‹ Nos quatres Evangiles [microform]Chapitre 40 sur 94 · FETE DES TABERNACLES (IIP ANNEE · texte numérisé non relu

FETE DES TABERNACLES (IIP ANNEE

l'aveugle-né achève de partager plus profondément les esprits : il produit chez les uns une recrudescence de haine; chez les autres, la foi ou des dispositions plus favorables. Le séjour du Sauveur à Jérusalem ne fut probablement que de trois ou quatre jours.

Nous avons vu plus haut que les circonstances de Farrivée à Jérusalem, et les conditions de ce séjour, ne permettaient pas d'identifier ce pèlerinage à la Ville sainte avec celui dont parle saint Luc (ix, 52-xi), et qui est d'une année antérieure. La situation qu'il suppose dans la capitale juive répond bien à une telle date et ne saurait s'accorder avec l'état des esprits que manifestent les chapitres* vii-x de saint Jean.

Les deux premiers synoptiques, fidèles à leur plan, ne pouvaient faire mention du voyage à Jérusalem pour la seconde fête des Tabernacles. Quant à saint Luc, il n'avait pas, pour en parler, la ressource d'employer le même procédé qu'au précédent voyage. Car le miracle de l'aveugle-né ne peut se raconter sans mentionner expressément Jérusalem, le temple, la fontaine de Siloé : indications qui n'ont pas droit d'entrée dans cette section du troisième évangile. De plus, les enseignements de ces deux ou trois jours, dans la capitale juive, dépassent le niveau de la catéchèse élémentaire et sont

d'ailleurs étroitement liés avec les cérémonies accomplies dans le temple pendant la fête des Tabernacles.

9*^ De la solennité des Tabernacles à la fête

de la Dédicace '

Saint Jean passe brusquement, sans aucune transition, de la fête des Tabernacles à la Dédicace. Il ne nous dit pas si Jésus a quitté ou non Jérusalem, après la première de ces fêtes. 11 n'est cependant pas vraisemblable que l'hostilité juive ait permis au Sauveur de séjourner dans la capitale, au delà des jours de la solennité. Les pèlerins galiléens, en rentrant chez eux, réduisaient le nombre des partisans du Christ à Jérusalem et laissaient la partie belle à ses ennemis.

Si saint Jean ne nous donne aucun renseignement sur ce que fit Jésus durant les deux mois qui le séparaient de la Dédicace, seronsnous plus heureux en interrogeant saint Luc?

La section de son Evangile qui nous montre le Sauveur à Jérusalem, pendant cette solennité, commence par cette phrase : « Et il traversait les villes et les villages, s'y arrêtant pour enseigner et faisant route vers Jérusalem » (xiii, 22). Il ne nous dit pas si le point de départ de ce

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