit la main à notre compatriote, le prit à bras le corps et loi donna une Tigonreose accolade. Les transports de joie on pen calmes, le r^i africain, se toomant vers ses snjets, 8*écria :
— Nganùm^ Ngagnioa (ceqne je Tais dire est vrai}. Et le penple répondait en chœor :
— Ngagfda mêla (oui, c'est vrai).
Alors le Makoko commença nne sorte de dians(% qne M. de Brazza tradoit ainsi:
c Voos tons qui êtes lâ, voyez !
c Oeliii qu'on avait dit perda, il est là!
c Gelai qu'on avait fait mort, il est reyennl c On avait ditqa'il était panvre, regardez ces riches présents! c Ceux qoi ont dit cela sont des mentears ! >
Et le penple répétait en chœnr :
c Ceux qui ont dit cela sont des menteurs I »
Le lendemain, un grand palabre réunissait tons les chefs, qui devaient assister à la remise du traité.
Assemblés autour de Makoko, sous un immense vélum do laine rouge, chaque chef était assis ^ tenant devant lui le grand fétiche de sa tribu, quelque chose comme un dieu lare, apporté pour donner plus de solennité à la cérémonie.
Le roi rappela en quelques mots l'engagement pris par lui et les chefs vis-à-vis de la France; il dit les efforts tentés par d'autres pour l'engager à dénoncer le traité passé avec M. de Brazza, et la façon dont il avait repoussé les avances qui lui étaient faites.
Le commissaire français remercia Makoko^ ^i lvx\
remit le traité ratifie par les Chambres ; pnis il emmena les chefs sous uq immense hangar où étaien^ exposés les cadeaax apportés à lear intention, chacun d'eux portant sur une étiquette le nom de son destinataire.
Après quelques jours passés chez le Makoko, de Brazza descendît le Congo jusqu'à Brazzaville ; arrivé là, il voulut se mettre en rapport avec les agents de Stanley étaMis à Leopold ville, do l'autre côté du Stanley- Pool ; ses avances furent repoussées avec une certaine hauteur ; les agents do l'Association internationale du Congo ne pouvaient pardonner à notre compatriote d'avoir conquis à la France de si grands et de si beaux territoires ; leur jalousie surtout ctait excitée par le dévouement de Makoko à notre cause; ils éprouvaient un secret dé[)it à voir leurs avances re] oussées. Ne pouvant rien par les promesses ou les menaces, ils usèrent de la calomnie.
Pendant que, remontant le Congo avec une troupe de cent hommes armés de fusils à tir rapide, M. Stanley faisait de la colonisation à main armée, arrachait par la force ou la peur des traites à tous les rois nègres du haut fleuve, ses agents ne restaient pas inaclifs : ils envoyaient en France des nouvelles déplorables sur Tétat de nos établissements.
Ces moyens ne suffisant pas, ils répandirent le bruit de la mort de M. de Brazza et de son frère.
Heureusement, M. Datreuil de Bhins, ancien compagnon de M. de Brazza, et représentant à Paris de la mission de Touest africain, était en mesure de dv^mentir ces calomnies et d'indiquer clairement leur source. On ne s'en inquiéta pas outre mesure en
France^ et jamais on n'a cesse d'avoir la pins grande confiance dans le succès de l'œayre entreprise par notre compatriote.
Après avoir installe M. de Cha vannes à Brazzaville , le chef de la mission reionmait, le 1^ juin 1884, auprès de Makoko ; celai-ci, apprenant les ennais de M. de Brazza, lui offrit immédiatement de le mettre à la tête d'une armée ; notre compatriote eut bien de la peine à lui faire comprendre que sa mission était toute pacifique, et que d'ailleurs il n'y avait pas matière à combat.
Depuis cette époque jusqu'au 25 juillet, M. de Brazza parcourut les différents postes fondés par lui ; à cette date, il apprit les résultats de la Conférence de Berlin, qui nous attribuait toutle bassin du Quillou, et reçut l'ordre de rentrer en France. Avant àà partir, il remonta jusqu'à l'Oabandji, revint à Brazzaville, et descendant le Congo, gagna le Gabon et de là la France, oà il arriva le 18 novembre 1885.
La réd^ption faite à M. de Brazza à son arrivée à Paris, les applaudissements qui ont salué le récit de son voyage, dans une conférence faite par lai le 21 janvier 1886, ont prouvé que la France entière lui sait gré de la façon dont il a accompli sa mission, et le désignent d'avance au poste de gouverneur du Congo français.
I Pendant ce dernier voyage, le rôle de M. de Brazza a été uniquement celui d'administrateur et d'organisateur: il a fondé de nouvelles stations sur le cours de l'Ogôoué, sur la côte^ le long du Quillou et sur le Congo; ces stations, il les a organisées, leur a donné des chefs, a assuré leur ravitaillement ; il a conclu
des traités avec les tribns indigènes vivant snr ces territoires; il s'est assuré leur concours et a inau^nré parmi elles un système de service obligatoire qni assure à notre possession du Congo Faide et le secours de sept mille indigènes ; cette espèce de recrutement est fondé sur les mêmes bases que Tioscription maritime : les hommes doivent à la station française un service d'un certain temps, soit comme soldats^ soit comme pagayeurs ou porteurs.
