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rim des douze ^ il met la main au plat avec moi ; ft' ' ' ' me trahir *. Plusieurs, sans doute,
iiomenl la main sur les mels, cl Judas it ainsi échapper à la honte d'être divulgué. D'ailleurs, soÎD qui absorbait Jésus était avant tout la conversion son ap6tre, et pour vaincre par la terreur celte âme sur laquelle n'avait plus prise Tamour, il lui montra 1 ' — T" de Tablme dont il s'approchait. Le Fils de I' s'en va selon ce qui a été prédit de lui. Mdis, malheur à r homme par gui il sera livré! Mieux voudrait pour cet homme qu'il ne fut jamais né '.' L'existence est en elle-même le premier des biens ei le point de départ de tous les autres, mais mise en face des supplices dei'enfer, elle cesse d'être un bien et ne vaut pas le néant.
Judas resta aussi inébranlable devant la terreur que «lovant lamour, et, pensant que son silence pouvait le t t'iir, il paya d'audace et posa à son tour la mêroequesli 1 : est-ce moi, Habbi? •— Tu Cas dit, répartit Jesu. cest /oi * .' Ou bien ce mot fut dit à voix basse et à Judas tout proche, ou bien, usant de sa puissance dile Sauveur fit qu'elle ne fut entendue que du trai- Viirun d«'s Apôirps ne sut encore quel serait lecoup.ihl«
Une sgconde coupe de rio circula, et Jésus comme pour la préeédeote en prit sujet d'annoncer sa sortie de t-e monde, sa résarreclion et l'étemel banquet des deux. /; ' ■ ' . - • . ,,. jf. ng
' )d..ii , \ > »i .i. :i. s... M.r. , XIV, 18, \\ ix%. Luc, XXil, -•|-*3.
* MaU . XXVI. 14. Marc., XXIV. SI. Uc.XXll. tt.
* MaU.. XWl, V».
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lioyaume de Dieu soit arrivé '. Avec vous je le boirai uuuvoau liauslc royaume de mon Père, quand je vous apparullrai aftrès ma résurrection, quand vous -«Tt'r mes convives dans la béatitude des Cicux.
Nous voici au moment solenuel 1 Au repas lir i An- .eienne PAque va succéder la Pâquc Nouvelle ; à Pagncau figuratif l'Agneau véritable, au vin des festins de ce monde le breuvage des Cieux. Le Dieu Kédempleur met le sceau à toutes ses merveilles : l'Eucharistie comme Sacrement et comme Sacrifice est instituée.
\\.^ Le repas s'achevait : Jésus prit du pain, le bénit, le rompit, puis le donna ■< di-
sant : * Prenez et mangez CEti ...^-i ... ..^ . jUI'S f/ui est livré pour vous ». De même prenant lacoupe^ à la fin du repas, il rendit grâce, la brnit et la présenta fi ses Disciples, en disant : « buvez en tous, car CECI EST LE CALICE DE MON SANG, le sang de la Nouvelle Alliance gui • -f^ rf
pour un grand nombre en / < ' y, .
FAITES CECI EN MÈMOIHE DE MOI* cltague fois que vous le boires.
Si les paroles sont courtes et simples, l'œuvre est immense. El dans cette brièveté et cette simplicité nous reconnaissons l'acte d'un Dieu. ■ Dieu dit : toi ' i. Dieo commande : tout s'accomplit ». Quand 1' ••
rUnivers il le crée d'une simple parole ; de simples et bri'ves paroles aassi, quand il organise la matière et parfait l'œuvre des six jours. A la Cène reconnaissons le m j'me Dieu qui d'un mot fait jaillir la plus merveilleusf
• Luc, XMI. u;-i7.
» MaU-, XXVI. *>-». Marc, XIII. ii-O-U. L ; ^ ^ '• «M".
* Luc. XXU, 19. 1 CorioUi. XI, 24.
MSTITUTIO» DB L'El'CBARISTIi: 131
'Créalions. Muis si Dieu conçoit ot réalise d*un seul np ses merveilles, notre faiblcin > doit sépa-
r chaque partie pour s'en rendre L.. .. . ..jple, et s'ar-
ter, pour en exprimer tout le sens, devant chaque mot de l'Evangile.
A quel moment Jésus a-t-il institué Tadorable Eucharistie? La veille de sa mort. C'est l'heure solennelle, c'est l'heure du mourant. Chaque mol prononcé alors laisse d'ineffaçables suites ; les plus grands actes, les donations les plus sacrées, les recommandations les plus inviolables, se font sur une couche de mort.
C'est à la suite de la Pàque légale que le Sauveur nous
onne sa chair à manger et son sang à boire. 11 joint
fi ^ es: l'Ancienne qui prend (In, la
> ,. .. ulue. L'Agneau figuratif disparaît.
Agneau véritable lui succède.
F.i -oin la « matière » du Sacieiiuiil.L csl
le p.i , in. Pourquoi le pain ? pourquoi le vin 7
D'abord parce que Dieu voulait se donner à nous en I ' •lilir entre les flgures et la réalité une
i Un mangeait la chair des victimes
guratives : on mangera de même la chair de la Victime érit ' ' f "V; ,' ' . Ton mangeait la chair
des ' ^ ' ^ ■ <nce : c'est de même
bien en réalité qu'on mangera la chair de la Victime (éifiM émè l'Alliance nouvelle.
Miliilde part et d'autre la manduralion a la même réalité, l'effet est tout différent. La nourriture ordinaire ?p chan?** vn nous-mêmes, dfv- •••' " >ire chair et notre ■ iiiL'. A l)i<-u m* plaise qae nuu ^ do mAme de la
Chair divine, quand noas la mangeons t Ce n'e^t pas le <'.liri»t que nous transformons en nous. C'est Lui qui iwiia «lève, noiu transforme en Lui>mèmo : « Je vis :