‹ Nos quatres Evangiles [microform]Chapitre 50 sur 94 · I. Cf. Traité jBefsa, v · texte numérisé non relu

I. Cf. Traité jBefsa, v

LA DKRNIÈRE GÈNE 161

de la ville, un jour sabbatique, était d'un kilo- ^ mètre environ, iter sabbati. Or, le vendredi, l'Evangile nous montre Simon de Gjrène revenant du travail des cbamps, Joseph d'Arimathie venant acheter un linceul et se hâtant d'embaumer le corps, parce que le sabbat approchait. L'impression qui se dégage du récit des synoptiques est que le jour de l'arrestation de Jésus, de son jugement, de sa condamnation et de Texécution de la sentence, était un jour ordinaire, un jour ouvrier et non pas jour de repos 4 sacré.

Saint Luc (xxiii, 54), parlant de l'ensevelissement de Jésus, remarque que c'était jour de préparation^ Tra^ao-xsuvjç, et le sabbat allait commencer'^. Dans l'hypothèse que nous combattons, ce jour-là, ce vendredi, serait le grand jour de la Pâque. Comment croire que ce grand jour de fête, jour sabbatique lui-même, ne soit désigné par saint Luc que par le terme ordinaire d'un vendredi quelconque, « préparation du sabbat »?

I. Tlcx.pK<Txevv:, parasceve, préparation, désigne le jour qui précédait le sabbat, ou les fêtes solennelles qui étaient sabbatiques, Le vendredi de la mort de Jésus était la préparation de la Pâque^ dit saint Jean (xix, i4). Le sabbat qui suivait était grand, remarque-t-il (xix, 3 1), parce qu'il * était sabbat à double titre, étant le septième jour, et en même temps la grande fête de Pàque. En saint Matthieu, xxvii, 62, parasceven désigne aussi la préparation de la Pàque.

Nos quatre Évangiles. 11

A s'en tenir au récit synoptique des événements, le vendredi, jour die la mort de Jésus, ^ était donc un jour ouvrier; par conséquent le 14 Nisan, et non pas le 15.

Les paroles mêmes de Notre-Seigneur supposent que le soir de son repas n'est pas le soir de la Pâque légale. D'après saint Matthieu (xxvx, 18) il envoie ses disciples dire au maître de la maison où il compte faire la Pâque : hy.c/.ipôç

uou s'yyûç lartv, npôç crè Troiw ro nâcry^K pierà twv p.«6-/}Twv pou.

Le temps (temps opportun) presse pour moi, je vais faire la Pâque chez toi avec mes disciples. ^ L'expression comme le temps presse, je vais faire, marque qu'il faut se hâter ; demain il serait trop tard. Si ce soir-là est la Pâque légale, la Pâque pour tous les Juifs, il est inutile dé donner cette raison. Ces paroles indiquent donc l'intention de Jésus d'anticiper la Pâque juive.

Restent les expressions des synoptiques, indicatrices du jour : le premier jour des azymes ou pains sans levain (Matth., xxvi, 17); le premier jour des azymes où Von immolait la Pâque (Marc, xiv, 12); le jour des azymes dans lequel il fallait immoler la Pâque {hvc, xxii, 7).

Sans doute, à strictement parler, le premier jour de la fête des azymes était le 15 (commençant pour les Juifs la veille au soir). M. Ghv^olson ^ a

i. Dus letzte Bassamahl, 1908, p. 3 et suvie, p. ii3. suiv.

établi que tous les auteurs juifs ont entendu par îe premier jour des azymes le 15 Nisan.