Pendant que M. de Brazza luttait si vaillamment sur les bords de l'Ogôoué et du Congo, pour l'extension de nos possessions, la diplomatie européenne réglait la question du Congo dans une grande conférence réunie à Berlin.
Nous avons vu quelle était l'origine de l'Association internationale du Congo. M. Stanley fat chargé de fonder des stations commerciales sur les deux rives du grand fleuve ; il en créa un certain nombre sur le bas Congo, et, arrivé à Stanley- Pool, il trouva toute la rive droite occupée par les Français, sur le territoire concédé à M. de Brazza par le roi Makoko.
M. Stanley passa sur la rive gauche et fonda Léopold ville en face de Brazzaville; mais il essaya de faire revenir Makoko sur les termes du traité signé avec la France, et tenta de le décider à nous retirer i les terrains concédés. Toute son habileté et sa diplomatie n'amenèrent aucun résultat.
D'autre part, le représentant de l'Association internationale africaine menaçait, par ses agissements, de changer absolument le but de la création de cette association : il lançait sur le fleuve le canot à vapeur le En at7an;^ battant pavillon belge ; il remontait jus-
Gacrrior Batéké.
liS CONGO FRANÇAIS. 1S3
qu'à Stanley-falU. créant des stations sur lesquelles flottait le drapeaa belge, les peuplant de Belges et en confiant la direction à des officiers du roi Léopold. D'internationale qu'elle était, Tassociation allait deve* nir exclusivement belge.
La situation était déjà très tendue au retour de M. de Brazza en France : la nouvelle de son traité avec Makoko et do son exj>loration du Niari avait mécont nté T Association qui, aussitôt son départ, B^était empressée de créer cinq stations dans le bassin de ce fleuve.
Ce fut bien pis lorsqu'on apprit que les Chambres françaises avaient ratitié le traité passé avec Makoko.
Cet acte de notre Parlement eut pour conséquence immédiate de soulever des protestations de la part de deux puissances européennes.
La Hollande réclamait un petit territoire qu'elle avait autrefois occupé sur la rive droite du Congo, dans le pays des Batékés ; cette revendication ne fut même pas prise en considération.
De son côté, le Portugal faisait valoir des droits de priorité à l'occupation des rives du fleuve ; mais quand les déclarations du ministre des atTaires étrangères et les rapports de la Chambre et du Sénat eurent fkit savoir que not/e gouvernement reconnaissait au Portugal la possession de la rive gauche du Congo, et la légitimité de ses prétentions sur les territoires situés sur la côte, au-dessous de 5® 12' de latitude sud, l'émotion se calma, et la presse portugaise fut onanime à louer la générosité de notre conduite.
Sur ces entrefaites, un accord fut conclu entre la France et l'Association internationale, qui compre-
134 KOS PETITES COLOKIES.
naît enfin qne notre concours lai était indispensable pour mener à bien Toeuvre qu'elle avait entreprise. Sans aller aussi loin que les Etats-Unis qui reconnais-* saient l'Association comme puissance constituée, nous prenions l'engagement de respecter tous les territoires occupés par elle, de n'apporter aucun obstacle à la mission qu'elle s'est donnée et d'agir avec elle en bon voisin ; de son côté, l'Association déclarait qu'elle ne céderait jamais à aucune puissance les stations fondées par elle au Congo et dans les vallées du Nîari. Toutefois, ^ voulant témoigner de ses sentiments amicaux pour la France, elle s'engage à lui donner le droit de préférence si, par des circonstances imprévues, elle était amenée un jour à réaliser ses possessions X (1).
Bien accueilli à la Haye et à Berlin, cet arrangement n'eut pas l'iieur de plaire à nos voisins les Anglais ; les Journaux de la Grande-Bretagne n'eurent pas assez de sarcasmes contre cette même Association qu'ils avaient tant admirée, quand il s'était agi de la placer sous la direction de Gordon.
Là ou les Anglais avaient rêvé d'établir, à le«r profit, un monopole de douanes, comme en Chine, ils se voyaient forcés de vivre avec les autres nations Eur le pied de la plus parfaite égalité.
John Bull ne pouvait accepter cette situation ; aussi, signa-t-il avec le Portugal un traité dans lequel, en échange de la reconnaissance des droits dx\ Portugal sur certains territoires contestés, celui-ci
(1) Livre Jaune. ^ Affaires da Congo.
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assurait à l'Angleterre le protectorat de toute la région dn Congo.
