‹ Nos représentants pendant la révolutionChapitre 14 sur 32 · Paris, le i3 février 179a. A Monsieur Duhcm, député · texte numérisé non relu

Paris, le i3 février 179a. A Monsieur Duhcm, député

à rassemblée législative. (Signé : Coppens\ - A f*aris, de C imprimerie nationale. In -8*, a p.

Cette lettre est assez curieuse pour mériter d*étre reproduite ici ; en voici la teneur : • Voire solii-

• citude patriotique, mon cher collègue, vous a

• porté à me dénoncer à la Société des Amis de » la Constitution de Lille, parce que j'ai eu le petit » malheur de ne pas être de votre avis lorsque

V l'Assemblée Nationale a fait justice des dénon-

• dations faites contre le Ministre de la Marine, 9 dont le nom seul vous donne des spasmes et des » vertiges. C'est sans doute une petite gentillesse » dont vous avez voulu vous égayer après dîner. » Je vous pardonne, mon cher collègue. Vous savez » bien que je ne m'offense pas de vos procédés : » je vous l'ai prouvé plusieurs fois, lorsque j'ai » présidé nos Assemblées électorales et TAdmi- » nistration du Département. Mais ménagez-moi, i> je vous en prie. Ecrivez, à l'avenir, le matin, » aux Amis de la Constitution; et, de grâce, ne » cherchez pas à exciter le trouble et la fermen- I' talion parmi des Citoyens paisibles. La Consti- » lution vous a traité en enfant gAté ; vous avez j) été promu à la place éminente de Législateur ; » c'est marcher à pas de géant dans la carrière » des honneurs et des distinctions : prouvez donc 1) aujourd'hui que, par votre sagesse, vous méritiez » cette grande faveur ; et croyez que ceux qui ont u perdu une partie de leur fortune par la Révolution, et qui out cependant prouvé qu'ils sont » bons Citoyens et aiment la Constitution, ne » sont pas des ennemis stipendiés par le Pouvoir » exécutif, contre lesquels il faut s'armer de » rigueur et d'inflexibilité. - La seule petite leçon tt que j'ai cru devoir vous donner, a été de faire » connaître votre style pacifique à tous nos

V collègues, en leur faisant distribuer votre Lettre, » Profitez-en, mon cher Monsieur, si vous voulez » qu'on vous estime. Coppens. »

17. Réflexions Sur l'application des Lois des aa Germinal et aa Prairial, an 3», dans le Département du Nord. (En faveur des habitants sortis du territoire par suite de la révolution). — S. 1. n. d. (Vers 1795). In-4*, 17 p.

18. Observations Sur l'organisation des tribunaux de commerce maritime, et leurs attributions. Extrait d'un

rapport fait, en 179a, au comité de la marine de l'Assemblée législative; projet de loi et réflexions, Par le citoyen Coppens, ex-procureur du roi de rAmiraulc de Dunkerque, ex- législateur, maire de la commune de Steene et membre du conseil d'agriculture, de manufacture et de commerce de Dunkerque. — Paris, imp. Guiffuet et Michaud, Frimaire an 10. In-S», V111-108 p.

19. Précis Sur la nécessité d'organiser des Tribunaux spéciaux pour connoître des affaires judiciaires et administratives relatives au commerce maritime et à la police des ports et de la navigation ; par le C. Coppens, ex-législateur. — {Paris) De t* Imprimerie de Giffuet et Michaud, rue des Bons-Enfans, n^ 6, au coin de la rue Baillif. S. d. (An 10). In-S", 16 p.

30. Mémoire sur le Rétablissement de l'Amirauté de l'Empire français et des Colonies, présenté à Sa Majesté impériale et royale. — {Paris) De ^Imprimerie deN.Renaudiére^ruedesProuvaires, n^i6. S.d.(i8o6). In-4*, laa p. (Biblioth. de M. Quarré-Reybourbon). Signé et daté à la dédicace : Coppens. Paris, a5 février 1806.

