‹ Nos saint évangiles (volume 3)Chapitre 56 sur 101 · LA SÉPULTURE · texte numérisé non relu

LA SÉPULTURE

l'enlrée. Au luinps des bumiliations tout semblait bon pour TExpiateur des pécbés du monde, maiolenanl que sa f^loire s'inaugure c'est la s<'-pullure des riches qui lui convient.

Cependant, le crépuscule approchait et avec lui s'ouvrait le repos du sabbat, il fallut se hâter. Joseph rt Nicodème déposèrent le Corps de Jésus et ayant roulé la grosse pierre qui fermait le monument, ils s'éloi' f/nèrent quand déjà lesétoilescommençaient à briller ' .

Tout rentrait dans le silence ; le Calvaire et le sépulcre n'iHaienl plus qu'une soliludebaignée dansTombre, mais deux femmes y demeuraient encore, Marie-Madeleine cl Marie, mère de Jacques '. Elles contemplaient, priaient, et faisaient leur plan pour donner à Celui qu'elles pleuraient une sépulture moins bâtée et plus complète.

VI. — Au Corps de Jésus la Divinité restait unie, mais.i ' iilu mourir comme nous n . Time

s'en ♦ .it'e. Où fut celle âme? Si»: i* nous

Ta révélé; 1 Eglise nous l'enseigne; le Credo cbanli c 11 descendit aux enfers •. L' c Enfer » est pris n. pour I lieu souterrain », profond abtme. Ce n'est pa> l'enfer, à Dieu ne plaise ; ce n'est pas non plus le Purgatoire où l'on expie encore, ce sont les limbes^ où les âmes des justes de l'Ancien Testament, sans soufTrir d'autre tourment, étaient retenues loin du Royaume céleste que la mort du Christ pouvait seule leur ouvrir. La loi de la mort les retenait inexorable et douloureuse, et cette multitude sainte attendait le Rédempteur avec

> Ldc., XV. 54.

• Matt., XXVII, 61. Marc, XVI, 47. Luc, XXIU, 83, 56.

d'iii» ir.iiiM - pérance et d'amour. <■ C'est à

eux, c esi a . . . ,...^ ....... ;s, dit saint Pierre, que l'âme

de Jésus s'offrit ; c'est eux qu'elle iWangélisa ». « Aujourd'hui, s'écrio magnifiquement saint Jean Chrysostome, noire Seigneur parcourut ces demeures souterraines, aujourd'hui il brisa les portes, il détruisit les de fer de ces prisons. Remarquez le mot de ire : € il brisa ». La prison n'est désormais plus une prison ; tous s'en échappent, nul n'y peut plus être retenu. El quand c'est le Christ qui brise ces portes infernales, qui If's rétablira?... La mort était jusque-là victorieuse, implacable, inflexible, ses liens étaient de fer, son front était d'airain, c'est-à-dire que durant de si longs siècles nul n'échappa de ces liens, aucun captif ne fut rclAché. liais, voici que le Seigneur des anges descend dans c«8 limbes et y fait éclater sa puissanc«. Il a commencé par terrasser la mort, puis après il lui enlève ses victimes, il lui arrache ses trésors ; « trésors ténébreux », dit l'Ecriture, pour marquer que les captif» des limbes ne jouissaient pas de la vision Béatifique. Mais, quand apparut en ces lieux le Soleil de Justice, quand il fit resplendir ces âmes, de l'enfer il fit i" n».], car où il est, t>%i le riel * • .

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