‹ Nos quatre historiens modernes: Garneau, Bibaud, Ferland, Faillon [microforme]Chapitre 4 sur 20 · IG · texte numérisé non relu

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G JAMES MoPITERSON LeMOINE SUR

deux Canadas, lorsque par cet acte elle croyait avoir mis le pied sur Ja

sorge de Ta nationalité canadienne, La terre était encore liuiche sur

la tombe des victimes de l'échalaud et

Sans cesse devant la pensée de l'historien, tandis que du fond de leur lointain exil les gémissements des

leur ombre sanglante se dressait

canadiens expatriés, leur prêétant une voix lugubre, venait troubler le silence de ses veilles.”

Le cadre que je me suis tracé me défon

de discourir au lone de nos quatre historiens, Bibaud, Garnoeau. Ferland, Faillon.

Je ne saurais assez louer le discours préliminaire de l'/1

isloire du Canada de Garneanu.

est une admirable revue des découvertes, des

C aspirations, du progrès de trois siècles, où inteligences, l'émigration européenne en Aimétraités de main de maitre,

l'aflranchissement de la pensée, le réveil di rique, sont notes of Comme la dit un jeune et laborieux Jittérateur moissonné à la fleur de l'âge, Le, M.

Darveau, l'Aistoire du Cunudu. par Crarnean, “n'est pas seulement un livre admirable, mais

éest comme un monument inpérissable où l'auteur avait gravé avec le poinçon de l'histo-

rien tous les hauts faits pour ainsi dire légendaires, toutes les actions héroiques, tons les

événements mémorables, tous les travaux herculéens, toutes les découvertes presqu'incroyables, dont le Canada a été le théatre depuis sa découverte jusqu'à

l'époque de l'union des deux provinces canadiennes en 1840.

I a fait, avec le pincean brillant et correct d'un artiste, et en méme temps avec Ja verve et l'entrain d'un poëte, le tableau

de la découverte du Canada. la description topographique du pays, des mœurs, des

és gouts, des aptitudes, en un mot du caractère des aborigènes ; enfin, des discussions, des débats parlementaires,

habitudes, des vices, dus qualités, d

luttes pacifiques bien qu'émouavenir de notre race. Ces différents sujets sont traités avec une admirable lucidité de style, des d'à propos, des déductions savantes, d'une

Vantes 6t pleines de dangers et d'incertitude pour 1

aperçus pleins de finesse et portée remarquables.”

J'aime, messieurs, à vous rappeler ce que nos intelligences d'élite ont pensé du grand écrivain.

M. Darveau emprunte 4 un professeur distingué, M. l'abbé Ed. Méthot, que je désire-

“appréciation qu'il faisait de deux de nos historiens, Ferland ot

Aval, à l'inauguration de son cours de littérature de 1861-2. Pour

rais voir danscette réunion. | Crarneau, à l'Université I faire le pa dlele des deux historiens, il se servait d'une lioure aussi be priée. I comparait l'Histoire du Canada à

ture était noble, vere, correcte, belle et

Ile que bien appro- “un colossal et magnifique palais dont l'architec-

magistrale, frappant d'étonnement ot d'admiration le regard du visiteur.” ot le Cours d'Histoire du Canada à

4 un grand jardin charmant, plein d'ombre, de fruits et passe et oublie les heures e

“Un pare inmense, où bien encore de fleurs, où le promeneur fatigué N parcourant à pas distrait, et sans but

précis, des sentiers, des avenues resplendissants de verdure, ot émaill

de fleurs et de luillage, jusqu'à ce qu'enfin,

gagné par Ja poésie du lieu et plongé dans une douce réverie, 11 s'ée

care dans les mille cercles de co labyrinthe enchanteur.” Ce serait téméraire de ma part de prétendre

ajouter aucune nuance, aucun ornement à ce charmant croquis de M. l'abbé Méthot.

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