I. S. Luc ne pouvait ignorer fiéthanie. Cf. Appendiice IL
saintMarcconfîrmentindirectementla place donnée par S. Luc à ces enseignements sur la prière. Saint Matthieu a fait entrer le Pater dans le sermon sur la montagne (vi, 9, 15), et laissant de côté la parabole de l'ami importun, il n'en a retenu que les exhortations sur la persévérance dans la prière, qu'il place un peu plus loin, dans le même discours sur la montagne (vu, 7). Il n'est pas difficile de voir que ces additions n'ont qu'un lien assez lâche avec la suite des idées dans le second et le troisième point de son sermon ^ « Gardez-vous bien de faire vos bonnes œuvres pour être vus des hommes », est-il dit dans ce second point. Et le divin Maître donne, comme exemple, l'aumône, la prière et le jeûne. Ne priez donc pas pour être vus des hommes, mais plutôt dans le secret (vi, 1-6). A cette pureté d'intention exigée dans la prière, sont rattachés et le conseil de ne pas multiplier les formules, et le Pater ^ qui résume en peu de mots ce que nous devons demander à Dieu. On ne saurait voir là le développement de la même idée. De même les conseils ajoutés par saint Matthieu au troisième point de son discours (vu, 7-12) ne se comprennent bien qu'à la suite de la parabole de l'ami importun*^ (Cf. Luc, xi, 8-9),