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elle, el plus il la comblait de gr&ces, plus elle s'enronç&it dans son impénUencc. EUo eut pu encore se sauver ; elle ' ' " ix retenlissanlps qui, en lui annon- ~i, lui annunç^'iienl un Sauveur. Mais le jour de la miséricorde passé, celui de la justice allait y«'nir, et i6sus voyait cette Cité superbe s'abimanl dans une ruine sans exemple comme sans fin. Quand Jésus fit4 près de Jérusalem y voyant cette ville, il pleura sur elle: « xi tu savais, du moitis en ce jour qui t'est dotmé encore, ce qui pourrait l'apporter la paix ! Mais maintenant tout ceci est caché à tes yeux. Viendra le temps où tes ennemis t'environneront de tranchées^ et t'enfermeront et te serreront de toutes partSy et te détruiront toi et tes enfants, écrasés sur le sol au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le temps auquel Dieu t'a visitée ' ».
Au moment où Jésus laissait tomber ces larmes et ces
lufnibres prophéties sur Jérusalem, c'était Tune des plas
If^s. Elle vivait heureuse et florissante
u.* ..clicsscs, merveille que l'on venait voir
et admirer de toutes les parties du monde. Trente ans plus tard, ce n'était plus, elle et son Temple, qu'uue ruine fumante et no)ée dans le sang. Ou n'est pas impunément aimé, appelé, supplié, pleuré par un Dieu ! Jérusalem restera, devant toute nation pn-' 'e, tout peuple apostat, comme le monument .^eances divines; et c'est à ees nations chrétiennes prévenues des gricM de Dieo dorant de longs siècles, puis ou» blienses, ingrates, impies, que saint Panl tdresse ces mots formidables : c Prenez garde ! Car si Dieu n*a pas
• Loc.. XX. 41. 4i. 41,44.
8 LB8 PLEURS DE JÉSUS SUR JÉHlSAl.l '
épargné les branches nalarelles, i! ne vou» «p.ii^utra pas non plus >.
Jésus ne pleure pas sur Jérusalem seulement. Toule Ame pécheresse, toute âme impénitente et perdue passe BOUS son regard et c^est sur elle aussi qu'il laisse tomber avec ses larmes, la terrible annonce du sort qu'elle se prépare. « Si tu savais.... ! » Que de fois la parole divine s'est fait entendre K elle, la conviant à réfléchir aux dons de Dieu, aux grâces reçues, aux ' départies, aux promesses renouvelées, aux menu. ;. .^ divines représailles ! Elle a tout méprisé, tout repoussé, elle ne veut pas de Jésus, elle lui préfère - ms,
elle ne veut pas qu'il régne en elle. Jésus y-. . ar il voit arriver la ruine. Elle vient, Jérusalem est détruite, l'âme rebelle est dévastée. Son Temple, c'est-à-dire sa foi, son culte, sa prière, est jeté bas, < il n'y reste plus pierre sur pierre » . Plus une pensée sainte, plus un bon désir, plus un mouvement du cœur Vfi ' I.e» mu-
railles qui la protégeaient contre ses < gisent à
terre, les passions emportent tout, et la malheureuse âme ne leur sait plus résister. Plus de vie surn ' ''' plus de mérites pour le ciel, « ses enfants », c'tses actions méritoires, ont été écrasés au dedans d'ellemême, tout a péri de ce qui lui apportait le salut.
Jésus pleure sur ces âmes et c'est avec larmes et gémissements qu'il descend la montagne des Oliviers et entre dans Jérusalem. La ville est en émoi; au bruit des acclamations qui se rapprochent d'instant en instant et lui apprennent l'arrivée de Jésus, elle se lève tout entière et mêle sa voix aux mille voix qui retentissent au dehors. Mais hélas ! sur bien des points c'est une voix sans vérité ni conscience ; après tout ce qu'a fait Jésus au milieu d'elle, elle en est à demander « qui il est » !
jésrs CHASSE les vkndeurs du templk 9
Jt>u> t titra dans Jérusalem; toute la ville fut en émoi; on xe dt'm'tnduit : << quel rat celui-là»? La foule répondait : « c'est JésuSy le prophète de Nazareth • «.
Les Pharisiens sentant leur impuissance à éteindre l'enthousiasme rt \ faire taire les acclamations de la foule tentèrent une démarche auprès du Sauveur. Maître faites donc taire vos disciples ' ; La réponse de Jésus s'ils l'avaient comprise leur aurait révélé que toute celle scène était de Dieu, que Dieu seul soulevait ces Ames, enflammait ces cœurs, et que si la langue humaine fut restée muette, la nature entière eût proclamé que le Messie était Dieu. Je vous le déclare, répondit Jésus, si ceux-ci se taisent les pierres mêmes crieront '.
Les pierres du Temple crièrent plus haut que la foule. Quand Jésus y fil son entrée *, trois grands miracles proclamèrent sa puissance divine.
I.f prtnuîor fut mis au service de la piété: Les ahus qu»*, tr')i> ans auparavant, le Sauveur avait eu à chAlicr avaient reparu dans tout leur cynisme. La maison de Dif ■■f par les vols des marchands, son silence
par iinurs de ceux qui achetaient et vendaient
et par les cris des animaux qui devaient servir aux sacriûccs. Au rccui'illement ' U le tumulte et à In
prière l'usure «l le vol. / /</ dans le Temple de
Dieu, Jésus se mit à chasser tous ceux qui vendaient et'r ' ' ' ifu le Lieu Saint. Il renversa les tables
dt's 't les sièf/es des vendeurs de colombes,
défendit qu'on transportât aucun vase par te Temple
> Miit., XXI. 10. If.