‹ Nos saint évangiles (volume 2)Chapitre 28 sur 40 · NOUVELLES MIRACULEUSES GUÉRISONS · texte numérisé non relu

NOUVELLES MIRACULEUSES GUÉRISONS

III. — Pendant que Jésus se retirait, les Pharisiens se laissèrent aller à leur dépit furieux et à leurs projets homicides. Outrés de colère ils se demandaient les uns aux autres comment ils en finiraient avec Jésus . Et sortant de la Synagogue ïIït allèrent se concerter avec les Hérodiens sur les moyens de le perdre *. Pharisiens et Hérodiens se haïssaient et se méprisaient, mais quand il s'agit de perdre Jésus-Christ la passion se tait et l'union se conclut. Ainsi en est-il depuis les siècles. Comme au temps de sa vie mortelle Jésus-Christ est poursuivi, dans son Évangile, dans son Église, dans son Sacerdoce, dans ses fidèles, dans son culte, dans son Décalogue, par tous ceux qui, se haïssant entre eux, se réunissent pour combattre l'ennemi commun.

Jésus fit alors ce que continue de faire son Église, il opposa la douceur à la rage, l'éloignement aux tentatives homicides de ses ennemis. Connaissant leurs desseins il s'éloigna de cette contrée et se retira sur les bords du lac avec ses disciples 2. Sa charité inépuisable l'y accompagnait, et, repoussé d'un pays après d'innombrables bienfaits, il les allait continuer dans un autre. Aussi les foules que le venin pharisiaïque n'avait pas encore corrompues s'attachèrent à ses pas traînant avec elles leurs infirmes et leurs malades qu'elles offraient à sa pitié. Il était suivi d'une multitude venue de Galilée et de Judée, de Jérusalem et de ritlumée, des contrées d'au-delà le Jourdain, il en venaitmême des pays de Tyr et de Sidon, au bruit des merveilles qu'il opérait 3.

1 Matt., XII, 14. Marc, III, 6. Luc, VI, 11.

2 Matt., XII, 15. Marc, III, 7.

3 Marc, III, 7, 8. Math. XII, 15.

Page 1