SIU LA VOIR DOULOURFIISF
leurs appels d^sesp^rés. Qael aulre sort leur pourrait-il Hrc r^sPTv^ à eux les vrais roupables. le t bois sec », tout prépara' pour les flammes, quand le « bois vert », riunocent, le Saint de Dieu, subissait de tels supplices pour s'être fait la caution des p^cbi'-s du monde ** Beaucoup de ces femmes auxquelles celte prophétie était faite assistèrent aux horreurs dont le siège et la prise de Jérusalem par Titus furent marqués. Ai ; ' - la
môme prophétie ani calamités qui précéder^ i du
monde ; et que chacun se l'appliquant à soi-môme, songe aux terreurs de la mort, du jugement et des peines étemelles.
Jésus touchait, sans doute, h la porte judiciaire, près le Gol(;otha. quand il fit aux femmes cette redoutable prophétie. Ce fut la dernière manifestation, bur la Voie douloureuse, de sa divine énergie. Il chancela, tomba, et ne put se relever. Les soldats essayèrent de le ranimer. Selon un usaçe pratiqué h Jérusalem, les dames nobles composaient un breuvage destiné aux condamnés à mort et dont l'effet était de leur enlever le plus possible le sentiment de la douleur. En calmant celle de Jésus, ils espéraient le pouvoir amener au Calvaire et le conserver vivant pour le crucifiement . Au moment où ton arrivait au Golgotha on présenta à Jésus une coupe de vin mêlé de myrrhe et de fiel : il y goûta, mais ne voulut pas le boire * . Adoucir la souffrance et ne présenter à Timmolation suprémp qu'un corps assoupi et une Ame paralysée ne pouvait convenir à l'Horome-Dieu qui faisait de ta mort le grand Sacrifice de la Nouvelle Loi et vonlait mouriv et s'offrir à son Père comme une Victime par-
> Marc, XV. tS. MaU., XXVII, 34.
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faite. Il refusa donc et se traîna ou plutôt fut porté sur le roc dénudé du Calvaire.
On approchait de midi. On était à la • troisiëme heure », dit saint Marc. Tandis que selon saint Jenn la condamnation avait été prononcée à la t sixième ». La contradiction n'est qu'apparente, si l'on s'en rapporte h In manière dont les Juifs comptaient les heures du jour. Us en faisaient des groupes de trois heures chacun, et leur donnaient le nom de troisième, sixième, nonrièroe heure. La « troisième » heure allait de neuf heures à midi; la sixième de midi à trois heures. Saint Marc prend la tin de la troisième ', saint Jean le début de la sixième, et tous deux aboutissent aux deux mêmes moments. Jésus fut condamné quand on approchait de la sixième heure '. cruciné un peu avant que la troisième fot finie ; condamné entre neuf heures et midi, crucilié quand midi approchait.
11. — Tel est le récit des Evangélistes de l'Antonin au Calvaire. Mais, ici, comme dans tout le cours de la vie publique du Sauveur, ils ont omis des détails et leur sobre narration s'est fermée sur beaucoup d* fniî Tiie la tradition a recueillis, ou que la piél.
cil. a pu supposer sans être téméraire, ni s'éloi
gner de l'Evangile. Cinq des stations du « Chemin de lu Croix • sont passées sous silence par les écrivains ysocri-t» : trois, les chutes de Jésus, sont suppléées par la piété des fidèles qui oe saurait ici se trou drux autres, la rencontre de Jésus avec sa mère, i ...lu héroïque d'une femme qui présente au Sauveur le voile
ïl;ir. . \v ;:, Joan.. \I\, H
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OÙ s'imprimenl ses Irails divins sont mis sous la garde d'une IradJlion si constante, si favorisée par l'Eglise, qu'il y aurait autant de facilité k les admettre que de témérité à les rejeter.
Comment supposer que la Voie douloureuse ait été délaissée et mise en oubli par les pretniurs lidèlcs de Jérusalem? Comment croire surtout que les scènes tragiques qui avaient signalé le parcours du palais de Pilate au ûolgotba aient échappé au souvenir et aux larmes de la Mère de Jésus et des saintes femmes ? Non I le$i moindres détails delà Voie douloureuse demeurèrent gravés dans les Ames des témoins oculaires et passèrent de ceux-ci au peuple chrétien. Est-il donc téméraire de supposer que Marie mit h refaire le parcours le long duquel elle avait suivi son (Ils, sa consolation la plus chère et sa plus naturelle piété 7 Ne s'arrétait-elle pas aux endroits marqués par quelqu'une des grandes douleurs de Jésus, et la primitive Eglise no fut-elle pas instruite par elle de tout ce qui concernait la divine Passion?
