‹ Nos quatre historiens modernes: Garneau, Bibaud, Ferland, Faillon [microforme]Chapitre 14 sur 20 · LA CRÉMATION · texte numérisé non relu

LA CRÉMATION

Cette cérémonie mortuaire est vieille comme le monde. C'était par une sereine journée d'

atttomne, sous le bleu ciel d'Italie.

bûcher sur le rivage,

On préparait un à l'ombre des noires forêts qui bordent la Méditerrannée. la magnificue baie de Npezia; de l'autre une antique ville latine : corbeilles de fleurs flottant à l'inspiration.

Le feu sacré s'allumait pour des rite d'arbres, des débris de naufrage ; Pour qui donc ce bûcher 6 fameux de Carthage, env Sidon,

D'un coté en face, des groupes

d'iles verdoyantes comme des sur l'onde ; partout une nature

Vaste, radieuse, favorable

S funèbres ; on roulait dans le brasier di On préparait l’encens et le vin du sacrifice,

ist-ce pour un guerrier étr louti par le perfide élément, victime des fureurs de Neptune, ou

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usque, quelque explorateur quelque navigateur de Tyr ou de Un compatriote de Menœachus où d'Arche-

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en rouge, nmorus oceis pendant la guerre de Thèbes ?

Nullement, messieurs les historiens ct les archéologues,

Nous ne sommes ni dans l’âge préhistorique, ni aux temps moins reculés mais encore obscurs où une louve bienveillante allaitait deux enfants sur le mont Palatin. Nous sommes en plein dix-neuvième siècle,

du corps utre une Calumet

La svène se passe à Villa Reggio, près de ne soyez pas trop scandalisés si l’on vous dit estes d'un des vôtres, l'illustre poète Shelley, après son fatal naufrage sur la Méditerrannée.

Qui de vous à oublié que Lord Byron, accompagné de Leigh Hunt, Trelawney, le capitaine Shenley et un autre ami, confia aux flammes la dépouille meurtrie de son mals de tous heureux ami, Percy Bysshe Shelly, noyé dans la baie de Spezia * sur cette

ste cette

Livourne, Et vous, messieurs les poètes, ° pieds de

ce qui advint, en septembre 1822 aux r

mort, en là aussi

à Est-ce que cet exemple donné par le poète anglais porterait ses fruits de nos jours ? Tout récemment la presse des Etats-Unis abondait en détails sur les cas de crémation qu'un célèbre médecin français tentait naguère à Washington, où il avait établi à grands frais un laboratoire (crematorium ) pour cet objet.” Les journaux de Londres signalaient récemment au delà de cent cas de crémation dans le Royaume-Uni. Revenons à nos sauvages.

préposé il arrive ces mets S SAUT {= ; la Joie

uoiqu'il La crémation est un procédé usité non seulement parmi les tribus sauvages à l'ouest

ique, on des montagnes Kocheuses, mais encore parmi celles qui sont groupées à l'est. Elle était en

ce n'est honneur chez les Grecs, les Romains, les peuples asiatiques. Elle menace même de s'in-

L moins troduire chez les modernes.

Bien qu'il existe de l’analogie entre cette pratique chez les anciens et chez les peuplades de l'Amérique du nord, elle en dilière sur certains points, ot donne lieu à d'intéressantes dissertations. Suhoolcraft, " Stephen Powers, !! Ross Cox, !* Henry Gilman, * AS. Tiffany, ont tour à tour jeté du jour sur cette question.

Chez certains peuples, on attendait sept où huit jours, avant d'allumer le bû de donner le temps aux parents de bien constater l'identité du mort. brülait avec le cadavre tout ce qui avait appartenu au défunt ; pui cendres dans un trou.

ratique t qu'ils

hef, ses her, afin

ui faire Chez d'autres, on

Jurquoi

s on enfouissait les de leur Silva Henry Gilman signale la découverte d'un tertre, en Floride, rempli de restes humains,

rocher, et où des crânes avaient été réservés pour recueillir les cendres. On ne voy

ait sur ces contre crânes aucune trace de feu. Chez certaines tribus de l'Oregon, la crémation des cadavres

était l'occasion d'affreux traitements pour les veuves des morts. Elles étaient tenues de recueillir les restes, de les envelopper dans de l'écorce, et de les porter sur leur dos pendant plusieurs années, Elles devennient comme les esclaves de la tribu, dont elles subissaient les mauvais traitements, au point qu'elies cherchaient quelquefois dans le suicide un terme à leurs maux. Selon ces barbares, le feu du bûcher avait pour effet de dégager du corps l'âme qui s'élevait avec la fumée vers le soleil, puis rega lortunées dans l’ouest,

ait un gnait les régions n coté

'oupes hature à = = © I ne faut pas oublier que les poètes les plus distingués du Canada, MM. Fréchette, Lemay et Marchand, font partie de la première section de la Société Royale, troncs * Le Dr Jules Lemoyne, récemment décédé à Washington, Le S mai courant, on faisait subir la crémation à Washington aux restes mortels du professeur Samuel G. Gross. rateur " Hist, Indian Tribes of the United States, 1854, Part IV, p. 224. = Cont, to N, À, Ethnol. 1877, Vol, IT, p. 541. ou de à a Ter 297 ni © Adventures on the Columbia River, 1831, Vol. IT, p. 587. rene-

American Naturalist, November, 1878, p. 758.

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