21. Chambre des députés. Opinion de M. le Baron Coppens, Député du département du Nord, Chevalier de la Légion d'honneur, ancien Conseiller du Roi et son Procureur au Siège Général de rAmiraulé de France, établie pour la Flandre à Dunkerque ; Sur le Rapport fait par M. de Bonald, relativement à la réduction des Cours et Tribunaux et à la suspension pendant un an de l'inamovibilité à accorder aux juges, proposées par M. Hyde de Neuville ; Prononcée dans la séance du 25 novembre 18 j5. — DeVimpr. de Nouzou, rue de Cléry, n* 9, à Paris. S. d. (i8i5). In -8% 47 p.

Coppens n'était pas plus favorable à la suspension de l'inamovibilité qu'au maintien de celte prérogative.

22. Les Députés du département du Nord, À son Exe. Monseigneur le Comte Vaublanc, Ministre de Tlntérieur. (Signé) Le C*' de Béthisy ; Beaussier-Malhon ; le Ch^' Benoist ; Bernard ; E. Desmoutier ; Potteau d'Hancarderie ; le Baron Coppens ; le Baron Brigode ; le C^^ d'Estourmel ; le Marquis de la Maison- Fort. Paris, le 21 décembre 18 15. — De l'Imprimerie de Nouzouy rue de Cléry, n" 9, à Paris. S. tl. In-4°, 7 p.

Pour demander le rétablissement de la franchise de Dunkerque.

93. Chambre des députés. Opinioo de M. le Baron Coppens, député du département du Nord, sur U loi d'amnistie. (5 janvier i8i6). — {Pari*) De timpr. de Notuou, rue de Cléry, a« P, à Parie, S. d. (i8i6). In-8*, 7 p.

Après avoir voté Tamnistie, le baron Coppcns publia cette pièce parce qu'un léger acddeot Pavait privé de continuer de prendre part à la discussion.

34. Chambre des députés. Opinion de M. le Baron Coppens, député du département du Nord, Sur k Projet de Loi relatif au recrutement de l'armée. — (Paris), Hacquart^ Imprimeur de la Chambre des Députés, rue Git le Cœur^ n* 8, S. d. (1816 ou iSi-j). In-8% 46 p.

25. Mémoire sur La Franchise de Ounkerque. — A Dunkerquet De C Imprimerie de Drouillard. S. d. (au crayon sur l'exemplaire de M. le Baron Coppeos: i8i4). In-4*, 8 p.

a6. Mémoire sur la nécessité du rétablissement de la franchise du Port et de la ville de Dunkerque. — S. 1. (Paris, Nouzou) n. d. In-4*i 76 p.

Signé « le Ch«r Coppens, Ecuyer, ancien Procureur du Roi de l'Amirauté, et Blaisel, avocat ; députés de la Ville. Paris, ce 10 septembre i8i4* >> D'après M. Bonvarleti dans les Mém. de la Soc. Dunkerq. (t. 10, p. 35a, note), ce travail aurait eu au moins quatre éditions.

37 . Supplément au Mémoire sur le rétablissement de la Franchise de Dunkerque. (Signé) Les Députés de Dunkerque : Le B*» Coppens et Blaisel. — De r Imprimerie de Nouzou ^ rue de Cléry ^ n^ 9, à Paris. S. d. In-4*, 4o p. Tableau et plan.

a8. Quelques considérations sur le rétablissement de la franchise du port et de la ville de Dunkerque, Jointes À la Requête que les habitans de cette ville ont présentée au Roi en janvier x8i6. (Signé) Pour les habitants de Dunkerque : Le Baron Coppens, Membre de la Chambre des Députés, et Drouart S député par la ville de - Dunkerque, Procureur du Roi près le Tribunal civil de la même ville. — De l'Imprimerie de Nouzou, rue de Cléry, n* 9, à Paris. In-4", aS p. Tableau et carte. 39. Réclamation de M. le baron Coppens, Membre du

1. Gharles-Françols-Bernard- Auguste Drouart de Lezey, qui fut député du Nord à la Chambre des Gent-Jours, en 1815.

Conseil général du département du Nord, Cheyalier de rOrdre Royal de la Légion d'honneur, et propriétaire à Arembouts-Cappel, arrondissement de Dunkerque, a* section des Wateringues, adressée à M. le Comte de Murât, Préfet du même département Contre les abus résultant du régime actuel de Tadministration dite des Wateringues et signalés à M. le Préfet par les différentes plaintes qui lui ont été adressées. — A Douai, chez Wagrez ainé^ imprimeur de la cour royale. Juin 1823. In-4*, 36 p.