C'est vrai, à parler à la rigueur des prescriptions mosaïques; mais à prendre les choses dans un sens plus large, l'usage s'était introduit d'appeler ainsi le 14 Nisan. Dès la veille de la célébration de la Pâque, le 14 Nisan, à midi, on en était venu à s'abstenir de manger rien de fermenté, et, çommece jour-là était celui-là même où les agneaux de la Pâque devaient être immolés, on comprenait parfois le 14 comme un des jours de la fête des Azymes. Josèphe lui-même compte pour ces fêtes tantôt sept jours [Ant. JLid,^ III, X, 5), tantôt huit {Ant. jud.^ II, xv, 1). ïl est clair que saint Marc et saint Luc en font autant : ils appellent premier jour des azymes le jour même où on immolait l'agneau pascal, c'est-à-dire le 14 Nisan. Lorsque saint Marc ajoute au terme /j/^e/TZte/yowr^ie^ azymes Texplication, jour oh on immolaitla Pâque^ et lorsque saint Luc complète l'expression au jour des azymes par les mots dans lequel on devait immoler la Pâque , ils précisent nettement leur intention de ne pas vouloir désigner le 15 Nisan, mais bien le 14.

On place d'ordinaire dans la matinée du jeudi Tentretien des apôtres avec le divin Maître, où ils lui demandent en quel lieu il célébrera la Pàque. Cette matinée appartiendrait ainsi au

premier jour des azymes, jour où on immole la Pâque. En l'entendant de la sorte, dès le soir même, après six heures, le 15 Nisan s'ouvrirait. La Pâque juive aurait donc été cette année-là célébrée le vendredi (jeudi soir à vendredi) : ce qui serait en contradiction, comme nous l'avons vu, avec le reste de la narration synoptique de la Passion.

Ce jeudi, le Sauveur n'était pas retourné à Jérusalem (Cf. Joan., xii, 36), il était demeuré à Béthanie. Les apôtres pensaient sansdoute que, dans le courant de cette journée du 13 Nisan, Jésus leur indiquerait en quel lieu il désirait célébrer la Pâque. A cause de la foule des pèlerins, on n'attendait pas au dernier moment pour se procurer une salle convenable : ne s'en préoccuper que dans la matinée même, ou quelques heures avant Timmolation de l'agneau pascal, eût été trop tardif. La prudence commandait de le faire au moins dans la journée du 13. Pendant la soirée de ce jour, le chef de famille allait, selon la coutume, puiser l'eau pure à la fontaine pour la confection des azymes *.

I. Le i3 (ou au premier soir du i4) se préparaient les azymes, ainsi que les autres choses nécessaires au repas pascal, sauf l'agneau qui était immolé le lendemain. Aussi ce jour était-il di^^elé'npoîTQi^a.'yicf, propréparation. (Clément d'Alexandrie, Fragments sur la Pâque\ P.G.,IX^ col. ^ô';.)

Inutile de recourir, a.yecKesch{Aussercanonische Parallel' texte zu den Evangelien)^ à une ingénieuse hypothèse,

LA DERMIÈRE CÈNE 165

Mais Jésus, qui pendant son séjour à Jérusajem, les jours précédents, paraît s'être entendu avec un disciple secret, avait passé toute la journée du 13 sans manifester ses intentions au sujet de la Pâque. Vers Theure habituelle du repas du soir, lorsque, le jour tombant, commençait le 14 Nisan, les apôtres lui demandèrent enfin où il voulait qu'on lui préparât la Pâque. Sans doute pensaient-ils d'abord faire, ce soirlà, les premiers préparatifs qu'ils continueraient le lendemain par l'immolation de l'agneau, en même temps que les autres juifs, et ne comptaient-ils s'asseoir à la table pascale que le soir suivant.

Jésus s'adressa, non pas à Judas qui aurait pu contrarier ses desseins, mais à Pierre et

d'après laquelle le texte liébreu primitif devait avoir qédém hag hammazot,avant la fête des azymes ; le grec aurait rendu le premier miot par Tr/jâra? (loc. cit., p. 174-181) dans le sens de -npoTspoi, le premier avant la fête des azymes. — M. Ghwolson propose une hypothèse semblable. Il suppose un texte original araméenqui aurait été rendu inexactement dans le grec de saint Matthieu et de saint^Marc. Au lieu de traduire : le premier jour des azymes, on aurait dû le rendre de cette façon : au jour avant le jour de la Pâque, où il fallait immoler l'agneau. Quoi qu'il en soit de cette supposition gratuite, imaginée pour expliquer les expressions de saint Matthieu et de saint Marc, elle ne serait d'aucune utilité pour le texte de saint Luc. En nous tenant aux expressions des évangélistes, nous voyons que le premier jour des azymes est identifié avec le jour où on immolait Vagneau pascal, i)ar conséquent avec le i4. Gela suffit.

