I .:it plus que « ronces et épines », est, par le
secuod Adam, Jésus-Christ, relevée de son antique
^malédiction. Le pain qu'elle produira ne sera plus arrosé
les larmes et de la sueur de l'homme, mais deviendra
10 Pain de bénédiction et de joie éternelle. Le vin réa-
itera pleinement la prophétie : • il réjouira le cœur »,
jettera l'âme dans l'ivresse du divin amour. C'est cela
|.Jéi08 bénit. Mais la bénédiction par excellence
pas Ini-roème ? N'est-ce pas lui qui « est le Dieu
[dans ious les siècles »? Et « le calice que nous
>ns, s'écrie saint Paul, n'est-ce pas la communion
10 saog do Christ » T Enfin quand Jésus bénit le pain, il
id celte bénédiction aui effets que produira l'Eucha-
duraoi lestièeles. 11 bénit û lignée entière des
Fiobots de son S^ise que déifiera son Sacrement, que le
Pain céleste nourrira.
Jésus te rompit . Kncor»* (railiiiit.iM'-- s.iuiiialions. C'est le Corps sacn* <l« U ViclinK', • Ikun»'- jM.ur iu»s crimes, brisé pour nos iniquités ». (Juaod le Sauveur < rompt le Pain »« o'ett sa pasaioo, ses plaies saigoaatM, 1«> lirisement de toos set membres, qu'il préflgoro. G« pain rompu nous élève ensuite au mystère de l'Incarnation. Un en nature tant qu'il est Dieu dans le sein de Hon l'tre, le Verbe dès qu'il s'incarne et se fait Homme-
l'M INSTITUTION DK L^SVCHARISTIB
l)ieu unit deux natures en son unique Personne. 1/llusl.' esl une, mais nous la partageons cl elle devient ainsi multiple dans son unité. La troisième signification nous regarde : ces fragmenU du même pain flgureal la multiplicité des grâces que Jé8U8*Christ répand en tous les membres de son Eglise.
Puis le donna à ses Disciples. L'Eucharistie ne se donne qu'aux seuls baptisrs; il faut être • Dieu
puur être nourri du pain de Dieu, il faut «. .0 à lu
vie divine pour recevoir le Pain Vivant. Aussi, dans In primitive Église, les Catéchumènes sortai'
semblée des fidèles avant la célébration de.
tères.
Hcfuse-t- on la communion aux indignes, quand leur état esl caché ? Non. D'après le sentiment très commun. Judas était présent et reçut comme les autres le Corps du Sauveur. C'était pour lui la dernière ten 1e
l'amour, c'était pour TCelise la règle qu'elle d«' •«»
plus tard.
// le donna a ses Disciples tn di'^nnt : prenez et mangez. « Prenez ». Le don ineffable e»l de Dieu, mais la coopération du Adèle est exigée. Noos devons tendi bien plus le cœur, l'âme, la volonté, qne la main, l'oe préparation est nécessaire, le désir est commandé, la foi esl requise, la pureté s'impose. Celui-là est indigne de recevoir Jésus-Christ qui n'éprouve pour lui que froideur cl indifférence, qui vient uu banquet céleste comme à un festin ordinaire, ou n'y apporte qu'une Ame souillée par le péché grave. — « Mangez ». Jésus-Christ entend bien donner à c€ mot toute sa signilicalion, toulc son ie. Sans cesse, dans la promesse qu'il fit de la
<* Eucharistie, il l'employa. • Celui qui mange ma
chair. . . Celui qui me mange. . . Si vous ne mangez la
DreTTTi'Tiox DE l'evcharistib 435
;liair du Fils de rilomroe... Mangez «car cette ehair '... » Comment s'y méprendre? Comment . à ces expressions la force que le Sauveur y ^« mise 7 Comment prétendre que « manger » veut dire croire » ?r i changer cette mandiicalion dont
Jésus-Chrisl i le la réalité en une simple aspira-
tion toute spirituelle ? Comme le Sauveur a parlé, ■ une de la vérité, a compris, et comme elle a a enseigné durant tous les siècles. Que valent les négations de quelques hérétiques devant la foi et la pratique de tous les âges chrétiens ? — Mais nous voici aux paroles mt-mes de la Consécration et lu réalité du Sacrement apparaît avec plus de lumière encore.
