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U'jijii'j^iJiJB j'iiimjjsji.
I ai%^-z luttn* rt brulrr drus ccrart ù bien «iiMnblc 1 L«ur vie e«t un fil d'or qu'un ncrud wcret aM«mbU ;
II tra?er«« le monde el ce qu'il fait KxilTnr .. Ne le déliei pu : too* !•• frt'u i mourir '
lli ne Teulent à deut qu'un pru d'air, un peo d'omhn ; Une pljce au rui»*cau qui rafralcbil le osur ; Seul , entre ciel et terre , un nid «uafe et lacnbre Pour l'entr'aider é vivre ou cacher lenr bonheur '
Mabccliwe Vai^orb, tUtmÊdt
aiin f^nr ^fmtnrtr 5«r ierrt fn<9r{ an p<«.
Tronic fois le soleil »*c»l couclu* sur les scôiu?» iQcmoraltIrs qui ont fif^iin' an |ir('C(*(li>nt livre.
Chauny esta cette heure tout calme , tout doucement reposé dans sa victoire...
Les cloches seulement en l'église carillonnent... Vous souvient-il, amis, de notre église? Regardez : la voici, là-bas , qui s'élève en i^ille et mille découpures bien jolies !... Vous souvient- il, amis , de la sonnerie , si délicatement argentine , si vive et si gaie, qui si bien retentit danshe cœur, et si tendrement?...
Oh ! c'est fête aujourd'hui ; une fête paisible , riante, heureuse , où doit notre âme se complaire , où nous pourrons assister sans appréhension des suites , d'où nous reviendrons tout délicieusement remués...
C'est Loise , amis, Loïse et Edgard qui s'unissent devant Dieu !
0 nos deux chers enfants, vous voici bien pleins de joie ! Auriez-vous pensé , à l'heure que votre amour prit naissance en la cabane , qu'un jour l'Éternel aurait cet amour en sa miséricorde , et consacrerait solennellement l'union de vos cœurs ? Oh ! dites , vous n'y songiez pas seule-
mrnt ? tl , si par reiicoutre le «lt*sir tous ftaiiitftait qiM' cel i fùl un jniir, v(»iis n'rsprrifz pa» i\v$ lionimcs tant de bonheur : car l'nn de voun , hélas ! érail pauvre, l'autre riche... ; celui-là uq misérable enfant trouvé , celle-ci fille de duc el duchesse. El ilt'lail bien à peuf^erque si forte barrière entre vous serait à jamais ioKurnionlable.
Or, vovez comme il oe faut pas désespérer du bonheur mAme alors qu'il paraît le plus impossible ! Il fuul toujours, toujoun» espérer • souflrir en attendant . [)rendn> patience, fc confier à Dieu , qui est bon.
Ils ont souflert. nosdeui pauvre» enfants, bien soufTert. Mais rien n'a fait. Il était dit qu'ils s'aimeraient toujours , ils le devaient et le voûtaient...; ils II* voulaient : et voila pourquoi, après tant de traverses, après mille aventures terribles et toutes sortes d'empêchements, iU se rejoi|;nent tendres et fidèles , pourquoi, dès le» premiers re;;ards , ils ont oubli*- tant d*.in|;oiMrs et d'amertume. L'aurore de leur anuHir s'est leré parmi des nua|;es sombres ; mais le» uua|;es a II fin s'en sont allés , et cet amour %a maintenant resplendir comme le Mdeil d'été en plein uiidL
— 3i8 — Allons à notre petite église !
L'aveugle est là encore, sur le seuil, là qui psalmodie sa complainte. Et, cette fois, on a de lui grande pitié, on le regarde doucement, on sourit, et dans son escarcelle on laisse tomber quelques menues bonnes pièces ; puis on se promet intérieurement qu'on assurera une aisance paisible à ses derniers jours...
Ils sont heureux, voyez-vous, et voudraient que tout chacun le fût. '
Oh! de plus, ils sont bien blancs, et bien roses, frais, jolis!...
