MÉNARD. — JOSÉPHIN SOULARY ET JOSÉ-MARIA DE HERÉDIA
Avant de vous entretenir des poètes qui appartiennent proprement à ce temps, je veux me débarrasser de quelques survivants des générations antérieures, à qui il serait mal de ne pas adresser au moins une parole de sympathie. Je les nommerai un peu au hasard.
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Plusieurs procèdent de Musset. Nps pères imitaient volontiers le poète de Rolla ; et ils avaient bien tort. Ce qu'il a de vraiment supérieur n'est point imitable ; et le reste (« lâché » volontaire, dandysme de commis en nouveautés) n'est pas déjà si aimable chez le maître, et devient haïssable tout à fait chez les disciples. Mais certains ont tout de même dépensé dans cette imitation un talent dont je veux leur tenir compte.
M. Arsène Houssaye a écrit des poèmes qui se ressentent de la lecture de Namouna^ et de celle aussi de VAlbertus de Gautier. Il a célébré nos campagnes, et l'ancienne Grèce. Mais ses paysans sont parés et atournés comme des bergers du Trianon ; et ses Grecs ont des grâces bien modernes. Quoi qu'il chante, on s'aperçoit tout de suite que sa muse est de Paris. Au reste, mes devanciers Font fort vanté. Sainte-Beuve l'appelle « le poète de la jeunesse et des roses ». Gautier ajoute que « dans ces roses la goutte de rosée est souvent une larme » . Banville l'exalte en prose et en vers. Saint- Victor,
Edouard Thierry, Philoxène Boyer, le portent aux nues. Il y aurait imprudence à le vouloir rabaisser après cela. Il y aurait injustice aussi. Vous trouverez des choses chez lui qui ne sont pas dédaignables, — ne fût-ce que ces Cent vers dorés, dont le mysticisme souriant a son charme et son originalité, et me fait songer un peu, de loin et je ne sais comment, à Gérard de Nerval.
L'imitation de Musset est plus directe chez M. Aurélien Scholl, qui n'a publié, envers, qu'un court poème intitulé Denise» Denise est une toute jeune femme, .séparée de son mari. Le poète en devient l'amant. Un beau jour il la quitte pour se rendre auprès de sa famille. Il ne semble pas quïl lui écrive pendant cette absence, ni qu'elle lui écrive non plus. A son retour, il la trouve réconciliée avec le mari. Ce sont ses parents qui lui ont conseillé cette réconciliation, dans l'intérêt d'un enfant qu'elle a. La conclusion est bien étonnante :
J'aurais compris plutôt le pâle infanticide... Je ne t'estime pas assez pour te tuer :
Aux })ras de ton mari va te prostituer!...
Je me hâte de dire que Denise n'est pas tout entière de ce ton, et qu'on y peut trouver des pages fort aimables.
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C'est de Musset encore que procède Fauteur des Amoureuses, M. Alphonse Daudet, qui fut un aimable prosateur en vers avant de devenir çà et là un grand poète en prose. On ne connaît peut-être pas assez la Nature impassible ; maison connaît au moins assez les Prunes ; et je n'insiste pas (1). — Je pense que M. Alexandre Piédagnel (Avril ; En route) peut se rattacher à Musset aussi, quand ce ne serait que par Mûrger, qu'il a chanté. Sainte- Beuve goûtait fort un vers de lui, qui était, je crois, cet octosyllabe :
L'amour — éternel — oublié...
