C.-J.-C.-E. GossuiN, ex-conventionnel^ est élu au
troisième tour de scrutin par 3 1 3 voix sur 53 1 votants.
Jacques-Laurent Béthune, juge et ancien président du
tribunal civil du département, est élu par 488 voix
sur 5i2 votants.
Louis Leglergq-Sgheppers, commissaire du Directoire près l'Administration municipale de Lille^ est élu par 489 voix sur 520 votants.
G.-J.-J. Lesage-Senault, ex-conventionnel, est élu par 3i5 voix sur 52 1 votants.
D. Remplacement de Scrive et Plichon.
Joseph-Marie Lequinio (de Ksrblat), ez-conventionnd, est élu par 394 voix sur 5aa votants.
Telles furent les élections de l'an VI dans notre département. C'était, comme à peu près partout en France, la consécration du succès du parti démocratique avancé et révolutionnaire. Nous ne voyons g'uère, en eflEet, dans cette nouvelle députation que trois ou quatre amis avérés da g'ouvernement : Delabuissc, Leclercq-Scheppers, Lesage- Senault, Béthune; mais en revanche nous j rencontrons de terribles Jacobins comme Lequinio^ Delehaye, etc.
Le Directoire jugea qu'il n'était pas plus possible de gouverner avec les Jacobins, qu'on appelait alors les Patriotes^ qu'avec les royalistes, et de même qu'il avait frappé ces derniers au 18 fructidor, il se débarrassa des députés patriotes par un nouveau coup d'état. Le 22 floréal an VI (11 mai 1798), il fit voter par les deux Conseils une loi qui annulait les élections des députés considérés comme ennemis de la République, Lequinio et Delehaye furent renvoyés chez eux, en compagnie de bien d'autres, avec une indemnité de route I
Cette législature n'ayant présenté aucun autre fait saillant, nous passons immédiatement aux élections de l'an VII, les dernières présidées par le Directoire .
§ IV. Les Élections ' et les Élus de l'an VII. — La période électorale de l'an VII s ouvrit sous de bien fâcheux auspices. Au dehors, nos troupes commandées par Jourdan venaient d'être battues (26 mars 1799) par Tarchiduc Charles et tout faisait craindre déjà que nous fussions obligés d'évacuer l'Allemagne ; d'autres revers nous
1 . D'après le procès-yerbal officiel des Archives départementales du Nord.
attendaient en Italie . Au dedans, le Directoire tombait véritablement en dissolution et n'avait même plus la force de dirig-er les élections. C'est pourquoi ces dernières se firent assez librement et amenèrent dans les Conseils un nouveau conting-ent de députés appartenant au parti démocratique.
Dans le département du Nord, les électeurs (alors au nombre de 568) se réunirent, comme précédemment, à Douai, dans l'église « ci-devant Saint-Pierre », sous la présidence a du citoyen Bigot-Stamps, comme doyen d*âge », mais le 21 germinal (lo avril), Paul-François-Joseph Danel, commissaire près du tribunal criminel, fut élu président définitif de l'Assemblée, et les opérations électorales commencèrent le 24 germinal (i3 avril).
Il y avait lieu d'élire : a, deux députés pour 3 ans au Conseil des Anciens ; b, quatre députés pour la même période de temps au Conseil des Cinq-Cents ; c, un député pour un an au Conseil des Anciens en remplacement de Delehaye; et, d, un député au Conseil des Cinq-Cents en remplacement de Lequinio (c'est toujours le siège de Plichon, vacant depuis plus de trois ans).
A. La première opération fut commencée le 24 germinal ; sur 53g votants, 1 70 voix furent données à Rivière^ 66 à Cordonnier d'Hemme (sic), et 36 à Delesaulx de Cambrai. 11 y avait ballottage et le second tour de scrutin fut remis au lendemain.
Le 25 germinal, 495 votants se présentèrent au second tour de scrutin. Jean-Baptiste-Gabriel Rivière, juge de P&ix à Gra vélines, fut élu par 244 voix.
L'élection suivante donna, aussi, au second tour de ^rutin, la majorité de 3o8 voix sur 5io votants à Jean- Antoine-Joseph Bailuon, maire du Quesnoy.
B. Election de 4 députés au Conseil des Cinq-Cents (25 et 26 germinal).
la Constitotion de Tan VIII qui, sauf quelques modîficatioiis en Tan X, durera jusqu'à rétablissement de FEmpire.
La Révolution, ou du moins, la crise aigoé de la révolution, est terminée, mais le gouvernement parlementaire et de libre discussion meurt en même temps : il est remplacé par un gouvernement autoritaire et personnel.