D'ailleurs, à défaut du reste, notre raison toute seule concluerait aux chutes nombreuses que le poids de la croix, l'épuisement du Sauveur, les assauts de la foule, les brutalités des légionnaires, n'ont rendu que trop naturelles. Nous comptons trois chutes de Jésus : elles furent probablement plus nombreuses, et la dernière fut si terrible que Ton dût relever le Sauveur comme expirant et qu'on voulut le réconforter par le vin m^lé de myrrhe et de Bel.
Pouvons-nous davantage supposer Marie absente de la Voie douloureuse que parcourait son Fils? Elle que nous trouvons au pied de la Croix, n'aurait pas suivi avec l'anxiété d'une Mère chacune des phases de
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U Divine Passion ? Refusons- nous hardiment h le croire. Elle était dans la foule, ou un peu à TécArl, quand les lortionnaires flagellèrent son Fils, quand es soldats se (Ireut un jeu de le torturer, quand Pilute prononça la sentence qui le vouait à la Croix. On ne put retenir cette mère de douleurs qui voulait partager avec son Fils U Passion qui sauvait le monde. A quelque d<''tour de rue, elle s'arrêta devant lui, échangea un regard chargé d'autant de douleur que d'amour, retrempa son âme dans la sienne et y puisa la force de l'accompagner jusqu'à la mort.
Une autre station» sur laquelle les Evangélistes restent muets, mais, que la plus vénérable tradition prend tous sa garde, est celle où une pieuse femme sort brusquement de sa demeure, présente à Jésus un linge dont il essuie son visage souillé de boue, de crachats, de larmes et de sang. Les traits divins s'y impriment.
La « Sainte Face > devient Tun des plus chers trésors de l'Eglise et le monument d'un culte que tous les siècles ont rendu à la miraculeuse image. Kecheroher qui est cette pieuse femme, dont le nom fut peut-^tre Bérénice, serait entrer dans le champ des pures conjectures et satisfaire une vaine curiosité. Vénérons sur la terre le voile de l'humble héroïne qui nous sera révélée aux Cieux.
111. — Jésus est parvenu au Calvaire, tertre rochtMu d'nr'- '"'''iocre élévation et qui touchait presque \ la p< aire. Comme les anciens faisaient très ordi-
nairetnent les exécutions capitales aux portes des villes, on peut croire que le Calvaire servait à ce sinistre usage. D'ailleurs THomme-Dieu qui mourait pour les
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pécheurs et avait fait annoncer par ses Prophètes « qu'il serait confondu avec les scélérats, » devait tenir à partager la honte et l'horreur du lieu où ils périssaient. Une tradition très antique consacrée par l'adlnsion d*uu grand nombre de Pères et de Docteurs, veut que le Calvaire ait été le lieu de la Sépulture d'Adam. Le Rédempteur mourait là même où reposait le criine du premier pécheur, le pardon descendait du « Second Adam » sur la prévarication du Premier.
Pendant que J«''su8, haletant et brisé de douleurs, reposait étendu sur le rocher aride du Calvaire, les bourreaux préparaient la croix. Elle était faite d'une tige d'assez de hauteur pour que le condamné fût quelque peu élevé de terre, puis d'une pièce transversale où s'étendaient les bras et enfin d'une tiarlie plus haute où était clouée l'inscriptioD.
Alors y ils crucifièrent Jésus '. huit qu i à la croix le Corps sacré quand la croix re|' à terre, et l'aient ensuite élevée et fixée dans l'enfoncement préparé ; soit qu'ils aient d'abord élevé et fixé la croix, puis y aient, soutenue par des cordes, attaché la divine Victime. Les deux modes de crucifiement étaient en usage, et tous deux réservaient aux condamnés d'horribles souffrances. Les pieds étaient transpercés d'énormes clous : les mains traversées de même, et le corps subissait, dans cet écartement violent des membres, des déchirements ineffablement douloureux. Tout mouvement devenait un supplice, le sang dont le cours normal était interrompu, affluait au cœur, la tète couronnée d'épines ne prenait aucune position qui ue rcDonvelàt ses souffrances C'est à cette heure
> Uc, IXIll, 33.