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FÊTE DES ÏA.BER:\ACLES (11^ ANNÉlî:) 127
s'efforcent d'attribuer au démon ses guérisons et l'accusent de violer le sabbat. L'éclatant miracle delà piscine de Béthesda(JoAN.,v) mit le comble à leur animosité et fît déborder la coupe. Ce fut au point que Jésus ne pouvant séjourner plus longtemps en Judée (Joan., vu, 1) fut obligé de rentrer en Galilée.
A considérer la situation des esprits à Jérusalem, sans parler des autres raisons exposées plus haut, le chapitre v de saint Jean et la première section de saint Luc (au moins ch. x et XI) n'ont rien qui ne puisse s'accorder avec la fête des Tabernacles de la deuxième années Quand, après un an d'absence, le divin Maître fera une apparition rapide à Jérusalem, pendant une nouvelle fête des Tabernacles, ses ennemis auront encore conservétrès vif le souvenir ^ du miracle accompli durant la précédente fête des Tabernacles et lui reprocheront encore d'avoir, par la guérison du paralytique, violé le sabbat.
1. La section ix, 52 à xiii, 21 pourrait bien contenir, outre un premier voyage à Jérusalem (x et xi), des faits et des discours (xu et xin, 17) se rapportant à un retour de Jérusalem en Galilée, cf. p. 71.
2. Gomme Jésus n'était pas revenu dans l'intervalle, ses ennemis se reportent naturellement à son dernier séjour dans leurs murs et lui rappellent le miracle qui avait si vivement excité leur animosité. Devant leur opposition et leurs desseins criminels, la prudence l'avait forcé de quitter, pour Tin temps assez long, la Ville sainte
Une objection se présentera peut-être àTesprit du lecteur contre notre identification du voyage indiqué dans le chapitre v de saint Jean avec celui de saint Luc (ix, 52-xi). Pourquoi le troisième évangéliste n'a-t-il pas parlé du paralytique de la piscine de Bcthesda ? La raison est toujours la même. Ce miracle marque trop clairement la présence du Sauveur à Jérusalem : or, comment le montrer dans la Ville sainte avant le dernier voyage, en restant fidèle au plan quadripartite de la catéchèse ? De plus les enseignements que donne Jésus après ce miracle sont d'une nature trop élevée pour entrer dans l'Evangile élémentaire synoptique.
Saint Luc, qui a omis ce miracle, par la nécessité de suivre son plan, en a raconté un autre qui suppose chez les pharisiens le même état d'esprit. Après la guérison, un jour de sabbat, d'une femme infirme depuis dix-huit ans, les ennemis du Sauveur lui font les mêmes reproches et se plaignent hypocritement de la violation du saint jour de repos ^.
Le premier voyage raconté par saint Lucfix, 52-xi) avec ses étapes diverses et ses arrêts en Pérée, à Jéricho, à Béthanie et à Jérusalem,
I. Il est vrai, d'après ce que nous avons dit précédemment, p. 72, que ce miracle rapporté par saint Luc, pourrait se rapporter, non à ce séjour dans la Ville sainte, mais au retour de Jérusalem en Galilée.