i66 NOS QUATRE ÉVANGILES

à Jean, et sans leur dévoiler le nom de son hôte, l'endroit de sa demeure (toujours pour le même motif), il leur enjoignit de descendre le mont des Oliviers et de suivre l'homme, portant une cruche d'eau, qu'ils rencontreraient à leur entrée en ville. La maison où il pénétrerait était l'endroit même où ils devaient préparer la Pâque.

Pierre et Jean descendirent donc à Jérusalem et trouvèrent tout comme le Sauveur leur avait dit. La chambre haute était déjà disposée pour un repas pascal : ils n'eurent qu'à faire les derniers préparatifs. Comme ils portaient au maître de la maison, probablement disciple secret, cette parole de Jésus : Le temps presse pour moi, je vais faire la Pâque chez toi avec mes disciples^ les deux apôtres durent comprendre que leur divin Maître avait des desseins particuliers, et qu'avant le jour légal ils auraient à préparer la Pâque. C'est bien ce qu'il leur redit en se mettant à table : « J'ai vivement désiré manger cette Pâque avec vous. »

C'est donc au premier soir du 14 Nisan, qui appartenait au jour où on immolait l'agneau pascal, et qu'au sens large on appelait premier jour des azymes ', c'est ce soir-là que Jésus prit

I. C'est ainsi que s'exprime saint Jean Chrysoslome, dans son Homélie sur saint Matthieu, lxxxi, i. « Il appelle premier jour des azymes le jour qui précédait en réalité

LA DERiSIÈRE CÈNE 167

avec ses disciples son dernier repas, sa dernière Pâque. Au même soir, saint Jean place le dernier repas du Christ, repas qui est, par ses circonstances, comme nous Tavons vu, le même que la cène des synoptiques. C'est donc un re^ pas distinct, du moins pour la date, de la Pâque légale, une Pâque anticipée que Jésus fît avec ses disciples.

Les synoptiques sont donc d'accord avec saint Jean. Le quatrième évangile par sa manière de s'exprimer nous avertit de prendre garde à certaines formules des synoptiques, et, en les examinant de plus près, de leur donner leur vraie signification.

Reste à savoir si ce dernier repas, cette Pâque anticipée, fut une véritable Pâque. C'est le nom que lui donne le Sauveur. « J'ai désiré d'un grand désir manger cette Pâque avec vous », dit-il à ses disciples en se mettant à table. En les envoyant achever les préparatifs, il les avait priés de dire au maître du logis : « Le temps presse pour moi, je ferai la Pâque chez toi avec mes disciples. » Bien que ce ne soit pas le jour légal, le Sauveur a donc bien l'intention dô manger la Pâque avec ses apôtres.

cette fête, car, suivant la manière de compter des juifs, le Jour commence la veille. Il s'agit ici de celui vers la fin duquel on devait immoler la Pàquo. »

Gomment le pouvait-il, puisque légalement les agneaux ne devraient être immolés dans le temple que le lendemain (selon notre manière de compter) ? Sans entrer dans toutes les explications données qui, en bien des points, s'appuient malheureusement sur des textes d'âge trop postérieur, on peut assurer que dans l'institution primitive il appartenait à chaque maître de maison d'immoler l'agneau chez lui. L'immolation au temple est une pratique plus tardive, d'institution humaine et non divine. Au moment où la Pâque Israélite allait prendre fin, celui qui était « le maître du sabbat » et de la loi, ne pouvait-il prendre sur lui de faire revenir cette institution à sa simplicité primitive ? On est assez mal renseigné, du reste, sur la façon dont les choses se passaient quand, dans les grandes alfluences du peuple, il fallait immoler 30,000 à 50,000 agneaux et plus. Le faire au temple, entre les deux soirs, c'est-à-dire entre le déclin du soleil et la nuit tombante, n'était-ce pas matériellement impossible ?

