‹ Nos saint évangiles (volume 3)Chapitre 9 sur 101 · PARABOLE DE LA MGME · texte numérisé non relu

PARABOLE DE LA MGME

^ •' ■' passaienl par des épreuves de toutes

< ni sous le glaive. D'autres couverts <i<' peaux de bêles, mourants de Faim, ne connurent qu'auiroisses et afllictions... errant dans les solitudes, -UT les montagnes, ou bien cachés dans les rochers et les cavernes de la terre » '.

Celle lude entre la bonté de Dieu et la cruauté juive dura des sirclcs et eut le plus extraordinaire des couronnements. Or, poursuit la Parabole, le maitre de la 'ùjne avait encore un Fils unique qu'il chérissait, 'jue ferai' je dit'il ? Je leur enverrai mon fils bienaimé. Peut-être qu'en le voyant ils le respecteront *. Le Sauveur ne pouvait pas formuler plus clairement Ilneffablc dogme de l'Incarnation et du salut du monde par le sacrifice de l'Homme-Dieu. Mais Torgueil, les idées préconçues, le parti pris de ne pas croire, conti» tuèrent à former devant leurs yeux un épais brouillard, [u'en crucifiant Jésus ils ne le reconnurent I -•'tre... • dit Dieu, non pas certes qu'il y it en. Dieu ignorance ou indécision, mais par ce mot il nous faire apparaître la p i ' ' ' irs préponiissée au libre arbitre. « i , le respec-

teront-ils B pour signifier que, s'ils le veulent, il est en lour r le le reconnaître comme Fils de Dieu et de

reçu- eur devant le déicide.

^^ Us ne recuièfrent pas, les malheureux ! Et quand, selon ^■b mot de la Parabole, le mMére de la virjne leur ^^pnroya, aprAx tou% Irx autres, <on ftrapre fils, ils no ^■i reçurent que pour le mcllre à ia«rt. Le raisonnement ^Bi'ils se font met à no leur orgueil et leur sacrilège

• B. Pial.. Hirbr.

» Mirr , Xll.fl. 7. I.iir.. \X. «t. MiiU. XM. J7,

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arobilîon. Ils halrenl, persécalèrenl et crucifièrent W Christ, parce que la gloire qui auréolait le CUrist irritait leur orgueil et que sa domination supplantait leur règne. Les vignerons en voyant le fils se dirent Cun à r autre : c'est r héritier, venez, tuons-le et V héritât/ sera à nous. Et l'ayant pris, ils le trainheni hors de la vigne, et là, ils le tuèrent '. Jésus prédisait sa mort jusque dans les détails ; car ce n'est pas dans l'enceinte de Jérusalem qu'il devait être ' -^ hors des mnrs. D prédisait surtout le raisoi ^>ieque tant de fois, durant le cours des siècles, les Pouvoirs publics, les empereurs et les rois devaient se tenir en euxmêmes : « Tuons rbéritier, et l'héritage est à nous ■ ! Ils n'ont rien tant ambitionné que le règne sur les &m<la suprématie spirituelle, et comme ils Tout vue aux mains de Jésus-Christ et de son Eglise, ils ont essayé de tuer l'Eglise, de ruiner le règne de Jésus-Christ, atin de devenir «es héritiers. Mais pour eux comme pour les vignerons de la Parabole, les représailles de Dieu n'ont pas tardé.

Lorsque viendra le maitre de lu n'jnt , fjut /> fit-il à ces vignerons ? '.

La réponse s'imposait, elle était sur toutes les lèvres, et les Pharisiens, prenant les devants sur la foule, répondirent sans hésiter : «• Il perdra sans pitié ces niécréanh et il louera sa vigne à d'autres qui lui rendront h fruits aux temps marquis * ».

Mais an regard que Jésus fixait sur eux ils comprirenl incontinent le vrai sens de la Parabole et comment e!!

< MaU. XXI. », 1». Marc, XII, 7, 8. Luc. XX. 14. 15.

* Luc.. XX. i4. 15. Xau. XXI. 40. Marc.. XII, 9.