C ' ■ / livrt^ pour vous. Que vieil , les doutes, les difficultés, les prétendues impossibilités qu'oppose la fragile raison humaine ? Disuns-nous que l'œuvre est de l'homme ? Fai8on»-nous difficulté d'avouer que l'ordre des choses est bouleversé, que les miracles s'accumulent, que dans nos Saints Mystères rien ne garde plus les proportions ordinaires ? (jui parle? Non le prêtre, mais Jésus-Christ. Le prêtre ne fait que prî^ter sa voix à la Suprême Puis- Mnce. C'est l'Ilomme-Dieu qui dit : u Ceci est mon Corps ». C'est Dieu, à qui rien ne résiste, qui fait jaillir comme il lui plaît les mondes du néant, qui change k gon '/••'• 1» "iturc des êtres, qui peut détruire et créer, ou : iiire une substance tout en laissant les apparu ;:' Mes elle se montrait à nous. Oui
(i>tra hiu.u : lu l'uisMneé infinie ? Quand Tllomme- Dieu dit : « Ceci est mon corps •, le pain n'est plus ; là oti élnii c'est 1« Corps du Sauveur. Mais la
même pu par laquelle le pain n'est plut en conserve aux yenx les apparences, les « espèces». Et quand
136 INSTITUTION DR L'iUCnARISmC
Jésus-Christ dit : « Ceci est mon Corps », il nous fait foi qu'il est présent tout entier sous l'Espèce du pain : son corps, son sang, son Ame, sa Divinité. Sans doute pnr la consécration du pain, le Corps seul serait présent comme le Sang tout seul par la consécration du vin : mais le Christ ne se divise plus, ne se morcMe plus, il est entier sous chaque Espèce ; entier aussi sous chaque •ragment. Tout cela est merveille ; mais que coiMent les merveilles à Celui dont la puissance est sans limite ?
Ce qui est plus merveilleux encore c'est le dessein que Dieu poursuit dans l'institution de son Sacrement. Merveille d'amour. « Comme il avait aimé les siens, il les aima jusqu'à la Rn •, jusqu'au terme eitrèmc où l'amoar peut et veut aller. Or ce terme, c'est l'union, t Dans le transport de l'amour humain qui ne sait qu'on se mange, qu'on se dévore, qu'on voudrait s'incorporer en toutes manières. . . enlever jusqu'avec les dents ce qu'on aime pour le posséder, pour s'en nourrir, pour s'y unir, pour en vivre? Ce qui esl fureur, ce qui est impuissance dans l'anfour corporel est vérité et sagesse dans l'amour de Jésus : prenez, mangez, ceci est mon corps; dévore/, engloutissez, non un morceau, mais le tout * ». Merveille de gloire. L'Eucharistie fait de l'Ilomme-Dieu l'HtMe permanent de la terre. Le divin Sacrifice élève jusqu'à l'infini les hommages rendus à Dieu. LaCommu nion achève de déifier l'homme, « en le remplissant de toute la plénitude de Dieu », et nos Saints Docteurs s'épuisent en images et en comparaisons pour nous faire entrevoir la divine splendeur répandue sur l'âme et le corps du communiant. Le cristal que pénètre le soleil n'est pas plus éblouissant que l'Ame n'est, à la table
> Bouaet, M6d. sur l'ÉvaDgile.
nfSTiTUTioji DE l'eucharistib 137
te. resplendissante de IVclat divin. La grâce sancti- •T les >îrftces actuelles s^acrumulent, les
fa;.- ..L se dissipent comme le brouillard aux
feux de l'aurore. Les vertus se purifient, la concupisceDce s'apaise. l'Ame entière se revt^t de la btiit' et des ebarmes du Christ- Jésus, dont elle devi> i.t l'image et dont elle exhale le parfum. Ainsi la terre s> pare de ses plus divins ornemenis, les Anges au ciel reçoivent, dans un nccroissementdejoie et de gloire, les influences Eucharistiques, qui se répandent sur l'Eglise Souffrante en larges béii'' ' Otez du monde l'Eu-
charislie, voua n'en fai , qu'une solitude sans lumière, sans chaleur et sans vie.
