ALBERT WOLFF
autre avait découvert chez mon biographie l'étoffe d'un journaliste loyal, consciencieux, honnête, spirituel; il l'accueillit à bras ouverts en lui offrant une belle succession, celle d'Albéric Second.
J'ai nommé M. Michel Lévy, j'ai nommé Y Univers illustré .
Le Club vient de paraître; et Albert Wolff y a repris la place qu'il avait au Nain jaune, sans pour cela quitter V Univers illustré, le Journal amusant, le Charivari, sans pour cela renoncer au théâtre.
Je n'ai pas besoin d'apprendre à mes lecteurs que Wolff a fait représenter en collaboration avec Rochefort, au Palais-Royal, deux bonnes pièces : les Mystères de V hôtel des Ventes et V Homme dusud ; —ils les ont applaudies comme moi.
Je ne crois pas qu'Albert Wolff abandonne jamais le journalisme; il aime ce métier ingrat, il trouve un plaisir extrême à écrire aujourd'hui des choses qui seront imprimées
demain, à flétrir tous les ridicules, à cracher à la lace de certains saltimbanques de lettres de solides vérités, et à s'attirer ainsi l'estime des honnêtes gens et la haine des coquins.
Ces idées-là sont les miennes.