‹ Nos saint évangiles (volume 3)Chapitre 16 sur 101 · XXII · texte numérisé non relu

XXII

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M LK r.RAND r.OHMAXnCMRNT DE LA LOI

aisément el leur donnera Torcasion ardemment rherch«''e do l'ac<*U8er d'impi^'l»'- dnvanl le peuple.

Ji'sus-Cbrisl ne cessait sans doute d'apr et de parler en Dieu; dans les occasions les plus solennelles il avait aff]i mésal' niaiiquand les Pharisiens le poursuiv

de leur ives perfides, quand ils prétendait. ..

forcer à dire : « Je suis Dieu, » pour s'emparer du mot el ameuter le peuple, Jésus sans i • r le mol

prouvait la chose. Ici, en lui demandaii . -é du plus grand des Commandements qui est celui d'aimer Dieu, ils comptent que Jésus réclamera pour lui-même l'amour suprême dd h Dieu.

Telle est la mission dont ils chargent le scribe.

Qu*élait ce Scribe et dans quelles dispositions abordat-il le Sauveur ? Dans saint Matthieu c'est un tentateur perfide ', dans saint Marc c'est un admirateur enthoii siaste qui mérite une bonne parole de la bouche du Sauveur '. Ce scribe fut les deux successivement. Venu dans une intention pbarisalque, il fut à ce point gagné par la sagesse du Sauveur qu'il reçut avec docilité cl joie son enseignement.

Il était en effet bien doux et bien sublime cet enseignement ! A la question du Scribe : Atatire, quel est le plus grand commandement de la Loi? Jésus lui répondit : Ecoute^ 0 Israël, le Seigneur ton Dieu es: le seul DieUy et tu aimeras le Seigneur ton Dieu dt tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit, et de toutes tes forces : tel est le premier et le plus grand commandement '.

Jésus, négligeant le piège que lui tendaient ses enne-

> Hatt., XXII, 3S.

• Marc., XII. 3B. 31 ai.

> Marc.. XII. i»-3l. MnU., XXII, 37-39.

LB GHAND C01fllA!<IDP.IIEI«T DE LA LOI 55

mi?, élève le monde au point le plus sublime de sa destinée. Les créatures inférieures gloriflent Dieu, mais ne ' 1-es àTinelTable honneur de le connaître et uomme seul avec l'Ange a reçu en partage me aussi excellente destinée, et Dieu en le créant lui donné tout ce qui était nécessaire pour la remplir. 11 Vn coîur qui tressaille, une Ame qui raisonne» un sprit dont tons les actes sont produits et dirigés par .imour, une î*--- ''Ides forces qui le poussent, quand i une, au p ml héroïsme. Cœur, âme, esprit,

force : Voilà notre êlre et ce que nous devons consarrpr au premier et au plus excellent des amours. De fout ton cœur. Tel est le premier effet de Tamour : il remue, il secoue d^Uirieusement toute la partie sensible le notre élre, il produit en nous de suaves tressailleicnt«. pl du sommet de l'âme où il se forme, l'amour p <{ue dans la chair pour l'embaumer de ses

rfu...^ rants. Le Psalmiste s'écrie : « 0 Dieu, mon

, ieu I je rae réveille en vous, dès l'aurore, mon âme a toif de vous, et de mi res ma chair marque son

amour par ses tressa i«. » On voit les Suints

iTres d'amour, se répandre dans la campagne et parler ■I divin objet qui les captive. La Bien-aimée des

. ^ .. a apparaît languissanU? sous l'élreinle diî

l'amour, et demande à tout ce qu'elle rencontre où K'Sidc Celui qti > •■ /^insi s'enflamme le cœur qui aime

Dieu. //' /«m dm^. ajoute Jésus, rappelant dans

ses termes mêmes la grande Loi de l'amour donné priii.ntan monde. Alors même que notre ccBur, .<]« on trop froid, ne ressentirait pas les sublimes secousses de l'amour, rassurons-nous ; voici notre âme, l.i partie haut. d<^ noire être, et là peut toujours naître, «, .u. Toiin- .1 r. -ner l« céleste amour. L'âme raisonne,

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elle voil les presttanU moltfg d'aimer Dieu, etcoromenl Dieu avant tout autre et plus que tout outre peut et do' «^tre aimé. 0 muu Ame, je l'adjure de rentrer en lo. m^me et d'y rénéchir. Comment pourrais-tu ne pas aimer Dieu, puisque tu aimes jusqu'à ' i

l'ivresse, tout ce qu'est Dieu, alors m ; . ,... . a-

tures ne te le pK'sentent qu'en pâles et fugitifs reflets ? Si la vision d'une beauté terrestre fait naître en toi un invincible amour, Dieu est la Beauté. Si les sublimités de l'intelligence le transportent, si les magnanimités du sfr' ' le ravissent, où trouver comme en Dieu ces pc ? La gloire te séduit-elle ? Il est la Gloire. La