M. Henri Blaze de Bury, un des traducteurs du Faust et l'auteur des Intermèdes et Poèmes et de la Légende de Versailles, mêle l'imitation de Musset à celle des Allemands. M. Edouard Grenier la mêle à
(1) C'est, de même, par un recueil de poésies (Des vers) qu'a débuté^ plus récemment, un autre romancier célèbre, M. Guy de Maupassant: « Ces yers... quoique la poésie y fût abondante et forte, étaient plutôt. des vers de prosateur (un peu comme ceux d'Alfred de Musset). Cela se reconnaissait à divers signes, par exemple au peu d'attention qu'il accorde à la rime, au peu de soin qu'il prend de la mettre en valeur, etencare à cette marque, que la phrase se meut et se développe indépendamment du système de rimes ou de la strophe et continuellement la déborde...» (Jules Lemaître, Les Contemporains , !»• série). — Il y a aussi des vers de M. Barbey d'Aurevilly.
celle de tout le monde. Celui-là aussi a été fort célébré. Son Juif-Errant était pour Lamartine « la plus belle épopée moderne » et pour Gautier « une belle fresque sur fond d'or ». M. Jules Lemaître voit dans l'auteur « quelque chose comme un Lamartine sobre, un Musset décent, un Vigny optimiste » (1).
Je ne crois pas que l'influence de Musset (ni aucune autre) soit très sensible chez M. Charles Monselet, qui a eu bien de l'esprit en prose, et presque autant en vers. M. Monselet (je ne sais si on lui en a tenu compte assez) est à sa façon, et sans y trop prétendre, un artiste en style. On pourrait faire de ses nouvelles et de ses chroniques un choix qui serait charmant. J'oserai dire des meilleures que la phrase y est à la fois claire et vive comme celle des bons écrivains du siècle dernier, et rythmée aussi, comme celle des bons écrivains du nôtre. Dans telle de ces petites proses, où revient de vingt en vingt lignes une manière de motif ou de refrain, l'esprit
(1) Les Contemporains t !'• série.
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n'exclut point une sorte de « poésie légère » (je ne saurais mieux dire) et de lyrisme discret. Ce lyrisme n'est pas non plus absent de ses vers. On connaît les sonnets de V Asperge et du Cochon. Confesserai-je que je leur préfère des pièces moins citées? Pourquoi ses poésies ne sont-elles pas réunies, ou le sont-elles si incomplètement? On y trouverait d'excellentes fantaisies. J'ai toujours été touché de l'histoire de ce bon jeune homme qui s'enivre en cabinet particulier avec une Ecossaise de bal masqué. La demoiselle lui demande son âge :
Que t'importe, reine des brunes ?
Pourquoi me railler, farfadet?
J'ai vingt-deux ans, viennent les prunes, Les prunes d'Alphonse Daudet!...
Buvons! A toi, fille d'Ecosse!
Vierge rayée, à tes appas !
Gesse de nje trouver précoce, Héritière des Mac-Douglas I... (1).
J'aime surtout la Chansonnette des rues et des bois, parodie innocenté, la meilleure peut-être qu'on ait faite de Hugo. C'est le vieux poète qui parle :
Assez je fus formidable Je veux être séduisant.
(1) Panier fleuri.
Je veux errer sous les saules.
Et, penseur à Tabandou, Tenir des propos très drôles Aux laveuses de Meudon,
Pour qu'on dise à la montagne, Pour qu'on dise aux prés itou, Celui qui bat la campagne.
C'est Olympio-Pitou. . .
Sous la tonnelle parée De rayons et de parfums, J'accommode une purée De noms propres et communs.
Et ma muse, qui s'essaye A récole du buisson, Exproprie Arsène Houssaye De ses nappes de cresson.
A moi le thym et le iiêtre !
A moi la cime et le val I Dieu, c'est un garde-champôti'e, Agent du maire Idéal !
Pour casque il a la feuillée.
Pour sabre nu le soleil, Et sa plaque fut taillée En plein firmament vermeil*
Soyons bon, quoique sublime.
Familier et tolérant.
Babillons avec l'abîme;
Disons: « Mon vieux I » au torreat !
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Confondons l'aire et la mare.
Et mêlons, douce leçon, La Genèse au Tintamarre»
Homéros à Commerson. . .
Ça me change, moi le mage Et le prophète etfaré, De voir Colinette en nage M'apostropher dans un pré,
Et, flamboyante carogne.