Doc. BiOGR. Extrait de La Vigie y journal de Tarroad* de Dunkerque. N*i36, 6 mars i834. Dunkerque^ imp. de C. Lallou, In-S**, 8 p. (Compte rendu des funérailles et discours prononcé sur la tombe de Coppens.) — Dictionn. des Parlem., t. 2.

COQUILLIER (JOACHIM-JOSEPH-AlEXIS) . Député au Conseil das Anciens en l'an VI, né à Audruicq (Pas-de-Calais) le 26 avril 1766, mort à Mardyck le 28 juillet i834.

Fils de Vincent Coquillier ou Gocquillier et de Marie-Jeanne Meulemeester, Coquillier était cultivateur à Grande-Synthe, Jorsqu'il fut élu, le 24 germinal an VI, député du Nord au Conseil des Anciens. Il siégea dans cette assemblée jusqu'en l'an VIII et la seule trace qu'il ait laissée de son passage aux affaires est un rapport sur les wateringues que nous indiquons ci-dessous .

D'après le Dict. des Parlent.^ il demeurait à Paris, rue des Boucheries Honoré, n® 2, pendant l'accomplissement de son mandat.

Rendu à la vie privée, Coquillier revint à Grande-Synthe, reprit son exploitation agricole et devint maire de sa commune. Il remplit ces fonctions depuis le 16 messidor an VIII jusqu'au 3 août i8i5. Quelque temps après, il alla se fixer à Gravelines et vint mourir inopinément à Mardyck, pendant un séjour qu'il y faisait, chez M . Pierre Lefranc,

cultivateur en cette commune.

BiBLioGR. I . Corps législatif. Conseil des Anciens. Rapport fait par J. Coquillier (du Nord) au nom d'une commission

8}>éciale, Char^ de l'examen de la résolatioo da i8 floréal an 7 relative aux canaux de dessèchement, dits Wattrinyaes (sic), situés dans le ci-devant district de Bertrtirs, et de ceux de la vallée de la Scarpe dans les ci-devant districts de Douai et de Valenciennes. Séance du i3 prairial an 7. — Paris, imprimerie nationale. Prairial an y, In-S^ 10 p.

Su r la même question des wateri n ^es, voy. Bihliogr. Taranget^ n* 6, et Woutsen^ n« 16.

Doc.BioGn./>ic/io/in. des Pariem., t. a.

COURTE (Jacques- Albert). Député au Conseil des Anciens en l'an VII. Dates et lieux de naissance et de mort inconnus.

Il était commissaire près le tribunal criminel du département du Nord, lorsqu'il fut élu, le 26 germinal an YII, député du Nord au Conseil des Anciens. Il y siégcea obscurément jusqu'à la Constitution de Tan VIII. Nommé, le 7 messidor, juge au tribunal civil d'Avesnes^ Courte aurait été, d'après le Dict. des Parlent. y promu le 19 mai 18 1 1 , conseiller A la cour impériale de Besançon. Cependant les recherches que nous avons faites dans les archives de cette cour ne nous ont donné qu'un résultat absolument négatif. Doc. RioGR.Z>f c/Zonn. des Parlent., t. a.

CREUSART (Grégoire-Célérin-Serein Van Kempen de).

Voy. Van Kempen.

CROY (Anne-Emmanuel-Ferdinand-François, duc de).

Député de la noblesse du bailliage du Quesnoy en 1789, né à Paris le 10 novembre 1743, mort au Château de Rœulx le i5 décembre i8o3.