La messe fut courte, mais bien pieusement entendue, je vous assure.
Puis, les deux jeunes époux tout le reste du jour coururent par les champs : leur père et mère de loin les regardant et souriant.
Vint l'heure du soir et de faire l'amour.
En septembre les soirées sont belles encore ,
moiûs chaiul«»s quVn juillel el moins éloiiflfantcs , mais tiècles, douces , et pri-disposant ilavantage peut-«^tre aux impressions lendros. Et puis, je ne sais quoi qui s'en va mourant clans la nature , je ne sais quoi cpii de loin nous annonce la tenue des froids hivers, ce milieu entre la vie et la mort, et ens«.'mble cette sorte d'instinct qui nous avt'rlil de jouir vite de Véic qui s'effeuille, tout cela, n'est-il pas vrai, porle en I'ûuh* vraiment aimante un certain bonheur mélancolique (ju'ellc préfère à tous les autres bonheurs de cette terre ?
Donc , pour revenir, il faisait quasi nuit.
Bien abandonnivs l'un à l'autre, Kd(;ard et Loise causaient près de l'Ailclle, sous un saule qui le» bai^^nait de ses belles branches pleurantes.
O ma Loise , te voici donc à moi ?
— Oui.
— Pour toujours ?
— Ton jour».
— I^filh- pourtant sont ptuâ beaux que moi ?
— Non , vraiment ! Et d ailleurs, si je t'aime , ce n'est point à cause que tu es beau.
— Donc , si j'étais laid ?
— Je t'aimerais , hé , mon Dieu ! oui , tout autant..., plus même , si possible : car tu serais triste , et il faudrait que Loïse te consolât... Oh ! tiens, je voudrais que tu fusses laid , laid , bien laid, pour. te prouver, ami, que je né mens pas...
— Orçà, crève-moi vite les deux yeux...
— Non pas : car tu ne me verrais plus...
— Et ce vous serait à grand chagrin, ma damoiselle, n'est-ce pas?
— Bien souvent, Edgard, tu m'as dit que j'étais belle ; je l'ai cru...
— Et vous êtes contente ?
— Oui, puisque d'être ainsi je te fais plaisir...
— Mais vous êtes belle pour tous, méchante!
— Qu'importe , ami , si je ne suis heureuse de l'être qu'à cause de toi?
— Mais tous vous aimeront ?
— Qu'importe, si je n'aime que toi?...
— Oui ; mais plusieurs disent qu'avec le temps tout passe...
— Pas mon amour pour toi.
— Pourquoi non ? Ton .inionr, i.oiw . esk «le ce monde...
— Ht* h'u'ti , il pasM^ra quand cv moodo sen passé... ; mais un autre amour le remplacer.i , qui sera celui des angej» au ciel...
— Olil vois-tu , je le crois comme lu le di>... , seulement je m'inquiète au souvenir de tant d'éponsés qui s'aimaient fort avaut le maria{;e , et après ne s'aimaient plus. Or, ils «'•tairnt pètri*^ fl" notre limon...
— O ami, te voilà bien rj;an !... hicoute, ami! je vais te rassurer : car moi, entends-tu, qui pourrais avoir mêmes craintes pour ton amour, je suis tranquille et tout heureUM*... Kroutf* : tu as vu de jeunes époux ne plus %'aimer après le mariage ; c'est vrai. Mais pourquoi^.. Les uns ne s'aimèrent plus, parcp «pi'iU s'étaient iiimés trop vile : «l'antres. parer cpi'ils avaient pris pour amour ce qui n'en était que le prélude; ceui-ci • parer qu'ils s'épousèrent en vue de contenter un caprice; ceux-là. parce qu'ils s'épousèrenl ou sans se connaître, ou pour échappera la tyrannie de leur famille . ou par déférence, ou par boula* d<'... Mai> nous, «S K«li;anl...î