Fourche en main, crier: « Oui-dàl Ça va cesser, ou je cogne !
A-t-on vu cet enflé-là? »...
Le « prophète ^ continue ainsi longtemps ; mais, quelque effort qu'il fasse pour se montrer différent de lui-môme, il multiplie comme de coutume les antithèses ; et il finit par s'en apercevoir :
Soyons simples. Adieu, fête !
Me voici, flûte. Adieu, cor!
Je suis brise. Adieu, tempête I Je suis... Allons, bon, encorl
Tantithèse tenace I Le procédé forcené I trope, à ta double face Que je suis acoquiné!
Je suis le doigt, toi Técorce.
Je suis poisson, toi filet.
Qui vaut mieux, du tour de force Ou du tour de gobelet?
Vous aimez Blois, moi Dankerque :
Votre goût dit foin au mien.
Parmentier vaut Albuquerque I Sapristi vaut Nom d*un chien !
La canne sied au podagre, Le zéphyr sied au roseau.
Tout critique est un onagre I Tout poète est un oiseau 1
Ainsi babille ma muse :
Tout est de se mettre en train.
Je peux, si ça vous amuse.
Aller jusques à demain.
Myosotis et pivoine !
Spartacus et Trou-Bonbon I Saint Vincent et Papavoine!
Aurore et brume! Ah! c*estbon!...
N'est-ce pas que, le genre donné, cela est unique d'aisance et de verve, et admirable par endroits? et qu'il serait dommage que tant d'esprit fut tout à fait perdu ?
Et le genre môme, les gens sérieux auraient tort de le dédaigner comme frivole. Il n'y a point de genre frivole. Comme le parodiste ici a bien vu que les Chansons des rues et des bois ne sont qu'une gageure de rhéteur, et comme il le fait sentir excelle mment ! En vérité, des parodies comme celle-là
contiennent plus de sens critique que tels articles graves, où Ton a voulu découvrir je ne sais quelle crise de sensualité sénile dans le livre le plus concerté, le plus laborieux et le plus froid qu'ait jamais écrit Hugo...
M. Auguste Lacaussade est né à la Réunion, à peu près en même temps que M. Leconte de Lisle. Il a commencé, à peu près en même temps que M. Leconte de Lisle, à chanter la nature de son
pays. Il a fait un Midi qui n'est pas négligeable ; mais celui de M. Leconte de Lisle valait mieux ; et il est devenu classique. Il a dit le mal du siècle, et la douleur de vivre, en de grands vers amples et flottants qui rappellent assez ceux de la première manière, toute lamartinienne, de M. Leconte de Lisle. Us ne sont pas loin, ces vers, de la Fontaine aux Lianes, Mais c'était la Fontaine aux Lianes qu'il fallait faire ; et c'est M. Leconte de Lisle qu'on a écouté. De dépit, M. Lacaussade s'est rejeté vers la Grèce. Il a traduit Anacréon. Mais déjà M. Leconte de Lisle avaitfait les Poèmes antiques ; et ses pastiches étaient bien supérieurs.
Saint-Simon disait que dans la querelle du quiétisme le livre de M. de Meaux avait « dévoré » celui de M. de Cambrai. Les vers de M. Leconte de Lisle ont dévoré ceux de M. Lacaussade. C'est surtout pour ce rimeur infortuné que le poète barbare a été barbare. Il serait une figure littéraire tout à fait intéressante, si M. Leconte de Lisle n'existait pas.
M. Louis Ménard, confiné depuis longtemps dans la prose, fut jadis en poésie l'un des lieutenants de Leconte de Lisle, — du Leconte de Lisle de Baghâvat et d'Hypatie, des poèmes indiens et de la réaction néo-hellénique. On ne lit plus ses vers (les a-t-on lus jamais?) Ce n'est pas qu'ils n'aient leur mérite. Il y a je ne sais quoi de romain et de cornélien dans son Crémutius Cordus :
Le présent est plein d'odieuses choses ; L'avenir est morne et désespéré.