Fils aîné du maréchal duc de Croy, il suivit d'abord, comme son père, la carrière des armes et y parvint au grade de maréchal de camp. Connu pendant sa jeunesse sous le nom de prince de Solre^ il ne manquait ni d'esprit, ni de talent; il avait composé plusieurs pièces de théâtre {la Matinée de l'Ermitage^ les Délassements de Mars, V Arrivée de la

troupe du roman comique de Scarron à V Ermitage) qui furent jouées sur la scène que son père avait fait construire dans le splendide château de rËrmitage, près de Condé. ce Les notables habitants de Yalenciennes, dit A. Dinaux » {Arch, hist, et litt.) étaient invités à ces représentations » tbéâtrales où la mise en scène était splendide . »

Elu^ le 20 avril 1789, par la noblesse du bailliage du Qaesnoy, député aux Etats-Généraux, il siégea silencieusement à la droite de cette assemblée, abîmé dans la douleur qu'il ressentit au spectacle de Técroulement de tout ce qu'il avait ainmé. Démissionnaire le i*' décembre 178g, il émigra en Belgique et dans les Pays-Bas, et revint mourir en France sous le Consulat.

Doc. BiOGR. Arch. hist. et litt. daN. de la F., i'* s. 1. 1. — Dictionn, des Parlem.y t. 2.

CUINCY (Eustache-JeaN-Marie d'Aoust de). Voy. Aoust.

DANEL (Paul-François-Joseph). Député au Conseil des

Cinq-Cents en Tan VII, et au Corps législatif de l'an VIII à 1806, né à Lille le 16 octobre 1754, y décédé le 3 octobre

Après avoir fait ses humanités à Lille, où il obtint la médaille d'argent fondée par le magistrat en faveur de rélève de rhétorique qui avait été le premier dans toutes ses classes^ Danel vint faire son droit à Tuniversité de Douai, y conquit son diplôme de licencié et fut nommé Conseiller à la gouvernance de Lille en 1782. Lors de la suppression de ce siège, il fut élu juge au district de l^ille par ses concitoyens, puis commissaire du tribunal correctionnel de cette ville. Les élections de Tan VII furent présidées par lui et les électeurs confièrent même à Danel, le 26 germinal, le mandat de les représenter au Conseil des Cinq-Cents.

Dans cette assemblée, Danel fit pea de brait s'il fit beaucoup de besogne ; il se montra partisan du coup d'état de brumaire et passa le 4 nivôse an VIII au Corps législatif, où il occupa un siège jusqu*en 1806. Pendant tout ce temps , on ne le vit parattre que deux fois à la tribune : en Tan XI, pour annoncer la mort de son couenne et concitoyen Devinck - Thierry , et en l'an XII pour faire au Corps lé^ii^islatif l'hommage d'une médaille frappée à Lille. En l'an XIII enfin, il fut élu secrétaire de l'Assemblée et occupa ces fonctions du i4 nivdse au i5 ventôse.

Danel fut encore capitaine de la {S^arde nationale de Lille, conseiller municipal de cette ville, administrateur des hospices et, le i3 mars 1809, il rentra dans la magistrature^ en qualité de substitut, puis de procureur impérial (2g avril 181 1) prés le tribunal civil de Lille. Révoqué en 18 16, il reprit du service comme juge à ce même tribunal le 25 février 1818, occupa ving't ans ces fonctions et obtint sa retraite avec le titre de président honoraire. Il est mort à Lille, chevalier de la Lég>ion d'honneur, et entouré de lestime de tous ses concitoyens.

Son fils, Paul-Liévin-Joseph, a été longtemps président de chambre à la cour d'appel de Douai : tous deux appartenaient à la célèbre famille des imprimeurs lillois.

BiBLioGR. I. Ck)rps législatif. Discours prononce par Danel (du

Nord), En annonçant au Corps Législatif la mort du

citoyen Devinck-Thierry, l'un de ses membres.

Séance du 3o ventôse, an 1 1 , — A Paris, de l' imprimerie

nationale t Germinal an 11. Id-8o, a p.

a Qu'il me soit permis d'épancher ma douleur dans

» vos cœurs sensibles », tel est le début du

discours de Danel, dont le ton pathétique verse

un peu dans le genre de la complainte. Après

avoir fait Tcloge des vertus du défunt, Torateur

demande que a4 membres soient désignés pour

assister aux obsèques.

a. Corps législatif. Discours prononcé par Danel

(de Lille), En présentant au Ck>rps iéf^islalif i*hommage

d'une médaille frappée à Lille. Séance du a a nivôse

an la. — A Paris j De C imprimerie nationale. Nivôse

an 13. In- 8*, a p.

