‹ Nos quatres Evangiles [microform]Chapitre 55 sur 94 · I . Page · texte numérisé non relu

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même formule qu'ici, z«tel;rcv, qui indique un changement de situation. Pour n^avoir pas à revenir à Nazareth pour une seconde visite faite un peu plus tard, S. Luc la joint ici à la première. Dans la catéchèse on avait même l'habitude d'unir ensemble les trois visites à Nazareth, comme dans S. Matthieu (xiii, 54-58) et dans S. Marc (vi, 1-2). Cf. p. 57. De même, S.Luc joint ici deux discours, prononcés dans le même milieu, le Cénacle, mais séparés par quarante jours d'intervalle. Par fidélité scrupuleuse au plan quadripartite, S. Luc dans la IV® partie, Jérusalem^ ne se

permet pas d'intercaler un retour en Galilée.

C'est bien, en effet, à Jérusalem, probablement au Cénacle, et le jour même de l'Ascension, que fut prononcé le second discours (xxiv, 46-49) ; car les ordres donnés aux apôtres de rester dans la Ville sainte (49) sont datés de Jérusalem, et de ce jour même, par les Actes (i, 4). Comme il se proposait de traiter plus en détail, dans ce second écrit, le sujet même de l'Ascension, vrai point de départ du livre des Actes, saint Luc l'a abrégé dans son Évangile. L'histoire du salut, idée directrice de son Evangile et des Actes, aboutit donc, avec la fin de son premier ouvrage, à Jérusalem. C'est de Jérusalem que débutera le second, parce que c'est de là que TEvangile partira pour se répandre d'étape en étape jusqu'à Piome,

Saint Jean, dans la dernière partie comme dans le reste de son évangile, ne répète pas les récits synoptiques, il complète, il précise. Sans prétendre tout dire lui aussi, comme il en avertit à la fin de son récit (xx, 30), il choisit les traits qui vont droit à son but : l'apparition à Madeleine, l'apparition aux Onze réunis, et l'apparition, huit jours après, à saint Thomas. Il nous montre la foi des disciples à la résurrection du Fils de Dieu lente à se produire, fixée par des expériences multiples, et atteignant son couronnement dans Tacte de foi de l'àpôtre Thomas : Dominus me^us^ et Deus! Rien ne pouvait mieux clore son œuvre que cette profession de foi à Jésus Messie^ Fils de Dieu.

La conclusion du quatrième Evangile (xx, 30- 31) montre qu'il n'était pas dans le dessein primitif de l'auteur de rapporter l'apparition sur les bords du lac de Tibériade. Elle vient dans un appendice (ch. xxi), destiné à réfuter un bruit populaire qui circulait sur le disciple biien-aimé : on disait qu'il ne devait pas mourir. Saint Jean tient à rectifier la parole que l'on prêtait à Jésus-Christ et à en donner la vraie signification. Mais ce que le divin Maître avait dit à son sujet était étroitement uni avec la prédiction relative à Favenir de Pierre, et

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