Si l'on peut choisir ses métem psychoses, Ce n'est pas ici que je renaîtrai. ..
Et je veux citer de lui une chanson tout à fait inconnue, qui me paraît charmante. Le poète l'appelle « L'Açoka ». Je note en passant que le rythme est de son invention ; et que l'on n'eût point cru que le mélange de l'alexandrin et du
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décasyllabe à hémistiches égaux dût produire un si heureux effet ;
L'açoka grandit dans la forêt sombre :
Caressez l'açoka, fraîches brises du soir!
Les fleurs de l'açoka naîtront, quand sous son ombre
La vierge viendra rêver et s'asseoir.
Mais en vain la brise et le soleil rose Voudraient sous leurs baisers les faire épanouir. Si jamais nulle vierge, hélas! ne s'y repose,
L'açoka se penche et meui't sans fleurir.
La fleur des chansons germe dans mon àme.
Pour ouvrir son calice à la clarté du jour, . Il lui faut un rayon de votre ardente flamme, Vierges aux doux yeux, un regard d'amour !
Mais déjà s'enfuit la jeunesse blonde.
Sans qu'un des jours passés mérite un souvenir. L'amour n'est pas venu : mon cœur, plante inféconde,
Comme l'açoka mourra sans fleurir.
La destinée de M. Joséphin Soulary est quelque chose de triste à la fois et de bouffon. II a fait
beaucoup de jolis sonnets, un peu maniérés, pauvres de fond, d'une langue inégale, et, çà et là, vulgaire. Sainte-Beuve eut un beau jour Fidée de le sacrer sonnettiste impeccable ; et il a vécu là-dessus longtemps. Il suffisait qu'un sonnet fût de M. Soularypour qu'on le jugeât sans défaut. Mais voici que M. Soulary survit à sa gloire (sans compter qu'il se survit à lui-même aussi). M. Jules Lemaître Ta « déboulonné ». (1) Il a découvert que cet homme de Lyon était peccable comme nous tous ; et il Ta montré cruellement. Il s'est attaqué aux Deux cortèges, et il n'en a pas lais&é vers sur vers. Et M. Soulary pleure son auréole perdue. La critique la lui avait donnée ; la critique la lui a ôtée. Il y aurait excès à lui demander de bénir son nom.
Du reste, comme il faut des héros pour la guerre, Le roi, cassaat le Cid, a trouvé bon d*ea faire...
Aux lieu et place de M. Soulary, M. Jules Lemaître a édifié un autre sonnettiste, M. José Maria de Hérédia { que les lettrés appréciaient depuis longtemps). M. de Hérédia fait laborieusement des sonnets laborieux. Il en a fait une cinquantaine en vingt-cinq ans. On s'est aisément persuadé que ce qui lui coûtait tant de peine devait être de grand
(1) Les Contemporains^ V* série.
prix ; et je ne dis pas qu'on ait eu tort. Toujours est-il que les gazetiers prennent aujourd'hui des airs d'admiration tout à fait entendus quand ils citent un sonnet de M. de Hérédia. Il n'y a que des arriérés pour en être encore à ceux de M. Soulary.
Si M. de Hérédia est infaillible, je ne sais. Aux derniers vers d'un de ses sonnets, (qui me parait d'ailleurs ressembler de près à ceux de M. Soulary), il vante l'amour du paysan pour
j^ le Ut massif et Yéûérable
Où tous les siens sont nés atissi bien qi/ils sont morts
Voilà une étrange chute. Mais le poète est d'ordinaire mieux inspiré. Le sonnet des -ConqtLérants est entre les plus beaux que nous ayons. Je le citerai, encore qu'il soit très célèbre.
Comme on vol de gerfauts hors du charnier natal. Fatigués de porter leurs misères hautaines, De Palas de Moguer, routiers et capitaines Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.