Il s'agit de la médaille frappée en mémoire du

passage du premier consul à Lille. (Voy. à ce

sujet : Derode, Hist, de Lille, t. 3, p. 3o8-3o9).

Doc. BiOGR. Dictionn. des Parlem., t. a. — Soau, de la FI. Wall.,

t. 9, p. 117, note.

D ARCHES (Charles). Députédu tiers du bailliag-ed'Avesnes en 1 789, né à Avcsnes le 24 février 1 748, mort probablement dans sa propriété de Frasnes (Belgique) à une époque inconnue.

Maître de forg-es à Mariembourg*, paroisse qui dépendait alors du Hainaut français, Darches, que le procès-verbal de Vélection (Arch. Nat.) nomme d'Etroucourt, de Troucourt» etc., fut élu, le 17 avril 1789, député du tiers-état du bailliagce d'Avesnes et alla siéger dans la majorité réforn^atrice de l'Assemblée.

Dans la séance du 3o octobre 1 789 , répondant à un député du clergé qui témoignait ses craintes qu'en enlevant leurs biens aux communautés religieuses, on ne les fît disparaître, le député d'Avesnes prononça un petit discours assez bizarre : a Je dis hardiment au préopinant, s ecria-t-il, » que ses craintes sont paniques; la religion a de fermes » soutiens et des soutiens inébranlables dans le clergé utile » et laborieux ; et cette classe du clergé n'est ni les moines, » ni les abbés, ni les prélats. J'en excepte quelques-uns » qui , dans un siècle éclairé , ont secoué le joug des » préjugés ; mais les autres, et malheureusement c'est le » plus grand nombre, sont de ces fastueux sulpiciens à » qui la grande Cateau (le docteur Lefèvre), surnommé » ainsi par dérision, mais dont le nom doit être consacré » à rimmortalité, disait hautement en pleine Sorbonne : » In anffuUs sordes, et ex sordibus nascuniur episcopi.

» — Ce grand homme, si son âge lui permettait encore

» d*exercer la théologie, ne tiendrait plus le même langage.

» La sagesse de l'Assemblée Nationale a détruit aujourd'hui

» ce préjugé qui faisait élever A Tépiscopat des prêtres qui

» n'avaient d'autres mérites que celui d'appartenir à de

» grandes maisons, et qui n'obtenaient la divine hiérarchie

» d'être les serviteurs des serviteurs que pour écraser dans

» leur insolente ignorance les personnes de mérite du bas

» clergé f terme honteux consacré jusqu'aujourd'hui ;

» époque fameuse où le clergé sera ce qu*il doit être, où

» la religion reprendra ses droits, où le curé de village,

i> s'il est un homme de mérite, s'il a des mœurs pures,

o parviendra à l'épiscopat. »

Après cette sortie, Darches tomba jusqu'à la séparation

de l'Assemblée, dans une léthargie profonde, dont il ne se

réveilla qu'un jour de 1791, pour aller avec quelques-uns

de ses collègues présenter au roi la nouvelle constitution

qui venait d'être votée.

IcoNOon. Oo connaît plusieurs portraits de ce député : l'un dessiné par Sandoz, iu-4'' ; un autre dessiné par Perrin, in-S" ; le même, gravé par Letellierf in-8*.

Doc. BiooR./><c/ionA. des Parlem,, t. 3.

DAUCHY (Alexis-François-Joseph) . Député au Conseil des

Cinq-Cents en l'an IV. Dates et lieux de naissance et de mort inconnus.

Nos recherches sur l'origine et les antécédents de ce député ne nous ont pas donné de résultat. II fut élu le 26 vendémiaire an IV, député du Nord au Conseil des Cinq-Cents et le procès- verbal de l'élection, restant muet sur sa profession, se borne à le qualifier : de Dunkerque, ville où ce nom est totalement inconnu à l'état-civil. (En juin i7gi> Dauchy avait été président de la Société des Amis de la Constitution de cette ville). Quoi qu'il en soit, Dauchy

siég-ea aux Cinq-Cents jusqu'en Tan VIII et ne prit la parole

que pour proposer un vote de lo millions au profit du

ministère de Tintérieur^ pour faire attribuer aux juridictions

de l'ordre judiciaire le jugement des prises. Il fit un

rapport sur les secours à distribuer aux réfugiés et

déportés des colonies et des autres départements ; fit annuler

les déportations prononcées par l'assemblée de Tlle de

France ; demanda une pension pour une veuve Picot et une

aug'mentation de traitement pour un sieur Groignard ;

proposa d'assujettir les fabricants et débitants de tabac à

une simple patente et combattit, dans la séance du 27 nivôse

an 7, le projet relatif au traitement des juges. Il avait

présenté, en l'an IV, un projet de résolution qui fut imprimé.

