‹ Nos petites coloniesChapitre 16 sur 44 · SU€Z · texte numérisé non relu

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Obocky par sa situation, devrait être le débouché naturel de tout le commerce de TAbyssinie et du Somal.

L'Abyssinie est un pays d'une richesse incomparable, mais dont les produits furent longs à trouver un débouché. Avant le percement de Fisthme de Suez, la diiBculté des transports avait empêché les négociants de s*y établir. De plus, une longue chaîne de montagnes sépare ce pays du littoral, et les Européens^ qui couvrirent de comptoirs les rivages africains, passèrent sans s'arrêter devant ces plages désertes.

De tous temps, le commerce a suivi trois routes :

L'une, passant par l'oasis de Selimethy va rejoindre le Nil et l'Egypte.

L'autre se dirige sur Kasala, Souakin et Masêaouah. Ces deux voies servent de débouchés aux produits du Darfour^ du Kordofan et de la haute Abys j uinie,

Xa troisième amène !ï^ la côte les denrées du Choa^ dd i^Amkco'ay du Sonal et du riche pays des Gallas^ qui, de la mer, s'étend jusqu'au Nil et aux grand lac3 du centre de l'Afrique.

Ankober, capitale du Ohoa (2), est le grand mar-

(1) Quand Adenfat cédé àrAngleterre, en 1839, sa population était de 1,600 liabitants; aujourd'hui elle s'élève à plus de 30,000 ftmes, et son commerce annuel se chiffre par 35.000,000 de francs*

(2) Proyince méridionale de TAbyssinle.

ché cil se renaissent tons les prodnits qnî vont à la côte, venant dn pays des Gallas, de Sennar^ de Gon* dar et da Tigré. Les caravanes partant d^Ankober se dirigent sur Tadjourah, Zeylah et Berbera, Or, ces trois ports, qai centralisent tont le commerce de Tintërieur, cent situés à fort pende distance de notre possession.

Tadjourah esta 29 millesan sud-ouest d'Obock^Zejlah à 35 milles au sud, et Berbera à 50 milles de Zeylab. Les marchandises apportées par lescara^p» vanes sont achetées par des Arabes, et presque toutes dirigées sur Aden, d'où; par Tintermédiaire des Anglais, elles partent pour TEuropa.

La création d^un établissement commercial à Obock aurait donc toutes les chances de réussite ; c(ir, outre qu'Obock est le port le plus rapproché, et qu*il est d'un abord plus facile que les autres, il aurait encore l'avantage de pouvoir offrir aux indigènes, en échange de leurs marchandises, les produits européens, dont ils manquent complètement. Les naturels, qui trouveraient là un débouché constant et sûr, n'hésiteraient pas à s'y rendre.

Les produits apportés à la côte, outre quelques bois d'essences précieuses, consistent en café^ cotonj indigo, tabaCj canne à sucre, encens, coussou, sésame^

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