LES DISCOURS
chassés du temple, qui en réalité a eu lieu la première année du ministère de Jésus, Tévangéliste ne pouvant rencontrer Jérusalem que dans la quatrième partie de son plan, et le temple ne pouvant se supposer ailleurs qu'à Jérusalem.
Mais comment s'y prendra-t-il pour parler des discours de Jésus qui n'ont pas été prononcés en Galilée, mais soit à Jérusalem avant la dernière semaine, soit durant un voyage avant le dernier qui l'amena dans la Ville sainte ? Il laissera de côté les circonstances de ces discours, les faits auxquels ils sont liés, pour ne garder que les paroles qu'il rattachera à des discours prononcés en Galilée, ou bien qu'il réunira aux entretiens de la dernière semaine.
Il n'a pas d'autre moyen de les conserver, s'il veut être fidèle à respecter la division quadripartite, puisqu'il n'a pas eu recours au procédé de saint Luc. Ce dernier, dans la troisième partie du plan quadripartite, a donné avant le dernier voyage de Jésus à Jérusalem deux autres voyages qui sont placés après la section, Galilée, comme s'ils en formaient la suite, mais qui en réalité ont leur point de suture à divers moments du séjour galiléen. Si ces deux voyages, correspondant, l'un à la première fête des tabernacles (Joan., v), l'autre à la fête de la Dédicace (Joan., x), ont pu occuper cette place dans le plan de saint Luc, c'est
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qu'ils ont été privés de toute désignation précise de temps et de lieu. Au premier abord (e1 c'est ainsi qu'on les a trop longtemps entendus), ils paraissent ne former qu'un grand voyage qu'on pourrait prendre pour le dernier, mais en réalité cette section comprend plusieurs départs de Galilée et plusieurs arrivées à Jérusalem^. Grâce à ce procédé, saint Luc a pu ajoutei à la catéchèse, sans briser son plan, les faits et les discours des chapitres x à xvii de son Evangile. Il a pu nous faire connaître les circonstances de nombreuses paroles de Jésus prononcées en dehors delà Galilée et que le premier Évangéliste avait rattachées à des discours du ministère galiléen.
En cela, il apparaît, comme dans le reste d€ 8©n Evangile, plus historien. Au contraire, le caractère avant tout didactique de l'Évangile de saint Matthieu se montre plus clairement dans le procédé qui a présidé à la composition des cinq grands discours.
Une simple lecture attentive du premier
Évangile nous donne pour les faits la même
impression que pour les discours. Évidemment
Fauteur n'est pas guidé dans son récit par le