BiBLioGR. Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Projet de résolution présenté par Dauchy. Séance du 4 messidor an IV. — Paris, imprimerie nationale ^ Messidor an IV. In-8% 4 p.

(Sur le oQode de paiement de la contribution foncière.)

Doc. BioGR. /)ic/ioR7i. des Parlem.^ t. 2.

DEBAECQUE (LOUIS-MaRIE) . Député au Conseil des Cinq-Cents en Tan V, né à Dunkerque le 5 mars 1760, décédé à Socx le 4 vendémiaire an i3 (26 septembre i8o4).

Fils de Pierre-Benoît, négociant, et de Jeanne Thierry, Louis Debaecque était négociant à Dunkerque, lorsqu'éclata la Révolution. Appartenant à une vieille famille du pays et jouissant de la considération générale, il fut l'un des 24 délégués que la ville de Dunkerque envoya à Bailleul, à la fin du mois de mars 178g, pour élire les députés du bailliage aux Etats-Généraux. Officier municipal de Dunkerque, à plusieurs reprises pendant les années suivantes, et, en décembre 1791, membre du Conseil d'agriculture et de commerce, créé à Dunkerque en remplacement de la Chambre de commerce, il fut élu député du Nord au Conseil des Cinq-Cents, le 24 germinal an Y^ et siégea dans cette

assemblée jusqu'à l'an VII, sans s'y faire remarquer. A l'expiration de son mandat, il retourna à Dunkerque et mourut quelques années plus tard dans la maison de campag'ne qu'il possédait à Socx, près de Bergues. Lors de la création du Conseil général du Nord, en Tan VIII^ il avait été nommé membre de cette assemblée ; il y siégea jusqu'à sa mort.

Doc. BioGK. Dictionn. des Parlem.^ t. a.

DECLERCQ (HonoRÉ-BeNOIT-VaaST) . Député au Conseil des Cinq-Cents en Tan VI, né à Bailleul le 20 mars 1766, mort à Paris le 17 janvier i843.

Notaire royal à Bailleul sous Tancien régime, puis receveur d'enregistrement à Cassel et conservateur des hypothèques à Bailleul, Declercq appartenait à une ancienne famille du pays, dont les membres occupaient un peu partout dans la Flandre maritime des fonctions publiques. Il était fils de Pierre-Honoré Declercq, conseiller pensionnaire de la ville de Bergues et de Marie-Cécile-Josèphe Bieswal. Elu maire de Bailleul le i4 mars 1792, il fut suspendu de ses fonctions, avec quelques-uns des officiers municipaux de cette ville, par un arrêté de l'administration centrale du Directoire du département du 28 janvier 1798. Declercq professait des opinions très avancées, mais il avait en même temps, ce qui est rare, la plus haute idée de la liberté d'autrui et mettait en pratique la plus large tolérance. C'est ce qui le perdit dans l'esprit du Directoire départemental . Il avait érigé en principe et voulu appliquer cette théorie, que chacun étant libre de pratiquer la religion qui lui convenait, l'église paroissiale devait également appartenir à tous et il y protégeait tout aussi bien les prêtres insermentés qui voulaient y célébrer les saints offices que les membres du clergé constitutionnel ; s'il y avait eu à Bailleul des protestants, des musulmans ou des juifs, il les aurait vus