De niéitif, premint la coupe, il rendit gràrc^ la bé/tit, et la jtrésntte a ses disciples en disant : Buvezen /0M5, car ceci est le calice de mon Sang, le sany de la SouveUe Alliance qui sera répandu pour î ■ et pour un gratul nombre en rr/nisslon des p» i Les paroles de In cons4>cmtion du calice présentent quelques difT«*rcnccH dans Irs Synoptiques. Jésus-Christ et son Eglise m; réservaient de fixer définitivement *le> paroles con«*écrnt'iires. Mais ce que tous les Evangélistrs marquent sans divergence de forme c'est la réalité de la transubstantiation. Sous la parole toute puissante de Jésus-Christ le vin se change en son Sang. Son ^ coule pour la rédemption du monde, il « se repu h : tUjh pour l'oblation d'une infinie valeur à la gloire du i r*<i Haut. U scelle la Nouvelle Alliance entre Dieo et la terre, il arrose le coite nouveau comme le sang de l'agneau figuratif arrosait tout le culte Mosaïque. H nou« marque au front, comme le sang de l'Ancienne V" m.irquail le peuple ponr le sanver de 1« de>> C'est le Sang Rédempteur, t dont la voix est plus puis-
138 INSTITUTION DE L'EUCnARISTIK
saote que le sang d'Abel », et qui s'interpose entre nous et la divine Justice.
Un peu d'eau est mêlée au vin. L'Église se conforme en cela à l'exemple du Sauveur, qui lui-même à la Cène suivit la coutume Juive. BInisles sens les plus profonds s'attachent à ce raélunge. Sur la Croix, de son côté en- Ir'ouverl, Jésus laissa échapper, avec le reste de son sang, une eau miraculeuse, et l'Églisojiaissait de cette eau et de ce sang : l'eau la faisai^^t^ à la grâce, le sang la nourrissait pour l'immortanvie.
Scrutons chaque mol de l'Évangile. // prit le Calice, C'est le Calice de sa Passion. Il le prend lui-même, et nul ne le force à le prendre. « Il a souffert parce qu'il l'n voulu >. « Je dépose ma vie, quand il me plaît, dit-il, et quand il me platl je la reprends ».
Puis rendit grâces. Celle action de grâces aliail aux magnifiques suites de sa Rédemption : le monde transformé, l'enfer vaincu, le ciel peuplé de la multitude des Ëlus. Elle allait aussi à sa propre gloire, gloire immense, gloire inflnie, dont son Père ferait suivre son anéantissement et ses douleurs.
Son sang, dit le Sauveur, sera versé pour un y ranci nombre. Qu'est-ce à dire « un grand nombre » ? N'estce pas pour le genre humain tout entier que Jésus- Christ a versé son sang ? Assurément, mais il s'agit ici de ceux qui profileront du sang divin versé pour tous indistinctement et dont tous ne voudront pas profiter.
FAITES CECI EN MÉMOIRE DE MOI. Paroles mémorables, paroles décisives, qui perpétuent pour toute la dorée des siècles le Saint Sacrifice de l'Autel. Le Souverain Prêtre Jésus-Christ ne devait pas demeurer visiblement sur la terre, et cependant « l'Oblalion sainte »
INSTITUTION DB L'El'CIIÀRISnB 139
annoncée par le Propbële allait s'étendre d'une extré-
mii' [lire et du temps. Comment? Par
un ^ par rHoinme-Dicu. dZ-positaire de
M puissance et chargé de continuer et d'étendre sa Ré-
ri. Son sang devait couler à flots infinis, couvrir
;•' comme un océan de grâce et de salut ; sa chair
devait être l'inépuisable nourriture des générations ;
'.1 il fallait que le miracle de la Cène fut sans cesse
ié, et il l'est de par la parole divine : « Faites
c«ci en mémoire de Moi ». Dites comme moi, avec moi,
comme mon oi^ane : Ceci est mon Corpa », dites :
Ceci est mon Sang. C'est moi, qui parle, c'est moi qu'
«gis, c'est moi qui célèbre, comme Prêtre principal et
' ' lisant. Mon Eucharistie deviendra la force des
ia consolation des affligés ; elle « germera les
vierges », enfantera les Saints, glorifiera les martyrs,
sera pour les péchenrs convertis le gage du pardon et la
garantie du »alut.