Il est vrai que, dans le cas présent, il ne s'agit pas simplement d'immoler Tagneau dans une maison particulière, comme cela se passait à l'origine ; mais l'immolation est anticipée : elle eut lieu un jour plutôt que pour les Juifs. Le lendemain, la mort de Jésus devait réaliser la figure de l'agneau pascal, immolé chaque

année depuis la sortie d'Egypte : à Theure où les agneaux seraient sacrifiés dans le temple, le Sauveur devait lui-même être immolé.

Cette anticipation, cette dérogation à la pratique commune était en quelque sorte déjà comme un commencement d'abolition. Mais en même temps à la Pâque ancienne était substituée sans interruption la Pâque nouvelle.

Remarquons-le bien, ce n'est pas une Pâque ordinaire. Il n'est pas question de savoir si un Israélite quelconque avait alors le droit d'anticiper ; il s'agit d'un cas unique, et celui qui pose l'exception est le législateur de la loi nouvelle. C'est lui qui par son acte va donner sa vraie signification aux rites anciens de la Pâque et qui, en les accomplissant pour la dernière fois, va y substituer la Pâque nouvelle

D'ailleurs est-il nécessaire que l'agneau pascal ait été mangé dans ce dernier repas ? On a dit qu'on ne concevait pas un repas pascal sans la manducation de l'agneau : cela est vrai pour tout Israélite. Mais, dans le cas présent, si le véritable agneau, annoncé par l'agneau pascal, se substituait à la figure, et était mangé au milieu des autres rites ordinaires de la fête, n'y aurait-il pas là une pâque, une pâque plus complète même et plus parfaite que les autres, la Pâque pleinement réalisée, la vraie Pâque?

Saint Jean, qui nous a donné clairement la date du dernier repas du Christ, et, en nous invitant à regarder de plus près la formule des synoptiques, nous a permis de la mieux entendre, ne dit rien de la cène elle-même. Le récit en ayant été fait par les trois premiers évangiles, il n'avait pas, suivant son plan, à le reprendre, à moins qu'il n'y trouvât intérêt pour sa thèse. Or l'intelligence profonde de ce repas où le Christ se donnait en nourriture, il l'avait déjà exposée dans son grand discours du chapitre sixième : il n'avait donc pas à y revenir.

Il s'étend, au contraire, sur certaines circonstances de la cène qui nous aident, à travers la divergence des synoptiques, à mieux comprendre comment les choses se sont passées. Nous ne pouvons ici entrer dans le détail; signalons seulement les points principaux.

Saint Luc, au premier abord, paraît contredire les deux premiers évangiles : il donne une ordonnance du repas toute différente. Mais, averti par le récit de saint Jean, on s'aperçoit qu'il n'a pas été fidèle à l'ordre chronologique et a suivi en cet endroit un plan logique. Il parle d'abord de l'institution de l'Eucharistie, la vraie pâque que désirait le divin Maître. Il place ensuite, sans en fixer l'ordre, les incidents accessoires du repas, comme la révélation du traître, la discussion sur la préséance, et

l'annonce du reniement de Pierre, etc. On voit qu'il groupe ensemble toutes les défaillances des apôtres. La discussion sur la préséance n'est évidemment pas à sa place naturelle : c'est au moment où les disciples se mettaient à table, qu'elle a dû se produire. Gomme on suivait pour se placer sur les divans un certain ordre de préséance, il y eut sans doute des froissements, des réclamations. Alors, pour corriger leurs vues ambitieuses, Jésus leur donne un grand exemple d'humilité. ù^tlTivov yLvo^iévoy (Joan., xiii, 2 selon le manuscrit sinaïtique), le repas commençant^ il se lève de table et, semblable à un serviteur, il prend un linge, se ceint les reins, et, versant de l'eau dans un bassin, il se met à laver les pieds de ses apôtres. Après quoi regagnant sa place, il tire de son action la leçon morale dont ils avaient besoin. Puisque lui, le Maître, s'est montré comme celui qui sert, ils doivent comprendre que, pour être fidèles à son esprit, ceux qui auront à commander devront se faire les serviteurs de tous. Dans cette invitation à suivre son exemple d'humilité et de charité, il