, Ils allaient conquérir le fabuleux métal Que Gipango mûrit dans ses mines lointaines Et les vents alizés inclinaient leurs antennes Aux bords mystérieux du monde occidental.
Chaque soir espérant des lendemains épiques.
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques Enchantait leur sommeil d'un mirage doré;
Ou, penchés à l'avant des blanches caravelles, Ils regardaient monter dans un ciel ignoré Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.
Je ne crois pas que M. de Hérédia ait écrit ailleurs de plus beau sonnet, ni même d'aussi beau. Mais il en a sûrement écrit de plus retentissants encore. J'oserai dire que les vers An Samouraï, du Vieil orfèvre, du Récif de Corail sont plus continu ment sonores que ceux même de M. Leconte de Lisle. Seulement, il serait aventureux d'y chercher autre chose que des sonorités et des contours d'objets. C'est ici une poésie absolument rythmique et décorative. M. de Hérédia veut décrire un général romain survenant dans une mêlée :
C'est alors qu'apparut tout hérissé de flèches, Rouge du flux vermeil de ses blessures fraîches, Sous la pourpre flottante et l'airain rutilant,
Au fracas des buccins qui sonnaient leur fanfare, Superbe, maîtrisant son cheval qui s'efifare» Sur le ciel enflammé l'Imperator sanglant.
Et je ne nierai pas que les vers ne soient magnifiques. Qui ne voit pourtant qu'il n'y a rien ici
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de cette ivresse du sang, de cette joie farouche de la mêlée, qu'y auraient su mettre Hugo, Leconte de Lisle ou Banville? Le poète fait à dessein sa poésie si superficielle, il se réduit si obstinément à des notations d'attitude et de costume, qu'en vérité ce n'est plus à l'arrivée d'un général que je crois assister, mais à l'entrée, sur un cheval dressé, au milieu d'un feu de bengale, d'un écuyer de cirque, jouant le rôle de l'Imperator à la fin d'une pantomime...
Je n'entends point rabaisser M. de Hérédia, dont je goûte fort la conscience et le talent; et j'y tâcherais au reste, que je ne lui nuirais guère. Nous nous sommes accoutumés à avoir un grand sonnettiste. Nous en aui'ons toujours un. Il y a dès maintenant dans le cerveau des Français une case réservée à cela. D'être sonnettiste impeccable, c'est parmi nous quelque chose de semblable à ce qu'est l'office de poète lauréat en Angleterre. Bien des choses changeront d'ici à Fan deux mille ; mais il y aura quelque part en l'an deux mille, dans les provinces ou à Paris (à Paris plutôt), un sonnettiste impeccable; et ce sera ainsi jusqu'aux jours lointains où les hommes se seront lassés de faire des sonnets. Puisque l'emploi existe, et qu'on en a pourvu M. de Hérédia, qu'il le garde !
Il en est digne autant qu'un autre, et plus. Mais M. Soulary avait-il précisément démérité ? et pourquoi ne ravoir pas maintenu en fonctions jusqu'à sa mort? (1)
(1) J'aurais dû parler dans ce chapitre de M. Auguste Vacquerie, un aine qui est aussi un maître, si M. Vacquerie n'appartenait pas plutôt à la poésie dramatique. On connaît, au reste, trop peu ses vers de jeunesse. II les a réunis récemment en un seul volume. {Mes premières années de Paris,) — Pour n'oublier rien qui ait quelque intérêt, je signalerai encore les vers lyriques de M. Emile Augier (les Pariétaires), et de M. Henri de Bornier; les deux volumes de M. Maxime Du Camp {Chants Modernes; Convictions); les Rimes de M. Dionys Ordinaire; les inoffensives poésies de M. Ratisbonne (La Comédie Enfantine; Figures jeunes) ; enfin, les Chants de Colère et la Chanson d'Amour ûe M. Félix Frank.