LE DISCOURS APRÈS LA CÈNE
combaU qui les alleudail, la prophétie de la l'assioa, les douleurs prochaines, les vi&ions terribles du lendemain, jetaient leur Ame dans des troubles plus profonds. Aussi la première parole de Jrsus fut-elle : {Jue votre cœur ne se trouble pas • / Pourquoi, nous autres chrétiens, nous troublerions-nous ? Jésus-Christ nous donne les garanties les plus hautes, les proleclions les plus assurées, les espérances les plus maguiiiques. Répétons d'abord avec saint Paul : « Si Dieu est pour nous qui sera contre? » Si Jésus-Christ qui est Dieu nous aime, se dévoue pour nous, nous prodigue son sang, nous entoure de ses soins les plus assidus, qu 'avons-nous à craindre? Si vous croyez en Dieu, dit-il^ croyez de même en Moi ". Si vous appelez Dieu votre Père et remettez tout souci entre ses mains paternelles, moi qui ne suis avec mon Père qu'un seul et même Dieu, qui vous peut empêcher de me donner la même foi et la même confiance? Sûrs de l'appui de Dieu, nous le sommes de notre avenir et du plus splendide des avenirs. Une patrie, une demeure, une vie éternelle, nous attendent au deU du tombeau. // y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père, S'il en était autrement Je vous le dirais. Je vais vous préparer la place ^ et quand Je vous l'aurai préparée je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin qur^ où je SMW, vous y soyez vous-mêmes avec moi'. Ouelle est cette demeure éternelle où Jésus nous veut introduire ? C'est Dieu même. C'est donc à la possession de Dieu, au partage de la Béatitude infinie que nous sommes conviés. 11 y aura là pour nous autant de c demeures diffé-
I iota., XIV, I.