* Matl.. X\I.4I. Marc. XII, 0.

LA riERRK ANGULAIIIK 3.S

^î de leur chàlimenl: Non 1 non 1 A Dieu

te , ' rièrent-ih ' /

Mais Jésus ne les quillait pas des yeux et reprit V en ''•ur apportant le It^moignage de leur Ecriture : N'avez-

•nts jamais lu dans les Ecritures: la pieire re jetée nar les maçons est devenue la pierre de V angle. Et

est Vœuvre du Seigneur, œuvre merveilleuse à nos ifux *? Celui que les Juifs rejetèrent comme le rebut lu monde, couvrirent d'insultes, poussèrent jusqu'au Li' ' ' !a Croix, c'est Lui qui ressuscité, triomphant, i: . soutient seul et pour tous les siècles le divin

• le du Christianisme, dont les Juifs sont chassés et . '«ni appelés tous les peuples de la terre. Je vous le

(/' L''ire : le royaume de Dieu vous sera enlevé et il sera donné à un peuple qui en produira les fruits *. Nul ne touche impunément à Jésus-Christ et à son t^Iise. Il y a mesure dans le châtiment, mais il y ach&liment toujours: Quiconque se heurtera à cette Piètre s'y brisera; et celui sur lequel elle tombera sera broyé \ Il est facile de voir les deux degrés du chA- '" -< contempteurs du Christ-Jésus. Si par on prc-

-ue ils l'outraient dans sa Personne, dans sa

l'jclrine, dans son .Efflise, dans ses choses saintes, ils nris sau'' mais non sans espoir de gué*

r t>éché irrti- ...l dont le Sauveur parlait dans

un autre endroit n'est pas encore commis, et la mesure •I*' !:i tnisi ricorde n'est pas épuisée. Même après leur

• i'iiiil*- H iluranl trente années encore. Dieu appela

• Luc.. XX. 1«.

• Luc, XX. 17.

« Miu., XM. 41. «arc.. XII, 10. Uic. XX, 17.

• MaU.. XXI, 43.

• MaU., XXI. tt, 43. 44.

36 l'AKAHULK DU FKSTIN DES NOCBS

le peuple juif au pardon. Mais ealia Tbomme peut combler la mesure, rendre impossible la mis<>ricordc. C'e^l alors la pierre elle-même qui lombe de tout son poids sur les coupables et les broie sans espoir de guérison. Daniel avait vu celte pierre mystérieuse se détacher de la montagne, tomber en le broyant sans ressources sut le grand empire d'Orient. Et s'il brise les empires comment les individus se croiraient-ils à l'abri de la ruine quand ils renient, outragent, persécutent, rilommt- Dieu Sauveur? Plusieurs nous apparaissent assez iui:'.>iisés pour s'engager dans une guerre impie et imitent les Juifs dans leur crime en attendant qu'ils les imitent " leur ch&timent. Les Princes des prêtres et les Pi, siens, entendant ces Paraboles^ comprirent que c'était ù eux nif^mrs qtie Je ït : ils chercha

à se saisir de lui, / jteur delà /- '

qui le tenait comme un prophète *.

\ — Une autre Parabole, c^lle des Invités aux lin, I y du fils du liai, fait pendant à la pr»' ' 'Im-

sf's L'raiideH lignes, mais s'en écarte dan^ >im-

détails. Les similitudes sont les suivantes. C'est, dans les deux, la même patience de Dieu, la même boni-' à envoyer à son peuple les justes et les prophètes char»' > do l'appeler au salut; dans le peuple, la même obstinalion dans ses refus, l/issue est jri -■':•■ ; réprobation de la nation juive et appel des pciij ilres à sa foi.

Mais si l'ensemble est le même, de notables particularités se remarquent. La mise en scène est ici plus solennelle: C'est un Hoi qui organise pour les noces de son fils une immense fêle. Tout est joie et réjouissance, ce n'est plus le labeur des vignerons c'est l'ivresse d'un banquet ;

> MaU.. XXI. &, 46. Marc. XII, fi. Lac, XI, 19.

»ftoi :

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