splendeur émerveille- l-elle ton regard î Dieu est l'éternelle et inextinguible Splendeur. Réfléchis donc, •*• mon àme, aime Dieu parce qu'en Lui tout est aimable, tout respire et provoque l'amour. Comment n'aimerions-nous pas Dieu, nous qui aimons les créatures dont les charmes sont en Dieu comme la goutte d'eau dans TOcéan, comme le rayon dans l'astre? Nous aimons jusqu'à l'animal que notre main caresse doucement, jusqu'à la fleur qui nous sourit et nous embaume, et l'Etre souverainement parfait qui a tout conçu et tout exécuté, dr> qui seul tous les êtres tirent leurs attraits empruntés, nous ne TaimerloQs pas ! La moindre avance d'un* créature nous émeut. Savoir que nous sommes aimés d'elle nous remue délicieusement ; sa voix nous fait tressaillir, un témoignage de son affection, quelque frélrsouvenir, nous est plus précieux que l'or et le diamant. El que serait-ce si pour venir à nous cette créalure avait franchi mille obstacles ! Que serait-ce si elle s'était pour n- >iée jusqu'à l'effusion de son sang et si

nouslii , avec la vie, l'opulence, la sécurité et

le bonheur? Que serait-ce si cet être, généreux au point

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de se sacrtQer pour nous, aimable et beau au poinl de nous ravir, désirait, demaudait, et pour ainsi dire, mendiait notre amour ? Ur Dieu est tout cela et a Tait tout cela. Et si TauK'ole de la souffrance, les poignantes motions de la mort sont nécessaires aux effusions de • — - r 'est un Dieu souffrant et mourant, c'est un ! « Homme de douleurs » qui s*offre à nous et

Ile une priorité de choix et de dilection. Aimons t de toute notre Ame. » Aimons de tout notre t. 1/ «esprit», rinlelligence est en nous le siège icnt. L'activité y a sa source, les actes ■ I,, .....^..■^.., il est donc indispensable que nous aimions I »teu « de tout notre esprit. » Quand on aime on pense i l'objet aimô, et plus la pensée devient intense et fréquente, plus elle entrelient et augmente Tamour. Nous ne pensons presque jamais à Dieu ? Rien n'évoque en sa présence? Rien n'éveille son souvenir? Oh ! rque nous n'aimons pas Dieu, ou que nous l'aimons ien faiblement, car si nous l'Aimions, sans cesse il se repensée. Voulons-nous aimer Dieu? >son8, prions. Plus notre esprit s'ocipere de Dieu, plus noire ccenr s'enflammera d'amour >ur Lui. Qu*est-ee encore qu'aimer Dieu « de tout son ipril ? » Rechercher soigneusement ce qui lui plaît ; lier jusqu'à ses désirs ; mais surtout s'attacher à Lvolontés pour les remplir. « Celui qui observe mes lodemenls, c'est celui-là qui m'aime. • Le propre de l'amour est d'unir. « Celui qui adhère au Seigneur, ! ' "np<^tre, se fait un m^me esprit avec Lui. • Conforiiii^-nous donc en tout aux pensées, aux seoliments, aux volontés de Dieu, si nous voulons Taimer « de tout notre esprit. » Aimons ce qu'il aime, baissons ce qu'il hait, détoumont-noot de ce qni lui déplaît, portons-

LE GRA.XD COMILANIlKMlUrr DR LA LOI

nous nvcc un inraligable iMeà loulce en quoi il se cornpinit. Nos passion- ' ' ' i el le

s.mp " excilenl sa !• . -• con-

ircilii sa cl<^mence, l'orgueil lui « e»l en atxtminalion », ravarirc, c qui est idolàlrie », insulte sa Majesté Souverninc : (idournons-nous, fuyons, rononçons éoergiquemont à ces vices que Dieu lient pour ses irréconciliables ennemis. Souvenons-nous des exigences de l'amour. « Ecoute, 6 IsraCl, lu aimeras ton Dieu lic toutes trs forces. » C'est ainsi que nous a aimés Dieu lui-m^me, faisant pour nous prouver son amour les plus extraordinaires choses, venant du ciel en la terre, prenant notre nature, se rendant semblable à nous, pauvre comme nous, esclave comme nous, passible comme nous, partageant nos douleurs, subissant notre mort, se faisant enfermer dans notre tombe ; puis ressuscitant pour nous el nous élevant avec lui jusqu'au plus haut des Cieux. Voilà ce qu'il appelait ■ aimer jusqu'à la fln », parcourir toutes les étapes et atteindre aux dernières limites de l'amour. A notre tour nous aimerons « de toutes nos forces, • sans égoTsme, sans lAchelé, épousant sa cause, défendant SCS intérêts, professant sa foi jusqu'au ^hul', lusqu'au martyr'

Le sec>> ' '>l<ibif au fn-

mirr.tu , nc loi-mèmc

A quelle éminente dignité nous élève ce second commandement ! Dieu le <! ' 'ihlf au premier, c'est-àdire que Dieu non ^ ut à Lui, nous fait tellement • siens », que l'amour que nous lui portons doit s'étendre à ses créatures, à ses enfants. Il déclare ne pas

» MalL. \XII. a-*,:», 40. Marc.. XII. 31.

ut GRANrt COMMA.NDKMKMT DK LA LOI 50

re aimé de nous si nous rerusons d'aimer nos scmbla-

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•us voulons Tanner» nous devons aimer ses enfants.

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