‹ Nos quatre historiens modernes: Garneau, Bibaud, Ferland, Faillon [microforme]Chapitre 5 sur 20 · BIBAUD · texte numérisé non relu

BIBAUD

naquit à li Cote des Neiges, près de Montréal. le 20 janvier 1782. Tssu

an Canada, il fit un cours d'études au

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collége de St Raphaël, et plus tard il étudia sous le vénérable Messire Roque. Le Spectuleur Canadien, dont 1l épousa de bonne heure les doctrines libérales, contient un grand nombre de ses premiers écrits.

En 1815, il fonda à Montréal l'Anrore des Cunadus qu'il continua de rédiger jusqu'en 1819. Dans ces deux feuilles, il formula un protèt énergique contre le projet d'union du Haut et du Pas Canada qu'on agitait alors. On trouve encore, dans les collections de nos biblio-

ph'l s séries mensuelles d'une publication fort populaire, fondée par lui en 1825—/« Biblio que Canadienne—répertoire anecdotique, historique et poétique. En 1830, cette utile

Revue dut S'etlacer devant le premier volume de poésies canadiennes, Æpitres, Natires, Chunsons, par M Bibaud. En 1832 parut son Magasin du Bus-Cunadu, interrompu après deux ans d'existence, Le Magasin du Bus-Cunude out pour successeur F'Obsereateur Canadien. En ISE2, apres une précaire existence d'une année, expirait un autre enfant de sa féconde plune, P'£ucyclopédie Canadienne. Yn 1843 parut ‘revue, corrigée, augmentée,” la seconde édition de son {istoire du Canada, sous la domination française, dont une première édition avait vu le jour à Montréal en 1837—au fort de la tourmente révolutionaire.

En IS il fit suivre ce volume d'un autre, intitulé: Histoire du Cunudu et des Cunudiens, sous le domination anglaise. Pendant tout le cours de sa longue et laborieuse carrière, M Michel Bibaud trouvait des loisirs pour alimenter de ses écrits la presse quotidienne. Enfin la mort venait surprendre ce vétéran de notre littérature, à l’âge de 75 ans, le 3 août IS5T, à Montréal, dans les bureaux de l'exploration géologique du Canada, où il était employé comme traducteur-français.

Je laisserai de côté les premiers essais en prose et en vers de M. Bibaud, pour aborder de suite celui de ses ouvrages qui nous intéresse le plus, son Histoire du Canada, Vœuvre qui, au rapport de M. Lareau, rendit remarquable, dans l'histoire des lettres canadiennes, l'année 1844,

Bibaud a tenté, par ce durable monument de son érudition, de rencontrer un besoin ursent, de combler une grande lacune, On avait bien l'estimable et volumineuse histoire du père Charlevoix ; mais elle n'embrasse qu'une partie de nos annales et s'arréte à 1725— on avait aussi les œuvres de Smith, de Danville, de Raynal, mais niles uns, niles autres, ne nous ont donné une relation complète, ni exacte.

Bibaud n'a ni les profondes études de Ferland-ni l'esprit philosophique de GŒarneau— nice merveilleux don de pénétration et d'analyse qui distingue M. Faillon. Non principal mérite est d'avoir frayé la route pour ses laborieux successeurs, de leur avoir aplani la voie, en leur indiquant les sources où ils pourraient puiser.

Au reste, ceux qui lui ont succédé ont eu l'avantage de consulter des documents mis au jour trop tard pour être utilisés dans ses travaux. Car, chez nous, la découverte. la restauration de nos archives, la manifestation au grand jour des “ Matériaux” pour notre histoire, est de fraiche date,

Dans un style sobre, peu colorié, Bibaud a narré ce qui s'est passé au Canada, depuis le berceau de la colonie, sans toujours jeter un coup d'œil au-delà de l'océan, où même au delà de Ia frontière, pour remonter aux causes, dévoiler les motifs secrets des puissances européennes, faire ressortir l'influence que la guerre de l'indépendance des Etats-Unis a eue sur nos destinées coloniales

M. Bibaud, étroitement associé par ses nombreux écrits en vers et en prose, à l'aurore

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de uotre jeune littérature, laissa à SON PAYS, à Sa finnille, un nom respecté, une enviable réputation

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