Ce traité souleva, de la part de toutes les nations de l'Europe, d'unanimes protestations, et M. de Bismarck alla jusqu'à déclarer, dans une lettre rendue publique, que S. M. l'Empereur ne pouvait accepter l'application des clauses du traité ang>o-portugais aux sujets allemands. Ce traité, était tellement défectueux et arbitraire, que, le 16 mai 1884, lord Granvîlle, répondant à une question qui lui était adressée à la Chambre des lords, déclara: « que tous les délégués des chambres de commerce — et ils sont nombreux — venus au Foreing-OflBce admettaient que le traité était bien fait ; mais qu'en même temps ils confessaient que la principale objection venait de ce que l'Angleterre aurait dd prendre possession du pays :&.
Le résultat de toutes ces réclamations fut la dénonciation du traité. Cette situation ne pouvait se dénouer que par une conférence européenne. L'Allemagne en prit l'initiative^ et la conférence s'ouvrit i Berlin le 15 novembre 1884. Dès lors, l'activité diplomatique fut incessante.
^ Pendant quatre mois, dit M. Banning^ tout en s'acquittant de sa mission propre^ la conférence de Berlin a été le foyer de négociations actives, poursuivies en dehors d'elle, mais étroitement liées à l'objet de ses délibérations. Il s'est agi de généraliser la reconnaissance et de fixer les limites du territoire de l'Association. Jusque dans les premiers jours de janvier 1885, les traités de reconnaissance furent successivement conclus, sur la base commune de la liberté commerciale absolue, avec l'Angleterre, Tltalie,
l'Autriche -Hongrie , les Pays-Bas, l'Espagne, la France, la Russie, la Saède et la Norvège^ le Danemark et le Fortnoral. »
Les nëgociations avec la France forent longues et laborieuses : nous ne voulions pas abandonner la possession du bassin du Quillon que Brazza et ses compagnons avaient exploré ; mais, d'un autre côté, l'Association y avait créé quelques comptoirs, et ne voulait les céder que contre un paiement de cinq millions de francs; d'autre part, l'Association ne pouvait nous reconnaître propriétaires de ces territoires sans avoir la certitudedel'abandon des prétentions du Portugal sur la rive droite du Congo.
Cependant nous obtînmes gain de cause, et cette région nous fut attribuée.
• Après avoir conclu toutes ces conventions, l'Association les notifia à la conférence de Berlin ; puis elle avisa le chancelier de l'empire d'Allemagne qu'elle adhérait aux résolutions qui seraient prises par la conférence.
Les points sur lesquels devaient délibérer les plénipotentiaires réunis à Berlin, étaient les suivants :
1° Liberté de commerce et libre accès pour tous les pavillons sur le Congo.
2^ Etablissement d'un régime semblable sur le Niger.
3° Fixation des règles et formalîtésquidevront être observées pour prendre^ à l'avenir, valablement possession de territoires non encore soumis à une nation civilisée.
La conférence a d'abord délimité exactement le bassin du Congo, puis passant à la première question.
LE OONGO FRANÇAIS. 137
elle a déclaré la liberté deIanaTio:ation sur le Conoco et le Niger : « Tons les pavillons, sans acception de nationalité, auront libre accès à toat le littoral des territoires énnmérés ci-dessns y aux rivières qui s^j déversent dans la mer, à toutes leseanx du Congo, j compris ses affluents et les lacs Les marchandises de tontes provenances importées dans ces territoires, sous quelque pavillon que ce soit, par la voie maritime ou fluviale, ou par celle de terre, n'auront à acquitter d'autres taxes que celles qui pourraient être perçues en compensation de dépenses utiles pour le commerce, etqui, à ce titre, devront être également supportées par les nationaux et par les étrangers de toute nationalité. »
Abordant la question de l'esclavage, les plénipotentiaires ont voté la déclaration suivante : « Les puissances qui ont la souver^yi.pic^ ou qui exercent une influence sur les territ^, res formant le bassin conventionnel du Congo, d ' iarent que ces territoires ne peuvent être utilisés c comme marché, ni comme passage pour la traite djs esclaves de n'importe quelle race. Chacune de ce^ puissances s'engage & prendre toutes les mesures en son pouvoir pour mettre fin à ce commerce et punir ceux qui le font D.
La discussion dos formalités à remplir pour prendre possession d'un territoire non encore soumis à une nation civilisée donna lieu à de longs pourparlers ; nous ne nous en occuperons pas, cette question étant en dehors de notre sujet.
La conférence de Berlin réglait ainsi la question du Congo dans ses grandes lignes^ il ne restait plus à chaque Etat que le soin de travailler en paix à
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cette œuvre de civilisation. En ontre^ elle faisait cesser tontes les rivalités existant entre les diverses nations installées an Congo, en délimitant d'ane façon certaine les frontières de chacnn.
La grande place qu'y occape la France est dae an conragOy à la persévérance et à l'énergie de M. de Brazza et de ses compagnons, Marche, Ballaj, Dntreuil de Bhins, et de cens qni encore anjourd'hai travaillent, là-bas^ pour Pextension del'inflaence fran* ^ise sur le grand continent africain*
,L% CONGO FBAKÇAI8. 139