Judas se fût sauvé, s'il avait communié dignement, au lieu « de manger ou de boire sa propre condamnalion ». Mais il s'obstinait dans son crime et se fortifiait dans son impônilence. Il arracha de nouveau une exclamation douloureuse au Sauveur : Voici la main du traître qui est li table avec moi * ! Les Apôtres, comme la première fois, d< | ! d'eux,
Pierre, voyant l'attitu -. ■-.:..■. . ..liante de
Jean qui appuyait sa t^le sur la poitrine du Maître, crut qti issait et pourrait découvrir raffkvux
secret ; ' , ■iigne : « gui est-ce >>?Jean rignorait, mais avec l'assurance que donne l'amour : Maître^ dit" il d Jésus, qui est-ce ? Jésus répondit : celui û qui je
> \.w., XXII. il. Marc.. XIV,». Mail. XXVI. 13. Jean .XIII.ll.
140 iNsnTiTioî» DB l'rucoaristie
présenterai le morceau de pain irrmpé dans le plat : et l'ayant trempé il le donna à Judas, fils de Simon, r homme de Kériolh •. Terrible effet de l'abus des grâces ! Chaque progH'S dans le mal fait pénétrer plus avant le démon dans une Ame; Dieu se retire et il sein!»]'que le salut soit désespéré. Avec le morceau de pain Satan entra en Judas, et Jésus lui dit : ce que tu fais, fais-le vite* ! LesApdlres, sauf Pierre et Jean, n'avaient ni entendu la voix du Sauveur, ni compris le signe. Aussi ne saisirent-ils pas le sens des derniers mots : ce que tu fais, fais-le vite. Comme Judas tenait la bourse, ils pensèrent que Jésus lui avait dit : achète rr r/n'i! faut pour la fête, ou : fais quelqu' aumône
Le morceau de pain recuJudnssortit.il faisan nuir .
En CCS trois mots sinistres est contenu le drame »*ntirr d'une damnation. Jésus dit : « Ce que tu Tais, fais le vite » . Le mal ne nous est pas commandé, à Dieu ne plaise ! Mais nous sommes des êtres libres, et Dieu ne violante pas une liberté sans laquelle nous ne serions que d'inertes machines. Dieu nous laisse. Après nous avoir aimés, comblés de grâces, supportés avec patience, exhortés, «uppliés ; après s'être jeté à nos pieds et avoir tout tenté pour nous arracher au crime et à la perdition, vient l'heure fatale où il nous laisse à nous-mêmes. Alors, le malheureux Judas «sort». 11 s'éloi^'ne de Dieu, il quitte Celui qui seul est son salut, il abandonne rassemblée sainte, il erre seul en proie aux passions qui le poussent, il se bâte vers le crime.
« Il fait nuit >. La nuit qui pèse sur la nature est
• Joan.. \m,ii-i7.
» Joan.. Mil. 57.
> Joaa.. Xtll, is».
«Joan.. XIII, ao.
mSTlTUTÎOM DK l'EUCHARISTIK 141
moins épaisse que celle qui envahit l'Ame du pécheur. Le pécheur ne voit plus rien, ne comprend plus rien ; Dieu, son âme, son avenir, l'horreur de son élal. l'épouvante du jugement à subir, la profondeur du gouffre où il se précipite, toutes ces grandes et formidables choses ont disparu dans l'épaisseur de la nuit.
Judas n'a plus qu'un but : rejoindre les Juifs pour arn'^ler les dernières dispositions de son crime.
Lui parti, il semble que l'âme du Sauveur se décharge du poids qui l'oppressait Son regard s'illumine^ son cœur se dilate, il se laisse aller aux émotions du triomphe. Maintenant, le Fils de l'Homme^ sCécrie-t- </, est glorifiât et Dieu sera glorifié en lui et cette rification est to" ^i>' '. Celte gloire dont Lui et
Père seront glori ^ rade quatre foyers dilT»'vents. De sa Passion d'abord. Car, par elle les pinde- l s'accomplir. Le règne du p', '
di terrassépla mort vaincue, la r< >•-
dliation du ciel et de la terre, de Dieu et de l'homme, opén^e. (*ui8, descendra sur le Fils de l'Homme la gloire judiciaire, dont la sortie de Judas est l'annonce. Jésus- Christ est constitué Juge Souverain. Devant son Tribunal passeront les générations humaines, et c'est à sa voix que les méchants se sépareront des justes, comme Judas vient de se séparer des ApAtres.Troisi(''me gloire la résurrection. Ici, comme partout ailleurs, Jésus- Christ jnint aux humiliations de sa croix la splendeur de la ré«i ; jamais il n'annonce les unes sans
l'autre, i <ii P^re le gloridera en proportion de ce
qu'il l'aur» humilié, et comme il a trouvé sa gloire dans 1m douleurs de son nis 11 la trouvera dans l'exaltalion
> Joan.. XIII, 3l-3t.