I. La leçon yavo/jAvov^ le repas achevé, n'est pas naturelle. Ce n'est pas après le repas qu*il est d'usage de se laver les pieds. D'ordinaire, au début du repas, selon les traditions juives on se purifiait les mains. Jésus pour donner une plus forte leçon d'humilité à ses disciples, s'abaisse à leur laver les pieds. Aussi les apôtres sont-ils étonnés de celte manière d'agir insolite.

il 2 NOS QUATRE ÉVANGILES

emploie, d'après saint Jean, des expressions qui rappellent de très près les leçons rapportées par saint Luc dans son récit de la contestation des apôtres (xxii, 27-30).

Grâce à saint Jean, on se rend mieux compte de la façon dont se fît la révélation progressive du traître. D'abord pendant le lavement des pieds, Jésus dit à ses disciples (xiii, 10) : « Vous êtes purs, mais non pas tous. » Le repas commencé, il précise : « Un de vous me trahira » (Matth., XXVI, 21; Marc, xiv, 18; Joan., xiii, 21) ; et dans le même sens : « Celui qui me trahira met la main au plat avec moi » (Matth., xxvi, 23; Marc, xiv, 18; Luc, xxii, 21). Chacun de demander avec inquiétude : « Est-ce moi.

Seigneur? » Trop éloigné de Jésus pour lui poser une question à laquelle il ne paraît pas vouloir répondre à la face de tous, Pierre, impatient de savoir qui était en cause, fait signe à Jean, couché près du Maître, d'en faire discrètement la demande. Jésus dit à voix basse au disciple bien-aimé : Le traître, « c'est celui à qui je vais présenter le pain trempé. » Et prenant un morceau de pain et le trempant dans le plat de Charoseth, il le présenta à Judas. Ce geste était une marque d'amitié ; le traître y fut insensible, et, comme les autres, il disait pour cacher son embarras : « Est-ce moi, Maître ? — Tu l'as dit, répondit Jésus ; ce que ta veux faire, fais-le

vite. » Judas sortit, et les autres apôtres, à l'exception de Jean, ne comprirent pas le motif de son départ précipitée

Ce départ du traître est pour le cœur de Jésus un soulagement. Il donne alors libre cours aux épanchements que rapporte saint Jean (xiii, 3i- 32).

Après le verset 32, doit se placer l'institution de l'Eucharistie, racontée par les synoptiques. Viennent ensuite les paroles où, d'après saint Jean (xiii, 33-35), il est fait allusion au départ de Jésus : ce qui amène les protestations de Simon Pierre et l'annonce de son reniement.

Les adieux du Sauveur (Joân., xiv, 1-31) terminent le repas ; et après les derniers chants de l'Hallel [Hymno dicto), il sort et se dirige vers le mont des Oliviers.

Les discours des chapitres xv et xvi parais^ sent avoir été tenus durant le chemin qui du Cénacle aboutissait au torrent de Cédron. Avant de franchir le torrent, le divin Maître prononce la prière du chapitre xvii, et ayant passé le

1 . 11 résulte de la comparaison de saint Jean avec les synoptiques que Judas n'a pas communié. C'est en s'appuyant sur saint Luc que bon nombre de Pères ont soutenu la thèse affirmative. Mais plusieurs Pères et en général les théologiens et les commentateurs modernes sont pour la négative. (Voir Cl. Fillion, Essais d'exégèse, ch. xi.) On a vu plus haut, p. 170, que saint Eue n'a pas voulu suivre ici Tordre chronologique.

n4 NOS QUATRE ÉVANGILES

Gédron il se dii^ige vers Gelhsémani (Joan.,

Page 1