Voy. Bibliogr, générale^ n
4. Opinion du marquis d'Estourmel, député du bailliage du Cambrésis, à la séance du soir, le a5 septembre.
— Versailles^ Bandouin. S. d. (1789). In-8*.
5. Opinion de M. le marquis d'Estourmel, député du bailliage du Cambrésis, dans la séance du samedi 3 1 octobre 1789. — Paris ^ Baudouin^ '789. In-S*».
6. Opinion de M. le marquis d'Estourmel, député du Gambrésis, pour la séance du if\ avril 1790, et capitulation du Cambrésis. — Paris, Baudouin. S. d. (1790). In-80, 3i p.
7. Opinion de M. le marquis d'Estourmel, député du Cambrésis, sur la question de savoir si la nation doit déléguer au roi le droit de guerre et de paix. Prononcé dans la séance du 22 mai 1790. — Paris ^ Baudouin. S. d. (1790). In-8*.
8. Opinion de M. Estourmel, député du Cambrésis, dans la séance du 18 août 1790. — Paris ^ Imprimerie nationale. S. d. (1790). In-8*.
9. Opinion de M. Estourmel, député du Cambrésis, sur le projet de décret concernant le revenu public provenant de la vente exclusive du tabac. Prononcé à la séance du samedi matin i3 novembre 1790. — Paris^ Imprimerie nationale. 1790. In-8*.
10. Compte rendu par M. le Marquis d'Estourmel, député de la noblesse du Cambrésis, à ses commettans, le 20 juin 1790. — Paris y imprimerie nationale. S. d. In-8«.
11. Second compte rendu par M. Estourmel, député du Cambrésis, à ses commettans, le 12 juillet 1790. — Paris, Imprimerie nationale. S. d. In-8*.
la. Opinion de M. Estourmel, député du Cambrésis, département du Nord, sur le don et échange du Clermontois, prononcé le 12 mars 1791. — Paris ^ Imprimerie nationale. S. d. (1791). In-8*.
i3. Opinion de M. Estourmel, député du Cambrésis, département du Nord, sur le projet de décret concernant rhôtel des Invalides, en la séance du a4 mars 1791.
— Paris, Imprimerie nationale, 1791. In-8®.
14. Opinion sur la garde du roi, par M. Estourmel, député du Cambrésis, département du Nord, prononcée à la séance du a4 août 1791. — Paris, imprimerie nationale. S. d. (1791). In-8«.
i5. Troisième compte rendu par M. Estourmel, député du Cambrésis, à ses commettants. Le premier octobre 1791. — Paris, imprimerie nationale^ ^79^' In-8*. 16. Recueil des opinions émises à l'Assemblée Constituante et comptes rendus à ses commettans, par le général de Division Estourmel, Chevalier de l'Empire, membre de la Légion d'Honneur et du Corps législatif. — A Paris, de l'impr. de P. N. Rougeron, 1811. In-8-, i35 p.
(Dans ce recueil qu^il dédie à ses enfants, le marquis expose comme il suit les raisons qui l'ont déterminé à entreprendre cette publication ; « J'ai cru » devoir réunir les opinions que j'ai émises à la » tribune de l'Assemblée Constituante, pour vous » faire voir que, fidèle au cahier que la noblesse » du bailliage du Cambrésis m'avoit confié, je n'ai » laissé échapper aucune occasion de présenter les » articles qu'il contenoit, et de défendre les intéu rets d'une province, oti les contributions pesoient » également sur les trois ordres, les deux premiers » n'ayant que quelques exemptions sur les boissons; » je les avois défendues au pied du trône en 1781, » comme député à la cour, et c'est vraisembla- » blement ce qui m'a valu de la part de l'ordre » du tiers-état ToflFre d'être nommé l'un de ses dé- » pûtes aux états généraux ; Tordre de la noblesse » que je présidois, n'ayant pas encore fixé son » choix, je témoignois à la députation du tiers- » état ma sensibilité, et la prioi de suspendre son » élection jusqu'à ce que mon ordre eut fait la n sienne, en l'assurant que, quel que fut Tordre » qui me nommât, je soutiendrois les droits des » trois ordres, d'après l'harmonie qui régnoit » entre eux pour le bien de la province ; je crois » avoir tenu parole; vous me jugerez en lisant » mes opinions et mes comptes rendus, car j'en s ai rendu un, chaque fois que le côté droit faisoit » une protestation; je partageois ses opinions » quant au fond ; mais quant à la forme, je ne V pouvois admettre la protestation, étant convaincu que, dans toute assemblée délibérante, le vœu w de la majorité ne peut être entravé par la mino- 9 rite. » Ce recueil contient 10 opinions, a discours, 3 comptes rendus.)
IcoNOGR. Le portrait du marquis d'Estourmel a été dessiné par Labadye, in-8* ; et gravé par Courbe, d'après ce dessin,
in-8*. Un autre dessin anonyme, in-8o, présente son profil à gauche. C'est celui-ci que nous reproduisons.