142 insTiTUTiON DB l'eucharistib
de ce Christ ressuscité. Le Fils elle Père la trouveront enfin, dans les hommages qui 8^•I^v(•n)nl vers Eux d'un inonde racheU'*, purifu', illuminr, rempli des plus rrlatants mérites et leur offrant le tribut des plus pures louanges. Et tout cela est proche ; Judas en préparant sa trahison prépare la Passion et par elle la gloire.
Ce qui va suivre et que raconte - saint Luc aurait lieu de grandement nous surprendre si nous ne savions que le dessein de Dieu sur les ApAlres était, avant d'en faire ces hommes merveilleusement saints et forts que nous connaissons, de les laisser à nos faiblesses communes. Après la Communion qu'ils viennent de recevoir, quand tout leur parle de souffrance, d'humiliations et de mort, quand Judas prépare sa trahison et les Juifs leur déïcide, eux s'enflamment pour la possession d'un royaume, et, dans ce ! se disputent la première place ! l'ne
discussi' 1. ait parmi les Apôtres^ à qui aurait le premier rang '. Us ne pouvaient se défaire des préjugés Juifs qui attribuaient au Messie un empire temporel et d'un incomparable éclat ; la passion et la mort n'étaient pour eux qu'une transition rapide, et dans la Bésurrection que leur Maître leur annonçait ils \ la fondation de l'empire rêvé par eux. Eux coim Juifs confondaient le second Avènement triomphal avec le Premier humble et douloureux.
Jésus, doucement et sans leur reprocher leur inopportune préoccupation, se contenta de remettre toutes choses au point. Une domination allait se fonder, mais spirituelle, et où les dignités seraient à l'inverse de celles du monde. Le plus grand dans l'Eglise sera le plus serviteur, et l'honneur du premier rang renfer-
• Loc, XXII. M.
WSTITL'TION DE L'KUCOARISTIB 143
mera l'obligation d'un dévouement plus complel et d'une bienfaisance plus généreuse. Les rois des nation^ dominent; les j' '< se font appeler bien faiteurs. Il n'en doit /- ai/vû parmi nous. Le plus
grand se fera le plus humble^ et le dotninateur serc Cl,' / /ri eut le plus grand, celui
qu , ti qui sert? ^Test-ce pa^
celui qui est à table? Et moi Je suis au milieu rA r . serviteur '. Ces mots, vérifiés par
lui ... ,\eur, acquéraient dans son dernier
acle, alors que penché vers ses Apôtres il venait de leur laN ' -iêds, une extraordinaire force. Quel dignitiii I glise voudrait devant un tel spectacle, imiter
Tarroganle domination des grands du monde? Comment les .Xpôtres profltërenl-ils plus tard des renseignements du .Maître ? Leurs écrits comme leurs actes nous le montrent avec éclat.
Leur humilité fut merveilleuse comme leur puiss.ince, et c'est de ses ApAtrcs dont il voit par avance les vertus sublimes qu'il prophétise la récompense dans Vétemel Royaume. Pour vousy demeurés constant ment avec moi dans mes épreuves^ Je vous prépai un Hoyaume^ comme mon Père me l'a préparé. Datu* mon Itoyaume vous mangerez et vous boirez à ma table *, vous vivrez de ma vie, vous partagerez ma w - qui est toute joie, toute gloire, toute immor-
h.. ..j lé. Au bonheur représenté par cette myst^'- [!• ii«r nourriture, s'ajoutera la puissance : Vous siéger»
•^ tribus d'Israël *f Il jugement général.