‹ Nos saint évangiles (volume 3)Chapitre 35 sur 101 · J0«J1..1IV · texte numérisé non relu

J0«J1..1IV

> iota.. XIV, 1-3.

LB DISCOURS APRÈS LA CtXK 149

r* ' :a de môrilesel de degrés r.

*i « -ance. La source est la m- r

toos.mais les vases qu'on présente à ses eaux peuvent «^Ire dccapacit»' fort «IifT«'rente. La m^me harmonie se fait enlendrt' à chaque auditeur, mais combien l'un est plus apte que l'autre à la comprendre et à la goiUer !

C'est donc à Dieu que le Sauveur nous mène. Et comment ? Quelle est cette manière de nous < préparer la place • ? Comment gagnons-nous le ciel et par quels secours ? Par la foi d'abord. Jésus se retire, tout nous est voilé et impénétrable, tout devient pour nous exercice et mérite de foi. Mais s'il dit : t je m'en vais •, s'il nous jWiève sa présence sensible, il nous laisse sa doctrine et emples, il accompagne de ses prières et de son inre<>sanle supplication nos pèlerinages et nos combatil nous verse sa grâce à longs flots, il « répand dans nu^ cours son divin Esprit •. Ainsi nous prépare-t-il durant la vie jusqu'au jour où il vient « nous chercher pour nous conduire avec Lui». Ainsi savons-nous tout ce qui touche à notre glorieux avenir : Vous savez où Je ' f vous en savez le chemin '.

' nnanle lenteur d'esprit des Apjjtres I Rien n'esi plut clair que cé que vient de dire le Sauveur. 11 est ï'' I ' "U, il nous viendra prendre pour

^ 4 ni n'est autre que la posseuion

de Dieu. Tout cela s€ suit et s'illumine. Thomas n'y a rien compris. Tout à l'heure Philippe \ " i

moins encore. .Sfi^n^Mr, </i/ Thomas, n où vous ailei^ comment en saurions-nous la rouh J^^uK lui dit : c'est moi qui suis la Voie, la Vérité et hi Vie*. C'était dire : je suis Dieu. Car Dieu seul est

• Joan.. XIV. 4.

• Joao.. XIV. IMi.

150 LE DISCOURS APRÈS LA Ct^K

lout cela par essence. La créature pcul ftlre vraie dans sa pensée et sa parole ; elle n'est pas la « Vérité » . N'étant pas le terme où nous devons tendre, elle ne peut Atre la • Voie » qui mène à ce terme. Surtout elle n'est pas la «Vie ». Elle est périssable, elle n'a la vie que partiellement; Dieu seul est la vie totale, infinie. A'-^i* «.'Ui» vie cr«'M''P émane et dépend.

L'affirmation de sa Divinité va s'accentuer encore, quand Jésus-Christ aura formulé nettement le mystère de sa consubstantialilé, de son égalité, avec Dieu son Pérc. Comme son Père, et avec Lui, le Verbe est notre fln dernière, et par son Incarnation notre introducteur dans le sein de la Divinité. Nul ne vient au Père que par Mot K Et comme le Verbe ne fait avec son Père qu'un seul et même Dieu, Jésus ajoute : si vous m'aviez connu vous auriez connu mon Père. Bientôt^ quand votre instruction sera complète et votre f ' ' 'r«'e, vou.% le conruJÙrf:. '. Mais drs maintenant m int

TU vous l'avez vti

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compléter SOI! ii- son um i ^^ m -

faite avec son Père et par suite sur sa Divinité. Seigneur, dit Philippe, montrez-nous votre Père et il noui xuf/it*. Ce mot : « il nous suffît » avait plus de profondeur que l'ApAlre ne le soupçonnait. Voir Dieu en lui-fi ■ ' !'=sence. c'est le terme de la vie et

lai)' mais cette vision échappe à nos

yeux corporels. Sur la terre nous ne voyons la Divinité qu'à travers le nuage de Tlncarnalion. Eh! quoi, Philippr, (Irimis si longtemps que Je suis avec vous vous

« Jotn.XIV. ft-7.

> Joan., XIV. e-7.

* loao., XIV. 8.

LE DISCOURS APR»^S LA citŒ lui

pf e ! Philippe y qui me voi'

V" : . L ...icnt donc pouvez-vousdiri

c montre v-noits le Père î Ne croya^rous point quejr

I ' / que le Père est en moi ' ?