Doc. BiOGR. Dictionn. des Parlent.^ t. a.
FAUVEL (HENRI-JOSEPH-DÉSIRÉ). Député au Conseil des Cinq-Cents en lan IV, né à Lille le 4 décembre 1764, y décédé le 10 décembre 1824 (et non vers i8i5, comme le dit M. Verly).
Fils d'un médecin lillois, et médecin lui-même, rue Sainte-Catherine à Lille, membre et assesseur du collég-e des médecins de Lille, Fauvel fut, en 1789, l'un des sigpnataires du mémoire présenté au roi pour obtenir que la Flandre eût une représentation comme les autres provinces du royaume. Il fut ensuite Tun des trente-six délég-ués du tiers-état de la ville de Lille pour l'élection des députés du bailliage et il ne tarda pas à prendre une part active au mouvement progressiste. On le voit alors faire partie de la Société populaire, ainsi que sa femme.
Le 26 vendémiaire an IV, Fauvel fut élu député du Nord au Conseil des Cinq-Cents, le septième de la liste des suppléants, et il alla siéger près des membres de la majorité, avec lesquels il vota presque toujours. Il parut plusieurs fois à la tribune, notamment pour appuyer la confiscation des biens des embaucheurs et pour proposer un nouveau mode de radiation des émigrés (janvier 1796). Le i®"" floréal an V (20 avril 1797), il est élu secrétaire du Conseil et remplit ces fonctions jusqu'au i®"* prairial suivant (10 mai) ; il fait ensuite un rapport sur la pension à accorder à la veuve de l'ingénieur Lamblardie qu'il propose de fixer à i5oo francs plus 3oo francs pour chacun des enfants, puis, il présente une motion pour interdire sur les affiches de vente la distinction entre les biens patrimoniaux et les biens nationaux ; il fît plus tard un rapport sur le même objet et en favorisa l'adoption •
Sorti du Conseil au renouvellement de 1797, il rentra à
Lille^ se rallia au 18 brumaire et fut nommé président du
tribunal civil de Lille, lors de sa création. Le g'ouvernement
de la Restauration le maintint dans ces fonctions qu'il
occupa jusqu'à sa mort,etlui donna même^ en 1816, la croix
de la Lég-ion d'honneur.
BioLioGR. I . Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Rapport fait par Fauvel, député par le département du Nord, Au nom d'une commission spéciale chargée d'examiner la demande de la veuve et des enfants du citoyen Lamblardie. Séance du 1 5 ventôse an 6. — A Paris ^ de l'imprimerie nationale. Ventôse an 6, In-8*, 6 p.
2. Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Motion d'ordre par Fauvel tendant à ce qu'il soit défendu de faire dans les affiches et dans les actes notariés aucune distinction entre les biens patrimoniaux et les biens nationaux. Séance du 9 frimaire an 7. — A Parist de V imprimerie nationale^ frimaire an 7. In-8*, 3 p.
3. Corps législatif. Conseil des Cinq-Cents. Rapport fait par Fauvel, Sur la proposition faite au Conseil de défendre à tous particuliers, dans le cas de vente de biens, d'insérer dans les affiches la distinction de bien patrimonial et de bien national. Séance du 1 1 germinal an 7 . — (Paris) De V Imprimerie nationale^ Germinal an 7. In-80, 6 p.
Doc. BiOGR. Verly, Biogr, lilL — Dictionn, des Parlem., t. 2.
FIÉVET (de Chaumont) (Christian-Étienne-Norbert) .
Député au Conseil des Anciens en l'an V, né à Givet (Ardennes) le 26 mars 1746, mort à Lille le i5 janvier 1818.
Avocat à Lille avant la Révolution, et devenu homme de loi lors de la suppression des privilèges, Fiévet se tint prudemment à l'écart de la politique jusqu'en 1796, mais, quand à cette époque, il vit combien le Directoire était chancelant, il n*hésita pas à se mettre en avant pour donner le coup de gfrâce au gouvernement révolutionnaire. Elu, le 28 germinal an V, député au Conseil des Anciens, il prit place au centre, mais, instruit par les journées de fructidor du sort qui attendait les représentants du peuple réactionnaires,
Fiévet se tint coi et sortit du Conseil en l'an VII, sans s'y être fait remarquer en quoi que ce soit. Il accueillit avec une grande joie le i8 brumaire, fut nommé, le 7 messidor an VII, jui^ce suppléant au tribunal civil de Lille, puis titulaire au même sièg'e. Il y resta jusqu'à la fin de sa vie.
Il était fils de Louis-Joseph Fiévet, contrôleur au bureau d'Hermeton et de Jeanne-Thérèse Lesuisse.
Doc. BiOGR. Verly, Biogr, lill. — Dictionn. des Parlem.j t. 2.
FOCKEDEY (JEAN-JaCQUES). Député à la Convention, né à Dunkerque le i5 février 1768, décédé à Marcq-en-Barœul le 12 mai i853.