sans inconvénient, disait-il^ se servir de Tëglise chacun à

leur tour. Sous le couvert de cette tolérance^ de nombreux

prêtres insermentés (il y en avait 21 au commencement

de 1793) s'étaient réfugiés à Bailleul et y accomplissaient

en toute liberté les fonctions de leur ministère. Dénoncé par

des citoyens de Bailleul et des membres du corps électoral

du district d'Hazebrouck, comme a étant très dang-ereux par

ses principes contrerévolutionnaires », Declercq voulut se

défendre et publia une Adresse,,, à ses concitoyens^ où il

exposait ses idées sur la liberté et qui fut le point de départ

des poursuites exercées contre lui. Ces poursuites aboutirent

à sa suspension comme maire, mais il protesta en publiant

le Patriotisme opprimé, brochure très curieuse^ dans

laquelle on trouve toute sa profession de foi, qu'il présente

comme étant sa justification.

Elu député du Nord au Conseil des Cinq-Cents, le 24 g'erminal an VI, Declercq alla siég'er parmi les révolutionnaires exaltés. Il ne prit jamais la parole pendant la durée de son mandat parce que la faiblesse de sa voix, nous apprend-il dans un de ses écrits, « ne lui permettoit pas » d'avoir Tavantag'e de pouvoir se faire entendre de ses » collèg-ues », mais il faisait imprimer les discours qu'il ne pouvait prononcer. Nous en connaissons trois que nous indiquons ci-dessous et qui résument la part qu'il prit aux travaux du Conseil des Cinq-Cents, mais il en est un quatrième que nous n'avons rencontré nulle part : c'est VI ne Motion dans laquelle il se serait, paraît-il, déclaré contre la Constitution. Le représentant Thiessé le prit à partie à ce propos dans une des premières séances de vendémiaire an VIII, mais Declercq se justifia complètement et le Conseil passa à l'ordre du jour.

Lors du coup d'état de brumaire, Declercq opposa une résistance désespérée : il fut exclu de la représentation

nationale par Bonaparte et même déporté à La Rochelle, mais il revint bientdt après à Paris et y passa le reste de ses jours dans l'obscurité, malgré une tentative qu'il fit, en i8a3, pour sortir de l'ombre.

BiBUoaR . I . Faits précieux ?. . . par MM . Honoré de Qercq

et J. Fr. Woussen. — ??

a La véritable jurisdiction du Pape dans les affaires de la religion, prouvée par l'Ecriture, les SS. Pères et les plus célèbres docteurs de Téglise, par les auteurs des faits précieux .... messieurs Honoré de Dercq et J. Fr. Woussen — LUle^ '79^- In-8*.

3. Discours de H. Declercq, maire de Bailleul, lors de Tinslallation du curé constitutionnel Matteys. i8 novembre 179a. — S, L n, d. (179a). In-8*.

Le maire de Bailleul n*est pas tendre du tout pour le nouvel arrivant, il lui fait remarquer qu'il représente une religion d'état et l'engage à ^tre très tolérant vis-à-vis de tous. — Ce discours est réimprimé p. 46 du n* 5 ci-dessous.

4. Adresse du citoyen H. Dedercq, maire de la ville de Bailleul, à ses concitoyens. — S. L n. d, (1793). In-8», i5 p

Cette adresse a été réimprimée p. 89 du n* 5 cidessous.

5. H. Declercq à ses concitoyens, ou le Patriotisme opprimé. — S, l. n, d. (Février 1798). In-8% 73 p.

6. Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Motion d'ordre par Declercq (du Nord) sur les dangers de la patrie. Séance du 1 1 fructidor an 7.— Parié ^ Baudouin^ imprimeur du Corps législatifs Place du Carrousel, N" 66a. S. d (An 7). In-80, 6 p.

d" (a* Edition) Réimprimée en vertu de l'arrêté du Conseil du a9 fructidor an 7. —A Parisy de l* imprimerie nationale^ Jours complémentaires an 7. In-8«, 6 p. Cette motion fut présentée à la suite des revers de Tarmée d'Italie; elle tendait à faire déclarer la patrie en danger. Elle avait paru une première fois dans le n*' 3o du journal V Ingénu, et on en fit un tiré à part, suivi d'une note élogieuse signée: L. J. p. BALLOis, et qui parut : À Paris, chez Et. Charles, imprimeur et éditeur de l'Ingéna, rue Niçoise, n* 6i3, à côté du corps de garde. In-8*, 7 p.

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