« - , ..- ...:iûe des mystères, c'est aussi le plus indispensable à croire et à professer. Ne voir en Jésus- Christ qu'un homme c'est renverser toute la Rédemp- Mon, rendre insoluble l'histoire humaine, faire de la trame des événements un chaos sans lumière, et jeter rhumanit«> dans le désespoir d'un tombeau sans lendomain. Aussi l>ieu nous a-l>il enlevé jusqu'à la post>ibilité de douter 'pi.md nous examinons les faits avec intellipenre . ut droiture. - ' apparaît

mauif«'î«leii) , qu'un homm» • n'est pas

de la terre, elle est d'un Dieu i.Les paroles que je vous (I! ' Il 'me que Je vous les

dis*. >• thles si on leur dénie

leur origine divine. Les miraci^ qu'il a multipliés, l'Eglise qu'il a fondée, le monda qu'il a tour à tour détruit et refait, les luttes gigantesques où de siècle en siècle il demeure nctorieux, les vertas surhumaines qu'il a implantées, les institutions dont il couvre la terre, l'imp ' rissable survivance qui le fait roi de tant do milh .. dlntelligences et de ccpurs, son règne à travers lesàires. tous ces faits que nos yeux contemplent ne r "- —...>-. laisser aucun doute 8UP sa biviuité. 11 est 1< être : fl|^ de Dieu ; agÎMaot avec la même puisMuce <|u«' son l'ire. Mes nu,,,, r'est le Père qui demeure en moi qui les a t. Se eroyez-vous donc pas

que Je suis dans U Père et que le Père est en moi?

• Jean.. XIV.»- 10.

* Joan..XJV.to.

152 LL Ul&COLRS AI'RÉS LA CI M

Croyez-le à raison de mes œuvres^. Merveilleuse puissance de Jésus-Cbrii»! I Alors que la mort glace t-i aoéaulit les influences humaines les plus larges el les plus agissantes et couche au tombeau les ii\ 'i plus gigantesques, c'est après sa mort que Jé^i. i

déploie sa plus irrésistible puissance : En vérité, en vérité, je vous le dis, mes œuvres celui qui croit en moi les fera lui-même et il en fera de plus grandes encore parce que je m'en vais à mon Père ». C*est au lendemain du Calvaire que les miracles éclatent de toutes parts, que l'Eglise se fonde et que l'univers est conquis. Et cela, dit Jésus-Christ, parce que Je m'en vais à mon Père. Là, dans ma gloire, assis sur mon trône au haut des Cieux, je gouvernerai les choses humaines avec une force plus grande et on plus manifeste éclat. Là aussi j'exercerai une plus étendue miséricorde et je répandrai mes grâces avec plus de profusion : Tout ce que vous demanderez au Père en mon Nom^ Je le réaliserai^ afin que le Père soit ijlorifié par le Fils. Que vous m'adressiez à Moi-même vos demandes et, en mon Nom, Je vous accorderai*. Tellement mon Père et Moi nous ne faisons qu'un même Dieu.

Revenons au début de cet entretien suprême de Jésus avec ses Apôtres. Nous sommet à la veille d'un départ, ou plutôt nous assistons, à une couche de mort, à la dernière entrevue d'un père avec ses enfants. Jésus va mourir, il va quitter ce monde, c'ett-à-dire qu'ilg^a nous retirer sa présence sensible. Désonnais il ne sera plub au milieu de nous que comme n'j étant pas. Il nous donne de son absence mieux que des consolations, mais

« Jean.. XIV. 11.

* Jean.. XIV. li.

• Joan "^fv au.

LB DISCOURS Avni

ices el puissantes compensalioDs. Nuus en connaissons déjà d'admirables : voici les trois de^ni^^e8.

Le don du Saint-Esprit auquel le Sauveur donne l'épithMe de «< Consolateur », de <« soutien », de « force •• C'est lui-ini'ino, Jésus, qui nous l'obtiendra de son Pèr» l'aintMiera dans nos Ames, pourvu que par l'amour ( i r<»l)»''issance à la Loi divine nous méritions une tel! ;;rare. .S/rof/s tn aimez, yarde:> mes commandement et moi je prierai le Père et il vous donnera un autj Consolateur qui demeurera toujours en vous '. Voin dain^menl indiqué le mysttre de la Trinité Sainte : le l'«'ri' qui nous donne un « autre » Consolateur, un autre que son Fils; il nous avait donné son Fils engendré de Lui, il nous donne maintenant l'Esprit-Saint.

0 grandeur de Tborome régénéré dans le Christ ! Los trois personnes de l'adorable Trinité s'emploient à son élornelle destinée. Le Père lui « livre son Fils unique *'.*- Fils s'inrnrni?, vit et meurt pour lui. L'Ksprit-Saint fait «Il lui .^a dt'uieure et l'enrichit de ses dons. Ce séjour il»' rKsprit- Saint en nous n'est ni intermittent ni pasHagiv •< Il demeurera en nous perpétuellement », tant qu'un péché grave ne le forcera pas k se retirer. Et son action dans une âme est universelle autant qu'incessante. II a' i Huivent et nchèvont ia

li avait « enseigné louto

v^ril^ • : L'Esprit-Sainlquiest c l'Esprit de vérité »noi. ' ;tie et nous empêche de les oublier. Jésusus avait promulgué ses préceptes el ses conseils, 1 Esprit- Saint nous insinue la force de les prati- -: -. Jésus-Christ nous donnnit l'amour comme la lin titp la Loi, l'Esprit-Saint c qui est amour > nous

' Joia., IJV, 1&-Id.

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