Fils de Jean-Jacques, ag*riculteur à Loon, et de Marie- Joséphe-Louise Lemaire, Fockedey, après avoir fait ses humanités au collège de Dunkerque et sa philosophie à Douai, où il fut reçu docteur ès-arts en 1777, essaya de s'initier au commerce dans sa ville natale, mais cédant bientôt à une vocation plus forte que sa volonté et celle de ses parents, il partit, en août 1 778, pour Montpellier, dont la faculté de médecine avait une réputation universelle. Il y conquit, au bout de quelques années de sérieuses études (1781), le diplôme de docteur en médecine, revint à Dunkerque (1782) et y exerça son art avec le plus grand succès. Les soins d'une clientèle nombreuse ne l'empêchèrent pas cependant de continuer des études qui lui étaient chères : il consignait chaque mois le résultat de ses observations médicales et météorologiques dans des notices qu'il adressait aux sociétés royales de médecine de Paris et d'Edimbourg . Ces deux savantes compagnies s'attachèrent bientôt plus intimement le jeune docteur en lui conférant un diplôme d'associé correspondant. Egalement ami des lettres et zélé pour le progrès intellectuel de sa cité natale, il résolut d'y fonder une société littéraire et il y parvint en 1786. Cette
société, appelée V Amitié littéraire^ brilla d'un certain éclat pendant quelques années et disparut en 1792. Il en subsiste seulement quelques archives réunies depuis par la Société Dunkerquoise pour Tencourag'ement des lettres^ des sciences et des arts.
Fockedey était, dit M. Dasenbergh, dans ses Esquisses^ « un honnête homme, sans ambition personnelle et qui, » jeune encore, cédant à des convictions généreuses, pouvait » vouloir l'application pacifique de ses principes, mais non » leur adoption au prix du bouleversement du pays et de » l'efiFusion du sang des citoyens. » Quoiqu'ayant adopté, à Torigine du mouvement révolutionnaire, les idées réformatrices de l'époque, nous allons voir en effet que Fockedey voulait rester dans la modération et il en donna courageusement la preuve lors du procès de Louis XVI. Homme de progrès avant tout^ Fockedey sentit combien la réunion des États-Généraux était une circonstance favorable à la réforme des abus de tout genre qu'avait amenés à la longue l'ancien état de choses et à la simplification des rouages administratifs et financiers. Il marcha donc de l'avant et se fit affilier aux Sociétés des Amis de la Constitution de Paris et de Dunkerque ; il devint président de cette dernière en 1790, membre du Directoire du département en 1791, puis principal du collège de Dunkerque la même année. Le 18 février 1792, il fit partie de la députation envoyée à Paris pour rendre compte à l'Assemblée législative de ce qui s*était passé dans l'émeute qui avait affligé Dunkerque pendant les jours précédents, puis, il présida, le 2 septembre suivant, au Quesnoy, l'assemblée électorale d'où devait sortir la députation du Nord à la Convention .
Elu, le 4 septembre, le cinquième sur douze, Fockedey alla se ranger dans le parti modéré de la Convention et fit ses débuts à la tribune dans la séance du 25 septembre.
Son discours est rapporté au Moniteur comme ayant été prononcé par « un membre »^ M. de Barante ^ dit par « un député flamand », mais le Journal des Débats et des décrets^ plus explicite, cite nominalement Fockedey. Ce discours est très énerg>ique, il est dirigée contre les émissaires de la Commune de Paris qui se répandaient dans les départements et y portaient la terreur, a A Douai, dit-il, où je » me trouvais, comme membre du Directoire du dépar- » tement du Nord, ils ont tenu à la Société populaire les » discours les plus incendiaires. J'atteste qu'ils ont cherché » à y fomenter la rébellion, ils ont voulu dicter des lois à » toute la République et ils osent nier que le projet de » dictature existe ! Dressez des échafauds, disaient-ils, que » vos remparts soient hérissés de potences, et que tous ceux » qui ne sont pas de notre avis y soient attachés. {Mouve- » ment d'indignation dans i^ assemblée.) La commune de » Paris, ont-ils ajoujté^ s'est emparée de tous les pouvoirs ; » approuvez les mesures qu'elle prendra, et elle sauvera » l'Empire ! Voilà comment dans une ville importante ces » députés, vils intrigants, voulaient, au lieu de liberté, ne » propager que l'anarchie et le désordre. Mais, rassurez- » vous, législateurs, ces agents de la Commune n'ont réussi » à rien . Le brave citoyen Rançon , accusateur public ^^ et » le courageux Merlin, président du tribunal de Douai, qui » siège ici, les ont menacé de la loi et leur ont imposé le » silence. [Applaudissements.) » Puis, Fockedey s'occupa, mais sans plus de succès que Coppens, de faire maintenir la franchise commerciale de Dunkerque ; il participa aussi aux travaux des diverses commissions dont il faisait partie.